« 2008-05-10 | Page d'accueil | 2008-05-13 »

12.05.2008

Séisme en Chine: au moins 8500 morts

86eaed96b27751b3ae8955638b74de48.jpgLe bilan des victimes du puissant séisme qui a frappé le pays ce lundi ne cesse de s'alourdir: il y aurait au moins 8500 morts dans la seule province du Sichuan, au sud-ouest de la Chine.
Selon une estimation des autorités locales, le séisme a fait également 10 000 blessés.

Près de 900 étudiants se trouveraient en outre bloqués sous des décombres, également dans le Sichuan.

Mobilisation maximale des secours
Des témoins ont vu de nombreuses maisons effondrées dans plusieurs parties de cette région frappée par un tremblement de terre de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter ressenti à des milliers de kilomètres, faisant craindre un alourdissement du bilan. Son épicentre a été localisé dans le district de Wenchuan (118 000 habitants) à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, a précisé l'agence officielle.

L'aéroport international de cette ville de plus de 10 millions d'habitants a été temporairement fermé. Mais, selon un journaliste de la télévision chinoise CCTV, les transports publics et l'électricité fonctionnaient normalement.

Le président Hu Jintao a ordonné une mobilisation maximale des secours: l'armée a été dépêchée pour "assister le gouvernement local du district de Wenchuan afin d'évaluer la situation et de l'aider dans les opérations de secours", a expliqué Tian Yixiang, un officier de l'Armée populaire de libération (APL), membre du département des situations d'urgence. Le Premier ministre Wen Jiabao s'est rendu sur place.

Repliques
L'énorme barrage hydroélectrique des Trois-Gorges sur le fleuve Yangze n'a pas souffert du puissant séisme, selon la société chargée de son exploitation. Le tremblement de terre s'est produit peu avant 14h30 (6h30 GMT) à une profondeur de 10 kilomètres.

20b4a716ae0d1cdce5b48b51bf4fcc88.jpgIl a été ressenti à des milliers de kilomètres, dans les grandes villes de Shanghaï et de Pékin, où, peu après la pause déjeuner, des immeubles de bureaux se sont brutalement vidés de leurs occupants, pris de peur. "Cela a beaucoup bougé et j'ai senti comme un vertige", a expliqué Lilian Wu, cadre à Shanghaï, qui travaille dans la plus haute tour de la ville, la Jinmao Tower.

Dans la même ville, un employé d'une banque japonaise, Shen Jie, a témoigné d'un mouvement de panique dans la tour où il travaille au 19e étage, la Shanghai Bank Tower. "Tout le monde s'est mis à paniquer. Nous sommes sortis", a-t-il expliqué.

A Pékin, des centaines de cols blancs se sont précipités hors de leurs bureaux, le téléphone portable à l'oreille pour tenter de joindre leurs proches. Une secousse s'est produite après 14h30 (6h30 GMT) à l'est de la capitale, dans le quartier de Tongzhou, d'une magnitude de 3,9, a indiqué Chine Nouvelle.

L'Administration nationale des tremblements de terre a démenti avoir mis en garde contre de nouvelles secousses dans la capitale, comme l'avait auparavant affirmé Le Quotidien du peuple sur son site internet. Plusieurs autres villes d'Asie ont indiqué avoir ressenti des secousses, comme à Taipei, sur l'île de Taïwan, mais aussi à Hong Kong.

Chine: l'inflation atteint 8,5% en avril

L'inflation a atteint 8,5% en avril en glissement annuel, proche d'un record de 12 ans, alimentée par la hausse des prix des produits alimentaires, selon le Bureau national des statistiques (BNS). Hors alimentation, les prix ont progressé de 1,8% sur un an.
L'inflation a atteint 8,5% en avril en glissement annuel, proche d'un record de 12 ans, alimentée par la hausse des prix des produits alimentaires, annonce ce lundi le Bureau national des statistiques (BNS). Dans son communiqué, ce dernier a recommandé au gouvernement de "prêter plus attention à la hausse des prix et à la lutte contre l'inflation".

