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03.05.2008
Le Kung-Fu ne sera pas représenté au JO
En Chine, ils sont des milliers à pratiquer cet art martial. A Dengfeng, dans la vallée principale du Henan, l’école de Tagou est la plus cotée du pays. Située à seulement quelques kilomètres du célèbre temple de Shaolin, 20000 élèves de 3 à 18 ans s’y entraînent chaque jour. Etonnamment, ce sport ne sera pas représenté aux JO de Pékin ; le géant asiatique n’ayant pas réussi à convaincre le Comité international olympique. Pourtant, la superstar Jet Li, roi du kung-fu sur les écrans de ciné, est venu personnellement plaider la cause de son art en octobre dernier à Pékin. Quelques espoirs de médailles en moins pour ce pays qui devrait, malgré tout, en récolter une moisson.
17:20 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Kung Fu, JO
Une nouvelle base pour la Chine
Les images satellites de l'entreprise Digital Globe ont apporté la preuve de l'existence de la base. Situé au sud-est de la Chine, le complexe militaire comprend un port, de gigantesques tunnels et des cavernes pouvant même abriter un ou deux porte-avions et d'autres navires de guerre.
Pour la première fois, des images satellites de la base de Sanya ont été rendues publiques.
On pourrait y tourner un James Bond. L'île de Haïnan a tous les atouts pour attirer 007 : un climat tropical, de magnifiques plages de sable blanc, de riches expatriés en week-end et des filles à gogo, puisqu'il est même question d'y organiser l'un des prochains concours de Miss Monde. Mais surtout, une gigantesque base navale, en partie souterraine, capable d'héberger vingt sous-marins lanceurs de missiles nucléaires.
Les services de renseignements occidentaux se doutaient depuis longtemps que les autorités chinoises construisaient en secret des installations militaires sur Haïnan. Mais en publiant sur son site Internet les images de l'entreprise satellite Digital Globe, la revue britannique spécialisée Jane's Intelligence Review apporte la preuve, non seulement de l'existence de la base, mais de l'extrême rapidité des progrès effectués par Pékin dans le domaine militaire.
C'est la face secrète de la Chine. L'envers du décor olympique qui s'étale à la une des journaux. Les images de la base de Sanya, également appelée Yulin, dévoilent, au sud-est de la Chine, un complexe militaire composé d'un port, de gigantesques tunnels et de cavernes pouvant même abriter un ou deux porte-avions et d'autres navires de guerre.
Selon le Jane's, le complexe est probablement muni d'un système de démagnétisation qui rendrait les sous-marins difficiles à détecter au sonar. Pékin prévoirait d'installer dans ce repère ses sous-marins jin, de type 094, pouvant être armés des nouveaux missiles à longue portée JL-2, dotés d'un rayon d'action de 8 000 kilomètres. Selon le Pentagone, la Chine possédera cinq sous-marins de ce type d'ici à 2010. Depuis la base de Yulin, ils pourront atteindre des eaux très profondes sans être détectés.
En se dotant de capacités de projection de puissance au sud-est du pays, Pékin renforce son emprise sur la région. Le contrôle sur la mer de Chine et ses routes maritimes stratégiques est d'autant plus vital pour les autorités que la dépendance chinoise vis-à-vis des importations de pétrole et de ressources minières augmente.
La Chine possède une force nucléaire modeste (environ 400 têtes), surtout si on la compare à celle des États-Unis (10 000 têtes nucléaires). Mais la montée en puissance chinoise, notamment économique, s'accompagne d'un rejet de la domination militaire des États-Unis dans la région. L'Armée populaire de libération (APL) a fait du développement de nouveaux sous-marins nucléaires l'une de ses priorités.
Un défi aux États-Unis
Selon les experts, la construction de la base clandestine de Haïnan aurait absorbé une grande partie de l'augmentation spectaculaire du budget militaire chinois au cours des dernières années. La taille de la base et les moyens qui lui sont consacrés permettent de penser que Sanya pourrait devenir une base clé de la marine chinoise, qui pourrait même y regrouper toute sa flotte nucléaire.
La base est un défi à la domination navale américaine dans la région. Après avoir ressenti pendant deux siècles l'hégémonie occidentale, la Chine est déterminée à montrer ses muscles… Pékin tient le fait d'avoir une force militaire perfectionnée pour un élément essentiel du statut de grande puissance .
La présence de sous-marins nucléaires dans cette région du Pacifique occidental permettrait d'ores et déjà à la Chine de remplir un objectif important : empêcher les États-Unis d'intervenir si l'Armée populaire de libération décidait un jour d'attaquer Taïwan. Cette croissance militaire est troublante, car elle renforce à long terme les intentions de la Chine envers Taïwan.
La base navale de Sanya constitue aussi une menace pour les pays de la région. Ainsi que pour la multitude de petites îles de la mer de Chine méridionale, qui sont revendiquées par de nombreux pays et qui ont, pour certaines, de gros potentiels pétroliers.
15:17 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, nucléaire
Après les troubles au Tibet, la torche olympique gravit l'Everest
La Chine se prépare à hisser pour la première fois la torche olympique sur le sommet le plus haut du monde, l'Everest, une occasion également pour la propagande du régime de vanter l'unité du pays avec le Tibet moins de deux mois après les troubles dans la région.
