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08.04.2008
le boycott des JO ne forcera jamais la Chine à transiger
La flamme des JO 2008.
1928 : aux Jeux Olympiques d'été d'Amsterdam, un feu est allumé dans le stade. Une tour a été réalisée par l'architecte pour abriter le feu.
1932 : les organisateurs des Jeux de Los Angeles font la même chose.
1936 : c'est aux Jeux de Berlin qu'est organisé le premier relais de la flamme olympique.
23 villes dans le monde vont accueillir le relais
31 provinces chinoises verront passer la flamme
80 relayeurs à Paris étaient prévus
24 mars : date de l'allumage de la flamme à Olympie
8 août : date de l'arrivée de la torche à Pékin pour la cérémonie d'ouverture de la 29ème édition des JO d'été.
Le Tour du Monde
137 000 kilomètres, 130 jours de voyage dans 130 villes différentes...enfin peut être! Voilà ce qui attend la torche olympique jusqu'à son arrivée finale à Pékin le 8 août. La flamme a été allumée le 24 mars à Olympie, le berceau des Jeux. Découvrez sur cette carte son parcours à travers le monde
Les Pressions Politiques.
Des groupes de pression et militants doivent penser avoir trouvé le point faible de la Chine, quand les émeutes au Tibet ont éclaté par coïncidence et dramatiquement à l'approche des JO de Beijing.
Ils ont lancé un appel à boycotter les Jeux, espérant forcer la Chine à se soumettre à leurs demandes, mais ils ont apparemment surestimé leur poids, quel que soit le poids qu'ils pensaient avoir.
Liée étroitement aux intérêts nationaux dans l'intégrité territoriale du pays, la question du Tibet est une question avec laquelle le gouvernement chinois ne transigera jamais, même si les boycotteurs considèrent les Jeux comme une chance historique de faire pression sur le pays.
Les boycotts bruyants deviendront légers comparés à l'immense soutien du peuple chinois, qui peut être constaté dans des forums en ligne et des blogs, aux actions gouvernementales dans la restauration de la stabilité à Lhasa et dans d'autres régions de l'ethnie tibétaine.
Derrière leur soutien se trouve la détermination de la nation à sauvegarder la souveraineté.
Après tout, perturber les Jeux olympiques, occasion rare pour le monde de profiter d'un répit dans la politique, va à l'encontre de la volonté de la plus grande partie de la communauté internationale et des vrais amoureux du sport.
Le Comité international olympique (CIO) a réitéré son opposition à la politisation de cet événement sportif.
"Les relayeurs français ont prévu de courir avec un badge destiné à montrer leur attachement aux Droits de l'Homme"
Cependant, les Jeux risquent d'être pris en otage par la politique, quand tel ou tel chef d'Etat déclare conditionner sa présence à l'événement sportif de Beijing à un dialogue entre le gouvernement chinois et le Dalaï Lama.
Ne tombons pas dans une hystérie anti-chinoise, un peu simpliste. Si l'on veut jeter un malentendu entre les deux pays , nous ne pourrions pas nous y prendre autrement.
Comment peut -on dire que la politique n'a rien à voir avec les JO alors qu'elle est au centre de leur attribution? . Attribuer les jeux olympiques à la Chine était faire entrer la Chine dans la politique mondiale et maintenant elle est mise au banc. En choisissant le cinquième de l'humanité, le CIO a pris une décision forte , mais en percevant une partie de la difficulté. Pour des raisons économiques les activités sportives deviennent des enjeux.
Je ne peux être d'accord avec ceux qui ne connaissent rien aux sports et se jettent sur les sportifs.
Le 31 Mars un ministre Chinois a fait des ouvertures au Daila Lama, celles ci sont inaudibles aujourd'hui. Il est donc fait une place aux faucons, qui profiterons de cette situation pour défendre le nationalisme Chinois.
La Chine souhaite que les JO accélèreront l'ouverture du pays, mais elle refusera tout chantage politique au nom des Jeux.
N'oublions pas la cause première de ces jeux : le sport et l'échange entre ces jeunes qui feront le monde de demain. C'est eux qui définieront les lignes de routes de leurs avenirs. Laissons leur la possibilité de prendre leur envol, ils seront membres de la communauté du monde sportif. Ils sont notre avenir. Cette occasion est unique, pour qu'ils reviennent vers nous avec leurs propositions, leurs désirs d'un monde meilleur, et, comme ils le définieront.