Celle d'avril est, comme les mois précédents, largement due à la hausse des prix du secteur alimentaire, qui a atteint 22,1%, selon un communiqué du BNS. Le prix de la viande a ainsi continué à progresser de 47,9% en avril en glissement annuel, avec une hausse de 68,3% pour celle de porc, la plus populaire parmi la population chinoise.

Hors alimentation, les prix ont progressé de 1,8% sur un an. Le BNS souligne également "la base peu élevée du mois d'avril de l'année dernière" et la flambée des cours internationaux des céréales. En mars, l'inflation avait été de 8,3%, après 8,7% en février. Sur les quatre premiers de l'année, elle a été de 8,2%, selon le BNS.

Le gouvernement a fait de la lutte contre l'inflation sa priorité économique de l'année, ne souhaitant vraisemblablement pas voire monter une grogne sociale déstabilisatrice et se reproduire le scénario en place dans les mois précédant le mouvement démocratique de Tiananmen en 1989. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a reconnu le mois dernier qu'il sera difficile de parvenir au but fixé de la maintenir sous la barre des 4,8% en 2008, son niveau de 2007.

Vendredi, le vice Premier ministre Wang Qishan a mis en garde contre la menace que faisait également peser l'inflation mondiale sur la croissance du géant asiatique. "L'économie chinoise continue à croître rapidement, même si le rythme économique rencontre des contradictions et des problèmes", a-t-il déclaré.

L'an dernier, pour essayer de juguler l'inflation, la Banque centrale chinoise a eu principalement recours à des hausses des taux de réserves obligatoires des banques (augmentés onze fois) et des taux d'intérêt (six hausses), visant notamment à restreindre crédit et surliquidité.

Agrandir votre entité en Chine

30384284c009224dd01ee1d5a1efb286.jpgAvec autant de changements dans le développement du marché en Chine et la lutte entre les entreprises étrangères pour s’assurer la meilleure place, un nombre grandissant de sociétés s’aperçoivent qu’elles ont besoin de transformer leur structure pour rester compétitives. Ce qui implique d’agrandir le cadre de leurs opérations en Chine, de les fusionner ou de les englober dans des entités différentes sous le contrôle d’une société en Chine, afin de devenir plus efficace.

DU BUREAU DE REPRESENTATION A LA WFOE DE PRODUCTION

Parfois, le développement d’une société en RPC arrive au point où la structure du bureau de représentation (BR) ne convient plus aux besoins de l’investisseur et doit être modifiée en conséquence.
Si vous voulez vendre ou faire de l’import/export, vous devez monter une entreprise à capitaux 100 % étrangers (WFOE) ou une joint-venture (JV). Il faut alors réfléchir à conserver le BR ou à le fermer pour le remplacer par une succursale locale de la WFOE ou de la JV. Transformer directement le BR en WFOE ou en JV relève de l’erreur la plus banale. Si le BR ne répond plus à vos besoins, fermez-le. La clôture du BR peut être mise en oeuvre en même temps que la création de la nouvelle entité.

Voici quelques exemples de situations où le BR ne convient plus au développement de vos opérations :

-la société holding a fermé ou changé d’activités, vous souhaitez arrêter progressivement les opérations du BR
-le BR n’a pas opéré conformément à son champ d’activité ou à la réglementation locale, vous voudriez le relancer en repartant à zéro
-les locaux du BR ont besoin d’être optimisés, agrandis ou réduits, ou bien vous préférer déménager, ce qui revient simultanément à changer d’administration locale chargée de réguler votre BR et à fermer les anciens locaux
-vous avez besoin d’une entité capable de facturer en RMB
-le champ d’activité actuel de votre BR ne convient plus à vos besoins
-il vous faut agrandir votre structure/entité chinois.