L'Everest Cette flamme spécialement conçue pour l'ascension est différente de celle qui a fait étape vendredi à Hong Kong. Aucune combustion naturelle n'étant possible à l'altitude de l'Everest, une torche spéciale utilisant différents mélanges gazeux, avec apport interne d'oxygène, a été mise au point.
L'équipe d'alpinistes n'attend plus que le feu vert des météorologistes pour entreprendre l'ascension finale vers le pic situé à 8.848 mètres, le plus haut de la chaîne de l'Himalaya, entre Tibet et Népal. Le tout sera télévisé.
Le mois de mai est le plus favorable, avec des fenêtres météo de plusieurs jours de beau temps consécutifs, avant la mousson en juin.
Une première fenêtre est disponible jusqu'à lundi et l'ascension pourra se faire si le beau temps est là et les vents soufflent moins fort, a indiqué un responsable du parcours à la presse chinoise.
Interrogé par la télévision chinoise, mercredi au camp 2 (6.500 m), A Wang, l'un des membres de l'expédition, s'est déclaré confiant.
"Bien sûr qu'il y a des difficultés, mais nous sommes confiants dans le fait de pouvoir réussir notre mission", a dit ce Tibétain qui a déjà escaladé six fois l'Everest.
Pour éviter toute manifestation de militants pro-tibétains après les troubles de mars, la Chine a déployé des forces de l'ordre et interdit toute autre expédition, comme au Népal voisin, où le versant sud a été fermé.
Lundi, un alpiniste américain a été expulsé du Népal pour avoir tenté de gravir l'Everest avec une banderole en faveur de la cause tibétaine dans son paquetage.
Pour la Chine, cette ascension est devenue aussi l'occasion de célébrer l'amitié entre les Tibétains et les Han, l'ethnie majoritaire en Chine.
Dans un reportage de la télévision chinoise (CCTV), qui a installé un studio au camp de base (5.400 m), un technicien han, victime du mal de l'altitude, témoigne de sa reconnaissance aux "compatriotes tibétains", qui l'ont secouru.
Au cours du reportage, le journaliste interroge l'un des membres de l'équipe de secours du camp de base, un Tibétain. "Vous avez participé à de nombreuses opérations de secours de ce genre, à votre avis, les Tibétains et les Han appartiennent à la même famille?" Réponse: "Ca doit être la même famille, il faut que ce soit la même famille!"
Les médias soulignent que l'équipe d'alpinistes, 31 au total, est composée à la fois de Han et de Tibétains, l'"une des caractéristiques" de cette expédition.
Pour certains, cette ascension de la flamme sur le sommet le plus haut du monde est une nouvelle marque de la puissance retrouvée de la Chine.
"Les Chinois se sont ouverts à cette dynamique du développement vers le XXIe siècle, ils sont dans la folie des grandeurs, ils veulent ce qu'il y a de plus grand, de plus beau, de plus fort, ils sont dans cette recherche du superlatif, donc évidemment la flamme olympique doit passer pour eux au sommet de l'Everest, le plus haut sommet du monde", estime l'alpiniste français Serge Koenig, qui a atteint le sommet une fois dans sa carrière.
D'autres dénoncent une "farce", comme l'alpiniste italien Reinhold Messner, le premier à avoir atteint le plus haut sommet du monde sans oxygène en 1978.
"C'est une farce des Chinois. Pourquoi doivent-ils monter la flamme olympique là-haut? De toute façon, elle ne pourra y brûler que par le biais de trucages, en raison du manque d'oxygène et du vent", a fustigé l'alpiniste dans la presse allemande.
09:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Jeux Olymiques, JO
Un promeneur, à Pékin, aujourd’hui.
La Chine : de Mao aux J.O.
A l'école de l'obéissance
Dès le primaire, les élèves chinois apprennent à respecter (et à imposer) la discipline.
Au départ, le passé : la place Tian Anmen, centre de gravité de la ville, où trône encore Mao. A l’arrivée, l’avenir : le site des Jeux olympiques de 2008.
Entre ces deux points : une ligne droite de 9 km, rigoureusement sud-nord, axe central d’une ville obsédée par la symétrie. Suivre ce fil rectiligne qui partage Pékin, c’est distribuer histoire et présent, ordre et désordre, pauvreté des hutongs et luxe arrogant de la nouvelle puissance économique, destructions brutales et frénésie de construction, parcs harmonieux et flots de voitures. Voilà pour le cadre.
Dans ce cadre, au gré de ses rencontres, le promeneur partage le quotidien des Chinois en 2008, et interroge leur rapport à leur propre histoire : comment vivre avec les traces du passé quand le passé (la révolution culturelle, le massacre de Tian Anmen…) est tabou ? Comment rester Pékinois et Chinois, quand on détruit la maison du premier, en n’offrant au second, en compensation, que le culte de l’argent, ou celui de la nation ? Les questions sont graves, les réponses variées, mais elles se nappent souvent de gouaille et d'humour...
Au terme de ces neuf kilomètres en tous cas, le promeneur éclairé aura compris que derrière les paillettes olympiques et l’ode du parti à la modernité, il y a une logique de fer. Celle qui oblige tout un peuple à ne pas s’écarter d’un pas, justement, de cette avenue rigoureusement rectiligne qui va de Mao aux J.O.
01:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chne, Jeux Olympiques, JO, Tian Anmen, Chinois







