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30.04.2008
Pollution : la grande menace chinoise
Pékin a sacrifié son environnement sur l'autel de l'essor économique.
Géant démographique et industriel, au taux de croissance qui fait rêver les économies occidentales, la Chine bat aussi tous les records en matière de pollution : ses émissions de CO2 du fait de son utilisation massive du charbon ont dépassé celles des États-Unis, ce qui en fait le premier producteur mondial de gaz à effet de serre. C'est un fait : l'Atelier du monde demande une énergie considérable. Les experts estiment qu'en 2010 la Chine consommera autant d'énergie que les États-Unis. Qu'adviendra-t-il si un jour, comme en France, deux personnes sur trois utilisent leur propre voiture, soit un parc de 900 millions d'autos ?
Le constat est sévère : pollution de l'air et de l'eau, érosion des sols, désertification, biodiversité appauvrie. Quelques exemples donnent l'ampleur du désastre. La surface cultivable s'est réduite comme peau de chagrin. Après le Grand Bond des années 50, la Chine a surexploité son agriculture croyant pouvoir parvenir à l'autosuffisance alimentaire. Résultat, une érosion des sols et une désertification galopante.
LES BARRAGES SE MULTIPLIENT !
Autre sujet préoccupant : la déforestation. Chaque année, la Chine déboise l'équivalent de la surface de la Suisse. Sous l'effet de son développement, la Chine a perdu, en cinquante ans, la moitié de ses ressources en eau douce. Le gigantesque barrage des Trois-Gorges doit détourner une partie de l'eau du fleuve Bleu pour alimenter le nord du pays qui souffre de sécheresses chroniques. Derrière ce projet, Pékin intensifie la construction d'une multitude de barrages sur des grands fleuves comme le Mékong sans se soucier des risques d'assèchement qu'ils impliquent dans les pays riverains de la péninsule indochinoise. L'état des cours d'eau est souvent désastreux. Trente milliards de tonnes de déchets auraient été déversés en 2006 dans le seul fleuve Bleu !
Les tensions démographiques sont aussi terribles : l'exode rural ne se tarit pas, au point que les spécialistes annoncent un taux d'urbanisation de 60 % en 2025. Le contrôle des naissances de l'ère post-Mao provoque aujourd'hui un vieillissement de la population et un déséquilibre du rapport hommes-femmes. Le boom des villes chinoises a bien sûr des conséquences dramatiques : la production de ciment a doublé depuis 2000, entraînant la prolifération des petites unités de production utilisant une technologie obsolète et donc très polluante.
L'assèchement de ses ressources naturelles et la terrible pression démographique forcent la Chine à rebondir hors de ses frontières. L'offensive tous azimuts de ses grands groupes défraie régulièrement la chronique. Marc Mangin met l'accent sur la coopération qui s'est mise en place entre la Chine et l'Afrique depuis près de vingt ans et plus récemment avec l'Amérique du Sud. " En Afrique, les Chinois font ce que les Occidentaux ne font plus : construire des routes, des écoles, des hôpitaux, note-t-il. Ils veulent créer un environnement propice au développement de leurs affaires et, par-delà, à leur survie. " Avec l'Angola et le Nigeria, le Soudan est son principal fournisseur de pétrole. Pékin y a investi pas moins de 8 milliards de dollars ; 10.000 Chinois travaillent sur place. Une grosse partie des profits tirés du pétrole par les Africains est réinvestie dans l'achat de matériels militaires... chinois.
SURVIVRE EN S'IMPLANTANT A L'ETRANGER
Plus étonnant, la Chine lorgne le potentiel agricole de l'Afrique. Elle multiplie les implantations de fermes pilotes dans de nombreux pays. Son intérêt est double : nourrir son immense population et " exporter " ses millions de paysans chassés des campagnes. Consciente des limites que lui impose la nature, la Chine doit se projeter à l'extérieur pour survivre.
20:13 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Environnement, Implantations
29.04.2008
Le Crédit Agricole s'installe en Chine
La coentreprise créée entre le Crédit Agricole (CA) et avec Agricultural Bank of China ( ABC ) espère collecter sous deux ans 3 milliards d'euros auprès des épargnants chinois et 3 milliards d'euros auprès d'investisseurs institutionnels en trois ans.