0315e54f720712293ca7e455ce7c0210.jpgFermer un bureau de représentation

Un audit de clôture doit être mené par le bureau des impôts avant que le BR ne soit autorisé à effectuer les procédures de fermeture. Si le BR n’a pas d’arriérés de taxes ni d’autres problèmes pouvant alerter les autorités, la procédure de désenregistrement peut commencer.

Première étape : obtenir un certificat des douanes et fournir en même temps une déclaration sur les raisons de stopper les opérations en Chine (le même document explicatif sera fourni à tous les bureaux impliqués dans les procédures de clôture). Cette démarche est requise pour relever toutes les traces enregistrées aux douanes concernant tout équipement du bureau, l’importation de voitures ou d’échantillons.

Deuxième étape : adresser des demandes aux bureaux des impôts (à l’échelon local et national) en joignant les documents afférents et la décision de clôture du BR par la société parente, avec le tampon et la signature du directeur. Voici les documents à fournir dans la plupart des cas :
 un rapport d’audit sur le mois en cours
 les déclarations d’impôts du BR
 le registre comptable et les coupons
 les certificats d’enregistrement aux impôts (originaux et copies avec tampons du BR)si le BR n’est pas assujetti aux impôts, une note d’exemption du Bureau des Impôts confirmant ce statut devra être jointe

Après l’annulation du certificat légal du BR, du carnet de chèque, des tampons et des autres documents afférents, à rendre aussi à la banque, il est possible de fermer le compte et de retirer ou renvoyer les fonds restants à la société holding.

Dernière étape : l’annulation de la licence d’activité. Pour ce faire, il faut présenter au Bureau de l’Industrie et du Commerce toutes les notes d’approbation des douanes, des bureaux nationaux et locaux des impôts, avec une résolution du directoire de la société holding.
Normalement, la démarche prend environ 12 semaines en fonction du niveau de coopération entre le représentant de la société et les différents bureaux impliqués, et aussi en fonction de l’ampleur de l’audit de clôture requis par le bureau des impôts. Notez que la société parente sera tenue responsable de toutes affaires non réglées de son Bureau de Représentation.
Evidemment, les autorités locales peuvent se montrer plus conciliantes si vous décidez d’agrandir vos opérations ou d’ouvrir un nouveau Bureau de Représentation.

Fonder des WFOE
Vous pouvez établir votre nouvelle entité en même temps que vous fermez votre BR.
Etablir des WFOE en Chine représente une procédure relativement directe, si vous savez ce que vous faîtes. Mais il ne s’agit certainement pas d’une démarche administrative anodine et de quelques feuilles de papiers à remplir. Vous devez vous y atteler très soigneusement, car de graves problèmes opérationnels se cachent derrière des questions apparemment routinières.

Fonder une WFOE se déroule en 5 phases :

Phase 1 : Planification de l’investissement
Avant de débuter le processus d’enregistrement, il est important d’élaborer un plan d’investissement, en prenant en considération des problèmes tels que la gestion d’impôts, le paiement du bail et des salaires.

Phase 2 : Préenregistrement du nom de la WFOE
Pour continuer de monter la WFOE, il vous faut choisir différents noms (obligatoirement trois au minimum). Cela fait, la WFOE doit être préenregistrée auprès de l’autorité d’enregistrement des sociétés. De cette façon, le travail de montage de la WFOE se poursuivra en utilisant le nom préenregistré.

Phase 3 : Sélection des locaux et préparation des documents
A ce stade, vous devez choisir les locaux de la WFOE. Vous aurez besoin d’entrer en contact avec le propriétaire, avec ou sans expertise de conseil sur l’investissement. Il vous incombera de fournir les documents et les certificats de qualification requis pour les procédures de fondation de la WFOE. En outre, il vous faudra à ce stade tenir prêts tous les documents requis pour fonder la WFOE.

