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31.03.2008

Conduire une Due Diligence en Chine- 2ème Partie

90% des problèmes d’un investissement peuvent être évités en instaurant la due diligence dés le début du programme d’investissement.
Dans une précédente publication (éditée le 8 Mars 2008 dans "Notes Juridique") , nous vous avions exposé les fondamentaux. Dans cette 2ème Partie de l’article, c’est effectivement l’occasion de vous parler de concentration, des sociétés cotées,
et toujours … ne pas suivre ces conseils est bien plus qu’une négligence.

Vous attendiez la deuxième partie de cette série. Vous pourrez la consulter sur :
Due Diligence en Chine 2ème Partie.pdf

A bientôt sur " Businessinchina"

29.03.2008

La hausse des salaires n'entame pas l'attractivité chinoise

La hausse des salaires n'entame pas l'attractivité chinoise
Le développement du marché intérieur suscite un intérêt croissant de la part des multinationales.
Après une stagnation entre 1995 et 2005 (et ce malgré le boom économique), les salaires des employés chinois non qualifiés progressent désormais à un rythme vertigineux. Ce phénomène n'est pas directement lié à la loi sur le contrat de travail, en place depuis le 1er janvier, mais à la loi de l'offre et de la demande. Le secteur tertiaire se développe et, pour la première fois depuis trente ans, les travailleurs non qualifiés ont un pouvoir de négociation.
La Chine serait-elle en passe de perdre son statut de terre à bas salaires ? On n'en est pas encore là, mais une tendance réelle se dessine en ce sens. Des entreprises qui achetaient en Chine des produits destinés à l'exportation ont pensé installer des usines dans des pays voisins. Les industries comme la chaussure et le textile ont d'ailleurs ouvert la marche. Leurs expériences sont assez partagées. Le Bangladesh, la Thaïlande ou le Vietnam ne possèdent pas d'infrastructures équivalentes à celles de Chine. Déplacer toute une ligne de production ou trouver et mettre aux normes une ligne locale coûte cher. Sans compter que ces entreprises doivent s'assurer que les délais et la qualité seront au rendez-vous. Bref, ce n'est pas forcément rentable, même si un tel mouvement paraît inévitable à long terme.

APPARITION D'UN MARCHE DU LUXE
Dès lors, les multinationales vont devoir modifier leur approche. Depuis quelques années déjà, la Chine n'est plus seulement considérée comme un centre de fabrication de produits destinés à l'exportation ; son marché propre est désormais pris en considération. Il ne se passe plus un mois sans qu'un groupe international n'annonce l'ouverture d'un centre de recherche destiné à l'étude du marché local. Avec l'augmentation du niveau de vie de la population, la consommation se développe. Les gens utilisent la hausse de leurs salaires pour consommer . En trois ans, les berlines noires se sont multipliées dans les rues, preuve de l'apparition d'un vrai marché du luxe. La prolifération des magasins étrangers confirme cette tendance, sans souvent atteindre, pour le moment, les attentes de leurs investisseurs.

28.03.2008

La situation économique de la Chine

La Chine sera la première économie mondiale en 2015, selon l'OCDE

e529c92cac06941c8d318e1a3269c958.gifL'assainissement du secteur bancaire devrait consolider le développement chinois. Mais Pékin doit veiller à renforcer ses politiques en matière de santé et d'éducation.


Pour l'Organisation de coopération et de développement économiques, " la Chine devrait dépasser les États-Unis en tant que plus grosse économie mondiale avant 2015 ". La première marche du podium est la situation " normale " pour la Chine, souligne Angus Maddison, auteur d'une récente publication de l'Organisation sur le sujet et dont le raisonnement est basé sur l'évolution des parités de pouvoir d'achat (PPA).
Cet expert rappelle que l'empire du Milieu est longtemps resté la première économie au cours des siècles passés avant de se faire distancer par l'Europe. La vitesse du rattrapage donne le vertige : la Chine représentera en 2030 probablement 23 % de l'économie mondiale contre 5 % en 1978. Elle aura un revenu par tête équivalent à celui de l'Europe autour de 1990, et " son rôle dans l'économie mondiale et son poids géopolitique seront certainement supérieurs ".
L'auteur ne voit que des facteurs favorables à la poursuite de la croissance chinoise. Le poids du secteur d'État, héritier de l'époque de la planification et porté à bout de bras par le gouvernement, " a beaucoup perdu de son importance ", dit-il. Entre 1993 et 2005, l'emploi dans le secteur d'État est passé de 19 % à 9 % de la population active.