Après plusieurs années d'attente du feu vert des autorités, le Crédit Agricole a officiellement lancé sa coentreprise de gestion d'actifs en Chine. Lors d'un séminaire organisé à Shanghai mi-avril par la Banque verte, Yves Perrier, le président-directeur général de Crédit Agricole Asset Management (CAAM), a inauguré la nouvelle société en présence des présidents de ses deux partenaires, Agricultural Bank of China (51,67 % du capital) et le groupe d'aluminium Chalco (15 %). L'équipe dirigeante est mixte, le CA sera en charge de la direction opérationnelle, c'est-à-dire de la logistique, du contrôle des risques, de la compliance et ABC contribuera surtout par l'apport de son réseau et Chalco pour le contrôle de l'audit et des services financiers. À ce jour, la coentreprise compte une soixantaine d'employés, mais elle devrait à court terme monter ses effectifs à 80, voire 100 collaborateurs.
Le premier axe de la co-entreprise est de fabriquer des produits de placement qui seront distribués par le réseau d'ABC. Le deuxième axe visera quant à lui les investisseurs institutionnels, les fonds de pension, les compagnies d'assurance avec là pour objectif d'attirer 3 milliards d'euros en trois ans.
31.000 SUCCURSALES
La Banque verte va profiter avec ABC du plus grand réseau bancaire du pays, avec plus de 31.000 succursales.
Sur fond de manifestations anti-françaises en Chine, le Crédit Agricole ne redoute pas d'impact particulier pour le développement de son activité de gestion.
La dégringolade de la Bourse de Shanghai, (- 50 % depuis fin octobre) n'inquiète pas non plus. Le volume d'épargne produit chaque jour en Chine est très important. Étant donné qu'il n'existe ni système de retraite ni système de protection sociale organisé, le niveau de cette épargne demeurera élevé. Il faut bien que cette épargne soit placée quelque part, si la Bourse devient moins attractive.
14:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Credit Agricole
Chinese president calls for enhanced dialogue with EU
Source Xinhua
Updated: 2008-04-25
BEIJING - Chinese President Hu Jintao said here on Friday that he hoped China and the European Union (EU) would enhance its dialogue and consultation to ensure the healthy and stable development of the China-EU all-round strategic partnership.
Chinese President Hu Jintao (R) speaks with European Commission President Jose Manuel Barroso (L) at the Great Hall of the People in Beijing April 25, 2008. [Agencies]
Hu made the remarks in a meeting with EU Commission President Jose Manuel Barroso.
He said it was not only in line with both sides' fundamental interests, but also conducive to the peace, stability and development of the world to further cement and step up China-EU ties under current circumstances.
"I hope the two sides would keep high-level visits and enhance dialogue and consultation, increase understanding and recognition for the policy trends of each other," Hu told Barroso.
Hailing the development of China-EU cooperation in recent years, Hu called to promote exchange and cooperation in various sectors, deepen coordination on key multilateral affairs and global issues, and properly handle and solve major concerns or disputes between the two.
Barroso said maintaining robust EU-China ties were vital to both sides and the international society.
It needed efforts from both China and the EU to safeguard international energy, finance, food safety and stability and solve global issues of climate change, sustainable development and terrorism, said the former Portuguese prime minister.
He said the EU was committed to developing a strategic partnership with China and was willing to solve disputes through dialogue on the basis of mutual respect and constructive spirit.
Barroso expressed appreciation for China's consistent support for the EU integrity, and wished the Beijing Olympics a success.
Vice Premier Wang Qishan attended the meeting.
10:27 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : China, EU, Xinhua
28.04.2008
Faut-il craquer pour une voiture chinoise ?
De 20% à 30 % moins cher que les modèles d'entrée de gamme des constructeurs européens, très bien dôtées en équipements, les automobiles chinoises sont séduisantes sur le papier.
Pourtant en France, les voitures chinoises souffrent d'une mauvaise image alimentée par des plagiats ostentatoires, des crash-tests calamiteux et surtout par leur méconnaissance totale de la part des consommateurs français. Qu'offrent en réalité les automobiles chinoises ?
Le X Pedition a obtenu l'homologation européenne. Il doit désormais passer les crash-tests EuroNCAP pour être commercialisable. Ce 4x4 chinois est fabriqué par le constructeur Landwind. Le distributeur en France est Asie Auto. Le prix d'entrée de gamme sera autour de 16 000 euros. Un moteur diesel d'origine européenne et deux moteurs essences (2.0L et 2.4L) seront disponibles. La ressemblance entre ce 4x4 et l'Opel Frontera a poussé General Motors à porter plainte.