Phase 4: Approbation et enregistrement de la WFOE
En tant qu’entreprise à capitaux étrangers, une WFOE doit obtenir le certificat d’approbation de l’administration chargée de l’investissement étranger au sein du gouvernement chinois, avant l’enregistrement de la société. A la réception du certificat d’approbation de la WFOE, votre agent d’enregistrement peut ensuite s’occuper de son enregistrement. Lorsque l’autorité d’enregistrement des sociétés délivre la licence, la WFOE est officiellement établie.

Phase 5 : enregistrement post-licence de la WFOE
Une fois que la WFOE a été officiellement établie, autrement dit lorsqu’elle a obtenu sa licence d’activité, des enregistrements post-licence sont à effectuer. Entre autres : l’enregistrement d’impôts, l’enregistrement des devises étrangères ou l’ouverture de compte(s) bancaire(s). C’est seulement quand le compte en banque a été ouvert par la WFOE, après le processus de vérification du capital, que la WFOE peut alors obtenir la licence d’activité finale et permanente.

Fonder des WFOE de production

f0b38cf1017e6462b5d8177617e847e6.jpgSi vous avez l’intention de fonder une WFOE de production en Chine, voici plusieurs problèmes majeurs et liés entre eux à résoudre :

Le champ d’activité – Quelle sera l’ampleur du vôtre ? les exigences du capital social – elles peuvent varier en fonction du secteur d’industrie et de la situation géographique. Il est aussi absolument crucial de ne pas les réduire simplement au minimum parce que les réglementations disent que vous pouvez le faire. Si vous procédez ainsi, vous constaterez peut-être que votre affaire est sous-capitalisée. Cette décision opérationnelle vous appartient, ne la laissez pas aux bureaucrates.
Produisez-vous à 100 % pour l’exportation, ou moitié pour l’exportation, moitié pour le marché local ? Où sont situés vos clients ? Sont-ils susceptibles de demander une facture des autorités locales ? Pourraient-ils vous demander de vendre vos produits à Hong Kong ou dans d’autres juridictions offshore ? Ces questions ont un impact fondamental sur la façon dont vous structurez votre affaire.
Les articles d’association – ils requièrent un travail méticuleux de votre part pour s’assurer que vous couvrez toutes les bases. Vous fondez une société pour une durée de 10-15 ans et vous devez être sûrs de ce dans quoi vous vous engagez.

Fonder une société commerciale à capitaux étrangers (FICE)
Conformément au processus d’adhésion à l’OMC, la Chine a ratifié de nouvelles réglementations permettant aux compagnies étrangères d’établir des WFOE entièrement opérationnelles pour la vente et des sociétés commerciales autorisées à vendre et acheter en Chine. Ces règles sont entrées en vigueur le 1er juin 2004.
Auparavant, les compagnies étrangères connaissaient des restrictions à la fois sur l’achat et la revente sur le marché intérieur. Elles pouvaient former seules des sociétés commerciales mais uniquement enregistrées dans des zones franches, ou bien elles pouvaient intégrer une JV avec un partenaire chinois. Malgré ce dernier arrangement, les seuils étaient très élevés en termes de capital et de chiffres d’affaires requis – le capital social minimum pour les compagnies de distribution était de 50 millions de RMB et de 80 millions de RMB pour la vente en gros. Résultat : les réglementations à la fois limitaient le champ d’activité de l’investisseur étranger pour conduire ses activités commerciales, et empêchaient les investisseurs étrangers au portefeuille mal garni de monter des opérations sur le territoire.

Que dit la loi ?
Les mesures prises par l’administration chargée de l’investissement étranger dans le secteur commercial libéralisent la distribution et la vente en Chine. Les compagnies étrangères sont désormais autorisées à établir :
-des sociétés commerciales en joint-venture détenues en majorité
des sociétés commerciales WFOE
-Les nouvelles réglementations s’appliquent aux cinq secteurs d’activité suivants :
-la vente de biens et de services liés à la personne à partir d’une zone donnée, aussi bien par le biais de la télévision, du téléphone, du courrier électronique, de l’Internet que de distributeurs automatiques n’importe où en Chine
-la vente en gros de biens et de services à des compagnies et des clients industriels, commerciaux ou autres
les transactions représentatives sur la base de provisions (agent, courtier)
- la franchise
-l’import/export, la distribution et la vente par le biais de sociétés de production existantes


Des limitations s’appliquent à certains produits spécifiques comme les livres, les périodiques, les voitures, les médicaments, le sel, le pétrole brut et certains produits chimiques agricoles comme les pesticides.