TROIS FREINS A DESSERRER
Parallèlement, l'activité entrepreneuriale, qui " n'était pas sécurisée dans un environnement où la protection légale des activités privées était limitée ", voit son statut s'améliorer. Autre frein qui pourrait être levé, la faiblesse du système financier, fragilisé par les crédits non performants alors que l'épargne des ménages explose et ne trouve d'autre placement que les mailles du filet bancaire d'État. Or " il y a des améliorations majeures dans le système bancaire du point de vue de sa solvabilité et de son efficacité ", constate Maddison. Troisième frein levé, les recettes fiscales recommencent à augmenter. Elles ont chuté de 31 % du PIB en 1978 à 10 % en 1995. Mais l'impôt sur le revenu se redresse (17 % du PIB en 2005).
Une réserve toutefois : l'État doit profiter de ses meilleuresrecettes pour " étendre la protection sociale et renforcer les dispositifs de santé et d'éducation " aujourd'hui sources de graves inégalités, prévient Maddison.

Source La Tribune 28/03/2008

Un architecte à Shanghai : interview

Jacques Ferrier, héraut de l'architecture française à Shanghai
bd3435315639831610d2ac1170432abd.jpgQue de symboles! Finaliste du concours pour la future tour Signal du quartier d'affaires de La Défense, concepteur du pavillon de la France pour l'Exposition universelle Shanghai 2010... L'architecte Jacques Ferrier s'est vu propulsé en quelques jours héraut d'une architecture à la française.

Interview.

Votre projet a été choisi par le président de la République pour représenter la France à l'Exposition Universelle de Shanghai. Cela implique-t-il une responsabilité particulière ?
Bien sûr. Représenter la France est un honneur. C'est l'occasion de montrer au monde la vision urbaine de la France dans une région, l'Asie, en pleine mutation. Par ailleurs, construire le pavillon français pour une exposition universelle et dont le thème est "meilleure ville, meilleure vie" est un formidable enjeu pour un architecte. De tout temps, le travail sur les expositions universelles a passionné les architectes.
Nous souhaitons faire de ce pavillon celui de la ville sensuelle en mettant en scène un art de vivre à la française caractérisé par une attitude sereine et confiante vis-à-vis du 21ème siècle. Un équilibre entre technicité et sensualité, entre création et permanence, entre innovation et qualité, entre action et pensée, entre ville et territoire… Cette idée d'équilibre créatif et dynamique efface l'opposition stérile entre la France traditionnelle et moderne évoquée dans le programme.
Le pavillon sera bien évidemment conçu dans le respect de l'environnement. Il sera à énergie positive et exemplaire dans le recyclage.

Autre symbole, avec la tour Signal à La Défense où votre agence se retrouve parmi les 5 finalistes. Quel est le message principal que vous voulez faire passer avec votre projet ?
Celui de la mixité des usages. C'est en allant à Shanghai - où nous avons réalisé un lycée - que j'ai pris conscience de l'importance de cette notion. Il n'y a pas de raison pour que la France soit un pays qui fige ses usages architecturaux. Avec ce programme de tour mixte, nous avons l'opportunité de passer directement à l'étape suivante. Culminant à 309 mètres, notre tour sera le plus haut immeuble mixte jamais construit en Europe occidentale et le premier à regrouper dans une structure verticale d'une telle échelle des fonctions aussi diverses que travailler, habiter, se distraire. Avec un pied de tour largement ouvert sur la ville, le programme prévoit des logements, un hôtel, des restaurants panoramiques, des bureaux, des commerces, un spa, des équipements culturels dont une salle de 1.300 places…
Cette tour sera également exemplaire au niveau de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.
Bref : mixité, environnement, ouverture sur la ville… cette tour préfigure ce que l'on doit attendre des grands projets à l'avenir.