La BS2 est la compacte de Brilliance la plus adaptée au marché européen. Le design est signé Giugiaro. Porsche a contribué au développement et le crash-test effectué en Angleterre a récompensé de quatre étoiles la BS2. Motorisée par un 1.6L essence de 107 chevaux, cette automobile sera normalement commercialisée en Europe d'ici fin 2009. Le prix n'a pas été communiqué.
Le SCEO est le premier 4x4 chinois homologué en Europe. Fabriqué par le constructeur chinois Shuanghuan, le SCEO est distribué en France par AZ Motors. L'unique motorisation disponible est un moteur essence 2.4L de 140 chevaux d'origine Mitsubishi. Le prix de ce modèle devrait être de 25 900 euros. Le design s'inspire de nombreux constructeurs : les optiques de feux ressemblent à ceux du Toyota Land Cruiser tandis que l'avant est inspiré du Honda CRV. BMW a porté plainte pour plagiat de l'arrière de son 4x4, le X5.
La BS4 est la berline compacte sportive du constructeur chinois Brilliance. Les moteurs disponibles seront un 1.8L de 136 chevaux et un 1.8 turbo de 170 chevaux d'origine Mitsubishi. L'équipement de série est pléthorique. Le prix devrait avoisiner les 17 000 euros. Le distributeur français de la BS4 est Asie Auto. Le lancement de cette automobile devrait avoir lieu début 2009 en France.
Le monospace Landwind se décline en version 5 ou 7 places. Appelé Fashion, ce véhicule sera disponible avec une dotation en équipements très complète. Deux motorisations essence seront disponibles : un 1.6L et un 2.0L. Ce monospace sera distribué par Asie Auto pour un prix d'environ 17 000 euros. La date de commercialisation n'a pas été communiquée.
L'Ufo est un petit 4x4 dont la ressemblance avec le Toyota RAV4 est flagrante. Construit par la société chinoise Jonway, ce véhicule est distribué par China Automobile France. Lors de son lancement, deux motorisations essences seront proposées : un 1.6L de 100 chevaux et un 2.0L de 130 chevaux. Le prix devrait avoisiner les 16 000 euros.
La BC3 sera le prochain coupé de Brilliance commercialisé en France. Sa ligne a été dessinée par Pininfarina. La motorisation disponible sera un 1.8L essence de 170 chevaux. Son prix devrait être de 18 000 euros. La BC3 sera distribuée par Asie Auto.
La BS6 est une berline dessinée par le carrossier Giugiaro. La gamme est constituée de deux finitions Confort ou Deluxe et de deux motorisations d'origine Mitsubishi : un 2.0L de 122 chevaux et un 2.4L de 130 chevaux. Le résultat du deuxième crash-test réalisé en Espagne est désormais de 3 étoiles pour la BS6. Le prix de cette berline commercialisée début 2009 en France sera d'environ 19 000 euros. Richement équipée, la BS6 ne proposera à ses clients que très peu d'options. Elle sera distribuée en France par Asie Auto.
Le 10 ième salon automobile de Pékin s'est tenu du 22 au 28 Avril 2008. Plus de 2 100 exposants ont été présents lors de cette manifestation internationale. 890 véhicules seront exposés dont 55 prototypes et 24 premières voitures asiatiques.
15:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Automobile
Avant la voiture chinoise : la 2 CV
Le concept du TPV, c'est à dire Toute Petite Voiture, est née de l'imagination de Pierre- Jules Boulanger, directeur du bureau d'études de Citroën à partir de 1934. Un jour, pris dans un embouteillage de charrettes, il réalise que les voitures de l'époque ne correspondent pas aux besoins des gens de la campagne. Le premier prototype roulant est prêt dès 1937.
La 2 CV est dévoilée dans sa version définitive au public et aux officiels lors du salon automobile de 1948. Cependant lors de ce salon, le moteur est absent. Il faudra attendre l'année suivante pour que le moteur soit monté et que la 2 CV apparaisse dans les concessions au prix de 228 000 francs.
La 2 CV rencontre un succès incroyable : 7 ans de délai de livraison ! La 2 CV règne sans partage sur les routes de France. En 1956, Citroën propose un modèle plus "luxueux" : la AZL. Ce modèle est reconnaissable à ses baguettes aluminium sur le capot, sur la ceinture et sur le bas de caisse.