Rappelons que certains commentaires dans les médias ont suggéré que la Chine allait adopter de nouvelles règles cette année pour réguler l’expansion des grandes chaînes de magasins, une mesure qui affecterait les distributeurs étrangers de façon disproportionnée. Selon Huang Hai, vice-ministre du Commerce, cité par China Business News, les nouvelles règles vont restreindre le lieu et la planification des grands magasins locaux et étrangers. Huang a donné peu de détails sur la réglementation, mais a assuré qu’elle ne limiterait pas la taille des magasins et qu’elle instaurerait un processus d’audition publique pour l’approbation de nouveaux magasins.

Exigences requises pour la fondation
Les investisseurs étrangers profiteront d’un traitement au niveau national au moment de fonder des sociétés commerciales au capital social minimum conformément à la Loi sur les Sociétés en Chine. Les exigences du capital social minimum sont nettement réduites par rapport aux niveaux précédents :
pour les entreprises de vente en gros : 500.000 yuans
pour les entreprises de distribution : 300.000 yuans
Mais souvenez-vous de ce que nous avons dit plus haut au sujet du capital social pour les WFOE de production ; la même logique opérationnelle s’applique et vous devez vous assurer que le capital social est suffisant pour votre capacité d’autofinancement initiale, et pas seulement pour satisfaire les besoins réglementaires. Avez-vous pris en considération tous vos besoins en fonds de roulement ainsi que des problèmes tels que les formalités en douanes pour les importations ? Ou bien comment faire une demande de rabais sur la TVA à l’exportation ? Si ce n’est pas le cas, vous rencontrerez vite des difficultés dans la mesure où vos besoins en capital social sont insuffisants.
La durée d’une affaire est limitée à 30 ans pour les sociétés commerciales étrangères établies dans les zones côtières développées, tandis que les entreprises implantées dans l’ouest de la Chine ont une durée autorisée de 40 ans. Les compagnies étrangères doivent également « posséder une solide réputation et respecter la loi chinoise ».

Dès lors, comment développer vos affaires en Chine une fois que vous avez établi une WFOE ? Les articles suivants examinent plusieurs options en réponse à cette question.

AUGMENTER LE CAPITAL SOCIAL

Une augmentation de capital est habituellement requise par le gouvernement lorsque une entreprise à capitaux étrangers (FIE) a l’intention d’étendre son champ d’activité. Il s’agit là également d’un mode important de financement des FIE.

Capital social, investissement total, dette étrangère, financement des FIE
Voici une équation simple mais déterminante pour financer une FIE :


Montant maximum de la dette étrangère ≤ investissement total – capital social
Le ratio entre le capital social et le montant total de l’investissement doit être conforme au ratio statutaire afférent entre le capital social et l’investissement total comme le montre l’équation plus haut.
Si une FIE a besoin d’emprunter de l’argent outre-mer (par exemple, à la maison-mère ou à une banque), le montant total des dettes étrangères ne devra pas excéder l’écart autorisé par la loi entre l’investissement total et le capital social.
En pratique, lorsqu’il est impossible pour une FIE d’obtenir un prêt bancaire de la part d’une banque chinoise, l’augmentation du capital social est la voie la plus directe pour être financé par la maison-mère. Si une FIE cherche un prêt à l’étranger, de la part de la maison-mère ou d’une banque hors de Chine, elle sera limitée par l’écart entre le capital social et l’investissement total. Si le capital social est augmenté, la FIE pourra profiter d’une marge plus grande pour emprunter à l’avenir.