Sur ce projet, vous vous êtes associé au promoteur immobilier russe Hermitage. Comment est née la collaboration ?
D'un coup de cœur du P.-D.G. d'Hermitage, Emin Iskenderov, pour Hypergreen et ma proposition pour la tour phare également à la Défense. Il m'a contacté et nous avons commencé à travailler ensemble, l'un apportant à l'autre sa vison, son expérience. Hermitage est une filiale de Stroïmontage, l'un des plus gros promoteurs immobilier de Russie. Le groupe construit de nombreux programmes mixtes dont la tour de la Fédération à Moscou qui sera le plus haut gratte-ciel d'Europe.
Pour la tour Signal, l'un a tiré l'autre. Notre client nous a apporté sa culture de la mixité tandis que nous avons poussé le projet sur les aspects environnementaux et bien évidemment architecturaux, avec à la fois un travail sur une silhouette très inédite et sur la skyline du Grand Paris.

Propos recueillis par Jean-Philippe Defawe

27.03.2008

La France et la Chine luttent ensemble contre la contrefaçon

Le marché de la contrefaçon s’est développé ces dernières années de manière alarmante.
Autrefois limitée aux seuls produits de luxe, l’industrie du faux envahit désormais la quasi-totalité des secteurs de l’économie.
Un vrai fléau contre lequel la France tente de se prémunir.

Une semaine ordinaire à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, près de Paris.
Les douaniers viennent de mettre la main sur un lot de contrefaçons d’un célèbre médicament destiné à régler les troubles sexuels masculins ; ils ont intercepté quelques jours plus tôt un stock de lunettes de soleil copiant des modèles créés par de grandes marques ; demain, ils découvriront peut-être de fausses pièces électroniques, des parfums imités, ou des aliments frelatés. Le marché de la contrefaçon est en pleine expansion : selon l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), 5 à 9 % du commerce mondial serait aujourd’hui le produit de ce réseau parallèle.

De sérieux dangers pour la santé.
Le rapport élaboré en 2006 à l’occasion du lancement en France d’un programme de mobilisation contre la contrefaçon n’hésite pas à qualifier cette activité illicite de véritable « fléau ». Pour Pascal Coudry, dont l’agence de communication a piloté cette campagne menée sous l’égide du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, les consommateurs ne sont pas encore suffisamment conscients des effets néfastes de la contrefaçon, notamment en matière de santé : « Je pense notamment à ces faux médicaments antipaludéens ou anticancéreux qui sont de véritables poisons ». Il évoque aussi les pièces automobiles frauduleuses et dangereuses, les jouets dont la solidité est loin d’être garantie et dont les pièces risquent d’être ingérés par les bébés, ou ces produits alimentaires frelatés qui peuvent provoquer de graves intoxications. Sans compter les cosmétiques qui déclenchent des allergies, ou les verres solaires qui ne protègent pas les yeux…
Si la contrefaçon est passée en quelques années du stade artisanal au stade industriel, c’est qu’il s’agit d’une activité extrêmement lucrative où, selon les spécialistes, un euro investi rapporte environ 10 euros et qui constitue une manne pour les réseaux criminels. Pascal Coudry l’explique : « Quand les divers réseaux de trafiquants ont réalisé qu’il était tout aussi rentable et beaucoup moins risqué d’investir dans l’industrie du faux que dans celui de la drogue, des armes et de la prostitution, ils ont rapidement misé sur ce nouveau marché ».
La mondialisation et le développement de la vente par Internet ont accéléré ce processus.
Pour un changement des mentalités, il faut désormais mettre en action des outils et une volonté commune de tous les États » et susciter « un véritable changement des mentalités chez les consommateurs et insister sans ambiguïté sur l’importance des peines encourues.
Car une majorité de consommateurs minimise le délit. Un sondage réalisé en 2006 faisait apparaître que 34 % des Français estimaient que l’achat d’un produit de contrefaçon n’était « pas grave ». Les mentalités commencent cependant à évoluer, même dans les pays considérés comme les plus laxistes, où des cas d’intoxication au faux lait pour bébé ont pu déclencher des vagues d’indignation nationale.
En France, la lutte contre la contrefaçon est déjà définie comme une priorité gouvernementale, exprimée notamment par le renforcement des contrôles douaniers et de la législation. Paris préconise également le développement des coopérations bilatérales : des accords dans le domaine douanier ont été renforcés en 2006 avec l’Italie et la Russie, et un protocole vient d’être signé en ce sens entre la France et la Chine. Le temps est donc peut-être venu d’une prise de conscience internationale.
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L’impact sur l’économie : le cas de la France
• 6 milliards d’euros de perte annuelle de revenus
• 30 000 emplois détruits
• 1 entreprise sur 2 s’estime confrontée au problème de la contrefaçon,
• En France, l’amende infligée à l’acheteur peut monter jusqu’à 300 000 euros, la peine d’emprisonnement jusqu’à trois ans.