La petite soeur version utilitaire de la 2 CV est commercialisée en 1950. Elle bénéficie du même moteur que la berline : le bicylindre de 375 cm3 de 9 CV réels. Les propriétaires reprochent à Citroën une mécanique pas assez puissante. En côte, lorsque le chargement est lourd, la 2 CV AZU n'avançait qu'à 15 km/h dans un bruit effroyable !
Les sièges de la 2CV sont dérivés, sur le plan de leur conception, de ceux de la Citroën Traction. Ils sont constitués de tubes soudés sur lesquels sont tendus des caoutchoucs. Le tissu repose sur cette structure et adoptera de nombreuses couleurs en fonction de la teinte extérieure et des années de fabrication. La modularité de la 2CV est excellente : la banquette s'enlève pour accroître l'espace de chargement.
En décembre 1960, Flaminio Bertoni modifie le dessin du capot de la 2 CV afin de l'alléger. Le pare choc avant est également modifié et les crevés latéraux de capot disparaissent.
Ce modèle est la 2 CV AZAM de décembre 1964 dans sa version à portes ouvrant dans le bon sens. L'AZAM est vite identifiée parmi les autres 2CV grâce à ses pare chocs avant et arrière munis de bananes.
La berline 2CV est épaulée par une version utilitaire dès mars 1951. Appelée AU, U pour utilitaire, cette fourgonnette est une 2CV 2 portes offrant une charge utile de 250 kgs. Sa fiabilité et sa robustesse seront sans faille. Plus tard, les 2CV version utilitaire seront appelées AK 250, AK 350 et AK400 en fonction de la capacité de charge. Le modèle photographié est de 1973.
Le moteur de la 2CV 4 est le A79/1 de 435 cm3 développant 26 chevaux à 6 000 tours /min. Sa puissance fiscale est de 2 CV. Cette mécanique provient de la Dyane 4.
Ce modèle date de 1974, il s'agit de l'un des derniers modèles à adopter des phares ronds. Cette année 1974 restera la meilleure année pour la 2CV avec 163 143 exemplaires produits.
En septembre 1974, tous les modèles de 2CV reçoivent des phares rectangulaires, une nouvelle calandre à 4 lames et 2 chevrons en plastique. A partir de cette même année, tous les modèles français sont équipés d'un bouton de feux de détresse.
La 2CV 6 série spéciale Charleston est lancée en septembre 1980. La production est limitée à 8 000 exemplaires. Sur le plan mécanique, la motorisation est empruntée à la 2CV Club. La coloris de la caisse est bicolore noire et rouge. Les sièges sont garnis de tissu à motifs pied-de-coq noir et blanc.
Voici une scène rurale dans un village auvergnat. La 2CV a régné sans conteste sur la campagne française pendant plus de 42 ans. Elle fait partie du patrimoine automobile français.
La production de la 2 CV cesse définitivement le 27 juillet 1990 au Portugal dans la dernière usine qui la fabriquait encore. Plus de 7 millions de 2CV et dérivés ont été produits à travers le monde pendant plus de 42 ans.
Mais rendez vous dans notre prochain article : "Faut il craquer pour une voiture chinoise ?"
12:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Automobile
27.04.2008
Des dossiers chauds entre Pékin et l'Union Européenne
Pékin accueille la Commission européenne pour la première édition de leurs rencontres bilatérales trimestrielles. Jamais une délégation de l'Union de cette taille ne s'est déplacée en Chine. Au menu : les questions qui polluent les relations entre les deux partenaires économiques avec en toile de fond le dialogue difficile sur les droits de l'homme.
LES ECHANGES COMMERCIAUX ENTRE LA CHINE ET L'UE
L'Union européenne débarque en force en Chine. Le président de la Commission, José Manuel Barroso, se rend deux jours à Pékin avec pas moins de neuf commissaires pour des rencontres avec le président chinois, Hu Jintao, et le chef du gouvernement, Wen Jiabao. Cette réunion, proposée par la partie chinoise, lancera le mécanisme économique et commercial décidé à la fin de novembre dernier entre les deux protagonistes, à l'image des rencontres stratégiques semestrielles entre Pékin et Washington.
