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03.05.2008

Un promeneur, à Pékin, aujourd’hui.

La Chine : de Mao aux J.O.

24a951966464cffed6ed2b7917e083a5.jpgA l'école de l'obéissance
Dès le primaire, les élèves chinois apprennent à respecter (et à imposer) la discipline.

Au départ, le passé : la place Tian Anmen, centre de gravité de la ville, où trône encore Mao. A l’arrivée, l’avenir : le site des Jeux olympiques de 2008.

Entre ces deux points : une ligne droite de 9 km, rigoureusement sud-nord, axe central d’une ville obsédée par la symétrie. Suivre ce fil rectiligne qui partage Pékin, c’est distribuer histoire et présent, ordre et désordre, pauvreté des hutongs et luxe arrogant de la nouvelle puissance économique, destructions brutales et frénésie de construction, parcs harmonieux et flots de voitures. Voilà pour le cadre.

Dans ce cadre, au gré de ses rencontres, le promeneur partage le quotidien des Chinois en 2008, et interroge leur rapport à leur propre histoire : comment vivre avec les traces du passé quand le passé (la révolution culturelle, le massacre de Tian Anmen…) est tabou ? Comment rester Pékinois et Chinois, quand on détruit la maison du premier, en n’offrant au second, en compensation, que le culte de l’argent, ou celui de la nation ? Les questions sont graves, les réponses variées, mais elles se nappent souvent de gouaille et d'humour...
Au terme de ces neuf kilomètres en tous cas, le promeneur éclairé aura compris que derrière les paillettes olympiques et l’ode du parti à la modernité, il y a une logique de fer. Celle qui oblige tout un peuple à ne pas s’écarter d’un pas, justement, de cette avenue rigoureusement rectiligne qui va de Mao aux J.O.

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