Informations fournies par l'Ambassade de France

Au Coeur de La Chine

Pour répondre à "Tom", il y a un livre que j'avais recommandé bien avant les évènements dramatiques au Tibet :

4e8dcde98f1505e2c16b3c5d2fa20429.jpg"Au Coeur de la Chine, Une Française au pays Miao" par Françoise Grenot-Wang.
Je ne pensais pas que ce livre pourrait également avoir sa place dans l'actualité d'aujourd'hui. Ce livre retrace une expérience unique et invite à la découverte d'un monde méconnu : les Miao. Connus sous le nom de Hmong, les Miao sont près de neuf millions dans le sud de la Chine, où ils constituent l'une des minorités ethniques les plus importantes. A l'instar des Tibétains, ils luttent pour sauvegarder leur identité et leur culture.
Je vous invite à lire ce livre admirable édité par Albin Michel.

De l'Ambassade de France en Chine

Nicolas Sarkozy écrit au Président Hu Jintao
26 mars 2008
Le Président de la République appelle à la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet.
Il a adressé un message au Président Hu Jintao lui faisant part de sa profonde émotion à la suite des événements tragiques récents.
Le Président de la République émet le vœu que le dialogue engagé depuis plusieurs années entre les autorités chinoises et les représentants du Dalai-Lama reprenne rapidement et s’approfondisse, afin que tous les Tibétains se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle et spirituelle au sein de la République Populaire de Chine.
Le Président de la République a exprimé la disponibilité de la France à faciliter cette reprise du dialogue, dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois.

26.03.2008

L'indien Tata s'empare de 2 symboles britanniques

L'indien Tata rachète Jaguar et Land Rover à Ford pour 2,3 milliards de dollars

Le constructeur automobile américain Ford a conclu la vente de ses marques haut de gamme britanniques Jaguar et Land Rover à l'indien Tata Motors. Le montant de la transaction se situe à 2,3 milliards de dollars.

Tata, premier constructeur indien de véhicules, discutait avec le géant américain depuis les premiers jours de 2008, quand il avait été choisi comme le candidat favori à la reprise des deux marques.
Jaguar et Land Rover passent sous pavillon indien. Comme le syndicat britannique Unite l'avait annoncé ce mercredi matin, la nouvelle vient d'être confirmée : le constructeur automobile américain Ford a conclu la vente de ses deux marques haut de gamme britanniques à l'indien Tata Motors. Montant de la transaction : 2,3 milliards de dollars soit 1,5 milliard d'euros.

Sur ces 2,3 milliards de dollars en liquide, Ford a annoncé qu'environ 600 millions d'euros serviront à recapitaliser les fonds de retraite de ses ex-filiales. Cette somme sera versée à la finalisation de la transaction. Le constructeur américain a par ailleurs indiqué qu'il allait apporter des financements aux concessionnaires de Jaguar et de Ford pendant "une période transitoire", pouvant aller jusqu'à douze mois, selon les marchés. L'opération devrait être conclue "à la fin du prochain trimestre".

La vente des deux célèbres marques était attendue pour le début du mois, mais elle a été retardée par des discussions entre les deux constructeurs sur leurs relations futures, notamment la question du partage de technologies et la fourniture par Ford des motorisations et des éléments de carrosseries pour les Jaguar et Land Rover.

Selon les syndicats, Tata s'est engagé à continuer d'acheter à Ford les moteurs équipant les modèles des deux marques. Tous les moteurs essence de Jaguar et Land Rover sont construits dans l'usine Ford du Pays de Galles, tandis que les motorisations diesel viennent de l'usine Ford de Dagenham, dans la périphérie de Londres.

Tata, premier constructeur indien de véhicules, discutait avec le géant américain depuis les premiers jours de 2008, quand il avait été choisi comme le candidat favori à la reprise des deux marques. Tata cherche à s'implanter fortement à l'extérieur du marché indien. Les analystes continuent toutefois de s'interroger sur une stratégie passant par une gamme maintenant aussi large puisqu'elle va des berlines Jaguar à la mini-voiture low cost Nano (vendue 2.500 dollars), dévoilée en janvier. Avec Land Rover, le pari semble moins risqué puisque la marque a enregistré trois années de ventes record avec ses 4X4 haut de gamme.