Premier partenaire commercial de Pékin avec 303 milliards d'euros d'échanges, Bruxelles se trouve dans une position très ambiguë. Alors que le yuan s'est apprécié vis-à-vis du dollar de 14,3 % depuis la réévaluation de juillet 2005, il recule de nouveau par rapport à l'euro depuis le début de 2008, ce qui porte à plus de 10 % sa dépréciation depuis juillet 2005. De quoi rendre toujours plus difficiles les exportations vers l'empire du Milieu et favoriser des importations en croissance exponentielle. Le déficit commercial européen a ainsi atteint 159 milliards d'euros en 2007.
MUTISME SUR LA QUESTION DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE !!
Bien que moins dépendante de Pékin que Washington sur le plan commercial et surtout financier, ce qui pourrait l'autoriser à plus de fermeté, l'Europe s'avère très réservée sur l'utilisation des mécanismes d'actions disponibles au sein de l'Organisation mondiale du commerce. Elle est restée muette sur la question de la propriété intellectuelle, alors qu'elle affirme que les violations en la matière la privent de 20 % de revenus supplémentaires et que 80 % des biens contrefaits saisis par ses douanes sont issus de Chine. Si elle a notamment lancé des enquêtes contre la Chine pour dumping dans les secteurs de l'acier et des bougies, elle prouve également une grande retenue vis-à-vis des barrières d'accès au marché chinois, qui coûtent selon elle chaque année 21 milliards d'euros de contrats à ses entreprises.
L'UE se trouve pourtant aujourd'hui dans une situation compliquée. Ni la rencontre de novembre dernier ni les attaques auprès de l'OMC n'ont changé quoi que ce soit à sa situation : le yuan a recommencé de s'affaiblir face à l'euro et accentué son appréciation face au dollar, les efforts en matière de propriété intellectuelle se sont limités à des annonces et à de nouvelles législations, tandis que certains marchés restent fermés.
Les tensions entre les deux entités devraient d'autant moins décroître que l'Union européenne a décidé d'attaquer la Chine sur son talon d'Achille : son image et son statut internationaux. " Les questions sur les droits de l'homme et sur la liberté d'expression seront également abordées ", assure le communiqué de Bruxelles. " La Commission a toujours eu un dialogue très ouvert avec la Chine sur cette question. Les récents événements au Tibet sont une raison supplémentaire d'en parler. "
En outre, malgré le recul de Nicolas Sarkozy, l'idée de boycotter la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques reste encore ouverte. Sachant que cette action pourrait fortement blesser leurs hôtes du jour, le commissaire au commerce, Peter Mandelson, a rappelé que " nous ne devons pas oublier que nous devons travailler avec la Chine et vivre à ses côtés ". L'échec économique ou la fermeture du pays sur lui-même serait " catastrophique " pour elle comme pour l'Occident.
12:05 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Europe
Carrefour et Wal-Mart font rêver la ménagère chinoise
L'augmentation des revenus et de la consommation attire les deux poids lourds de la distribution mondiale. La bataille est rude.
Des revenus disponibles en augmentation de 17 % dans les villes et de 15 % dans les campagnes l'an dernier. Des dépenses de consommation en progression de 20 % sur la même période. Plus que tout autre pays émergent, la Chine incarne la promesse d'énormes profits, en particulier pour les distributeurs. Sociétés nationales contre groupes internationaux, numéro un mondial contre numéro deux : le pays est à cet égard le théâtre de multiples opérations, visant toutes le même objectif : alléger les ménagères chinoises de leurs yuans. Si les groupes nationaux, tels que Wumart, tiennent encore la dragée haute aux ténors mondiaux en matière de chiffre d'affaires, les deux poids lourds, l'américain Wal-Mart et le français Carrefour, n'ont pas l'intention de baisser les bras.
Entré en 1995 dans le pays, Carrefour dispose aujourd'hui de 122 hypermarchés et de 275 surfaces de hard discount. Arrivé un an plus tard, Wal-Mart affiche actuellement quelque 204 magasins de divers formats. Toujours à l'affût de nouvelles opportunités, le géant américain a raflé en 2006 le taïwanais Trust-Mart et sa centaine d'hypermarchés implantés dans l'empire du Milieu en surenchérissant sur l'offre de Carrefour. Mais Carrefour avait enregistré cette année-là une progression de 53 % de ses ventes (soit un total de 24,8 milliards de yuans, soit 3,2 milliards de dollars), contre une progression de 30 % pour les ventes de Wal-Mart avec un chiffre d'affaires de 15 milliards de yuan.