Revenons a de vrais jeux olympiques, et laissons les jeux aux sportifs qui feront pleinement ces jeux
20:35 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Paris, Jeux Olympiques, Pekin, China, Tibet, Business
Commentaires
Bonjour,
je suis en classe avec votre fille , et c'est elle qui m'a fait la publicité pour votre bog ! J'ai fait des études de chinois à l'INALCO, j'ai vécu un an à Taiwan et je travaille en ce moment sur la stigmatisation de la Chine dans le conflit au Darfour.
Je suis toute à fait d'accord avec votre analyse du boycott des JO. Je voulais juste rajouter que les acteurs militants s'étaient en premier lieu saisit de l'opportunité du Darfour pour lancer l'idée du boycott des JO. Les hazards du contexte font qu'aujourd'hui l'opportunité la plus rentable pour eux semble être le Tibet. Evidemment c'est un thème qui fonctionne beaucoup mieux auprès des opinions publiques européennes que celui des africains... Mais au delà, il faudrait s'interroger sur les objectifs réels de ces militants. Cherchent ils uniquement à sensibiliser la Chine à l'idée de la nécessité de respecter les droits de l'homme pour faire pleinement partie du sytème politique international? Dans ce cas les méthodes employées sont elles réellement appropriées ? et s'agissant du recours à la "cause tibétaine", qu'en serat il dans 6 mois, quand les JO seront terminés ?
En tout état de cause, il faut laisser cette chance à la Chine de s'affirmer politiquement sur la scène internationale. Et surtout cesser cette attitude française qui est en train de brouiller les liens franco-chinois, à mon grand desepoir !
Ecrit par : Magali ROBERT | 19.04.2008
Bonjour Magali,
Merci de votre commentaire, et il est très pertinant.
La Chine menace, il est vrai : elle va faire payer à la France les difficultés dans le parcours de la flamme olympique. Elle se vengera en s'attaquant à ses intérêts économiques. Les Carrefour, LVMH, Alstom et autre Areva devront revoir certaines copies.
Faut-il avoir peur de cette agitation ? Dans un pays aussi autoritaire et contrôlé que la Chine, le pouvoir politique central dispose, certes, d'une grande influence sur les affaires comme sur le comportement des consommateurs. Il a une évidente responsabilité dans ces appels " anonymes ". Il a les moyens de sanctionner les pays qui lui déplaisent, en refusant par exemple de leur confier quelques grands contrats - dans l'aéronautique, l'énergie ou les transports.
Mais la Chine d'aujourd'hui n'est plus totalement la dictature d'autrefois. L'économie a pris de l'autonomie. Les grands contrats ne se décident plus sur des critères exclusivement politiques. Si l'Empire a besoin de centrales nucléaires de qualité, elle les achètera aux fournisseurs les mieux-disants sur les plans technologiques, industriels et financiers, voire écologiques, plutôt qu'à partir de considérations politiques.
Quant aux consommateurs chinois, si le nationalisme y reste un ciment très fort, ils ont, eux aussi, des comportements de plus en plus rationnels. Ils achètent en fonction de leurs besoins, de leurs goûts et de leurs moyens, pas des drapeaux de leurs fournisseurs. Quand ils se rendent dans l'un des 112 hypermarchés Carrefour du pays, peu d'entre eux savent qu'ils sont dans un magasin " français ".
Le risque d'un boycott efficace est en définitive extrêmement faible. Il l'est d'autant plus que la France n'est, malheureusement, qu'un tout petit fournisseur de la Chine. L'indulgence politique de Paris, voire sa complaisance à l'égard du régime chinois tout au long de ces dernières années, n'a en réalité jamais été payée en retour. La preuve qu'il n'y a pas de lien, ou très peu, pour nos amis chinois, entre la politique et les affaires.
Alors comme vous le dites, laissons à la Chine la chance de s'affirmer politiquement, elle le fera, mais socialement, restons très vigilent.
A très bientôt
Christian Didier
Ecrit par : Christian Didier | 21.04.2008