En s'emparant de ces deux symboles prestigieux de l'automobile britannique, le conglomérat Tata fait une nouvelle percée en Grande-Bretagne après l'acquisition par sa filiale sidérurgique Tata Steel du producteur d'acier anglo-néerlandais Corus, enlevé en janvier 2007 aux enchères pour plus de 10 milliards d'euros.

Source La Tribune
26/03/2008

Bons résultats bancaires

Source La Tribune
26/03/2008
Les banques publiques chinoises Industrial & Commercial Bank of China (ICBC) et Bank of China affichent des résultats en hausse en 2007 malgré des provisions passées pour faire face à la crise des subprimes, grâce à la forte croissance économique de la Chine. Bank of China, qui a passé une provision de 1,3 milliard de dollars, affiche un bénéfice net de 56,25 milliards de yuans (5,1 milliards d'euros), en hausse de 31 %. L'Industrial & Commercial Bank of China a passé une provision de 400 millions de dollars pour pertes éventuelles. Elle a dégagé un résultat net de 81,52 milliards de yuans (7,4 milliards d'euros),contre 49,3 milliards de yuansen 2006.

24.03.2008

Taïwan : le Kuomintang remporte la présidentielle

Source Le Figaro 22/03/2008
adee453090b88c4b1f37e2c6975a9057.jpgLe parti nationaliste prend sa revanche après huit ans de traversée du désert. Le candidat Ma Ying-jeou, apôtre d'un rapprochement avec la Chine, a remporté l'élection avec 58,45% des voix.
«C'est une victoire pour la population qui attend un changement, une politique d'ouverture et de réformes», a lancé Ma Ying-jeou devant ses partisans réunis. Le candidat de l'opposition taïwanaise,le parti nationaliste Kuomintang (KMT), apôtre d'un rapprochement avec la Chine, a largement remporté samedi l'élection présidentielle, avec 58,45% des voix contre 41,55% pour son rival du Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir) Frank Hsieh.

Cette victoire s'inscrit dans la continuité du triomphe du KMT lors des législatives de janvier à l'issue desquelles il s'est arrogé la majorité des sièges au Parlement. Ce coup double signe la revanche du Kuomintang, après huit ans de traversée du désert. Une victoire immédiatement saluée par le président américain George W. Bush, qui a qualifié cette élection de «nouvelle opportunité» pour la Chine et Taïwan.

Plombé par les rententissants scandales de corruption qui ont sapé l'image du DPP, auquel nombre d'électeurs ont reproché de ne pas avoir amélioré leur quotidien, Frank Hsieh a fait acte de contrition. «Nous acceptons la défaite. C'est une défaite personnelle et non celle du peuple taïwanais. Ne vous apitoyez pas sur mon sort».


«Normaliser les relations commerciales avec la Chine»


Tout en conservant une part de défiance à l'égard du régime communiste, l'ennemi historique, le candidat du KMT a axé sa campagne sur la détente avec Pékin . Il a prôné un «accord de paix» avec la Chine pour mettre fin au conflit armé qui n'a jamais officiellement pris fin.

Il a toutefois prudemment éludé l'épineuse question de la réunification, «enjeu majeur» aux yeux de Pékin qui menace d'intervenir militairement en cas de déclaration formelle d'indépendance de l'île.

Samedi, il a envoyé un nouveau signal d'apaisement. «Nous voulons normaliser les relations commerciales avec la Chine», a-t-il dit. «J'engagerai le dialogue avec la Chine sur de nombreux sujets mais je garantirai l'identité de Taïwan et sa sécurité», a-t-il ajouté.

Sur le plan économique, M. Ma s'est prononcé pour un «marché commun avec le grand voisin et le rétablissement de liaisons directes pratiquement suspendues depuis près de 60 ans.


Echec de deux reférendums

Deux référendums couplés au scrutin ont été boudé par les taïwanais. Le premier, à l'initiative du DPP, invitait les électeurs à se prononcer sur une hypothétique adhésion de l'île à l'ONU sous le nom de Taïwan. L'île a perdu en effet son siège en 1971au profit de la République populaire de Chine.

Le second, proposé par le KMT, demandait si le pays devait rejoindre les Nations unies et, si oui, sous quelle dénomination. Ces consultations très symboliques n'ont pas recueilli le seuil nécessaire des 50% de participation pour être validées.

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