CARREFOUR JOUE LA CARTE DES PRODUITS LOCAUX
Le français a bénéficié de son positionnement sur les produits chinois de base, dès lors que les autorités chinoises ont cherché à doper la consommation locale. Mais l'américain, qui privilégiait les frites, le Coca-Cola, les Nike et Levi Strauss - même si ces produits estampillés " rêve américain " sont tous fabriqués en Chine - a réagi ces derniers mois. Il a par exemple installé des aquariums pour que les clients puissent attraper leur poisson : ils boudaient les barquettes préparées. En tout cas, les deux concurrents partagent la même volonté : celle d'atteindre une masse critique pour leurs volumes de ventes, de nature à leur permettre de faire des économies d'échelle et d'obtenir les meilleures propositions de prix de la part de leurs fournisseurs. L'eldorado est à ce prix.
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26.04.2008
La Chine: 574 millions d'utilisateurs de téléphones cellulaires
La Chine compte 574 millions d'utilisateurs de téléphones cellulaires, ce qui représente environ 44% de sa population.
Selon des informations diffusées samedi par l'agence officielle Chine Nouvelle, 27,3 millions de personnes sont venues gonfler les rangs des utilisateurs de mobiles entre fin 2007 et fin mars. Les habitués de la téléphonie fixe se sont tournés vers les portables en raison de tarifs moins élevés.
Citant le ministère de l'Industrie et de l'Information, Chine Nouvelle souligne que les opérateurs de téléphonie fixe en Chine ont perdu 4,4 millions d'abonnés au cours du premier trimestre, le nombre de leurs clients s'élevant désormais à 361 millions.
La Chine compte 1,3 milliard d'habitants.
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25.04.2008
La Chine vole au secours de ses marchés boursiers
Les autorités du pays ont abaissé l'impôt de bourse, provoquant du même coup une envolée de 9% de l'indice de Shanghai. Cette décision fait suite à la forte chute des bourses chinoises depuis la mi-octobre.
L'indice composite de Shanghai s'envolait ce matin plus de 9%, suite à la décision des autorités d'abaisser son impôt de bourse. Suite à la chute de 46% des bourses chinoises depuis la mi-octobre, sur fond de crainte de récession aux Etats-Unis, le gouvernement chinois avait décidé hier d'abaisser de 0,2 point le taux de l'impôt de Bourse. Il passe ainsi de 0,3% à 0,1%. Les marchés ne pouvaient qu'apprécier. Le principal indice de la place, le Shanghai Composite, prenait 9,29% à 3.583,028 à la clôture. PetroChina, poids lourd de la cote bondissait de 9.87%, quelques jours après être passé pour la première fois en dessous de son cours d'introduction. Le premier sidérurgiste chinois, Baoshan Iron and Steel, s'appréciait fortement, de 10,04%. Mercredi, la Bourse chinoise avait déjà clôturé en fort rebond, de 4,15%, à 3.278,33 points.
Le marché attendait depuis un certain temps un geste fort du gouvernement pour juguler ce mouvement baissier et a donc accueilli très favorablement cette nouvelle. Après l'euphorie de 2006-2007, la place chinoise semblait plus anxieuse face aux possibilités de récession aux Etats-Unis.
En 2007, la Bourse de Shanghai avait connu un bond de plus de 110% après environ 130% en 2006. Reste que l'indice, qui, au zénith, évoluait juste au dessus des 6000 points, était redescendu récemment sur les 3000 points, provoquant du même coup l'ire des petits porteurs, qui avaient massivement investi leurs économies sur le marché. Les autorités chinoises n'avaient cessé de mettre en garde ces derniers mois les petits porteurs contre les risques du marché actions. Elles ne pouvaient toutefois rester bras croisés face à l'inéxorable chute de son marché, et ce à quelques mois des Jeux Olympiques.
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Entre la France et la Chine : les principes sont les mêmes
Jérôme Kerviel travaillerait à présent comme consultant
Jérôme Kerviel, le trader auquel la Société Générale impute une perte de 4,9 milliards d'euros, est employé depuis le début du mois d'avril comme consultant auprès de LCA, une société de conseil et d'expertise en informatique basée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).
Le propriétaire de LCA, Jean-Raymond Lemaire, par ailleurs expert judiciaire auprès de la cour d'appel de Versailles, avait fait une promesse d'embauche à Jérôme Kerviel alors que ce dernier était encore en prison.
La cour d'appel avait interdit aux deux hommes de se rencontrer.
Chine et France, la justice financière est toujours là !
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