Augmenter le capital :le processusLa décision d’augmenter le capital ne revient pas seulement à la FIE, puisqu’une telle augmentation implique de mettre à jour les articles d’association en plus de rédiger un rapport de faisabilité, dusse-t-il y avoir un élargissement du champ d’activité. En conséquence, une augmentation de capital doit être d’abord approuvée par le Ministère du Commerce extérieur et de la Coopération économique (MOFCOM), puis enregistrée auprès de l’Administration de l’Industrie et du Commerce (AIC) à l’échelon local.



Investissement total(US$)
Montant minimum du capital social en proportion de l’investissement total
Moins de 3,000,000 70%
Moins de 500,000 Au moins 50%, mais pas moins de 2,100,000
10,000,000 -30,000,00 Au moins 40%, mais pas moins de 5,000,000
Au-delà de 30,000,00 Au moins 33.34%, mais pas moins de 12,000,000

1 Le montant total de l’investissement d’une entreprise à capitaux étrangers correspond au montant total des fonds requis pour l’ouverture d’une entreprise, c’est-à-dire la somme totale des fonds investis dans la construction du capital, en fonction de l’échelle de production et des fonds circulant pour la production.
2 Le capital social d’une FIE correspond au montant total du capital enregistré auprès de l’Administration de l’Industrie et du Commerce dans le but d’établir une entreprise à capitaux étrangers, c’est-à-dire le montant total de l’investissement que l’investisseur étranger s’engage à lancer.



Faîtes bien attention au temps dont vous aurez besoin pour injecter le capital augmenté. Ce dernier doit être payé après approbation du MOFCOM et avant l’enregistrement auprès de l’AIC. Une fois obtenue l’approbation du MOFCOM, la FIE devra faire une demande auprès de l’Administration étatique du Commerce extérieur (SAFE) pour être autorisée à changer le compte de capital, puis injecter au moins 20 % du capital augmenté et effectuer une vérification de capital. C’est seulement après avoir obtenu le rapport de vérification du capital – qui montre qu’au moins 20 % du capital augmenté à été payé – que la FIE peut procéder à l’enregistrement AIC et s’occuper des procédures post-enregistrement.
Après l’enregistrement auprès de l’AIC, la FIE devra engager des procédures avec les autres bureaux où l’entreprise s’était enregistrée au moment de sa fondation. Parmi eux, le Bureau du Contrôle de la Qualité, les bureaux national et local des impôts, le bureau des finances, la banque, etc.
Cadre chronologique
Le processus entier d’augmentation du capital dure environ trois mois en fonction de la disponibilité des documents à fournir par la FIE. Cependant, les fonds pourront être déposés après l’approbation du BOFTEC et avant l’enregistrement AIC. D’après notre expérience passée, le capital augmenté est disponible après un mois environ. Compte tenu du temps passé dans l’augmentation du capital, nous suggérons aux FIE de planifier précisément leurs finances avant de s’établir, afin d’éviter tout problème durant ce processus.

OUVRIR DES SUCCURSALES

Une fois que votre WFOE établie fonctionne normalement, vous serez peut-être en position d’ouvrir une succursale. Pour bien faire, il faut en passer par plusieurs étapes. La WFOE doit d’abord opérer une injection de 100 % du capital social déjà engagé. Cela fait, la société peut commencer le processus d’établissement d’une succursale.

La procédure
La WFOE doit avant tout faire une demande dans sa ville d’implantation auprès du bureau local du Ministère du Commerce (MOFCOM) pour être autorisé à ouvrir une succursale ailleurs. Ensuite, la WFOE doit effectuer la même démarche auprès du MOFCOM local de la ville où elle souhaite ouvrir sa succursale afin d’obtenir un certificat d’approbation et une licence d’activité. La démarche accomplie, la succursale peut s’occuper des enregistrements post-établissement (fabrication des tampons officiels, enregistrement d’impôts, enregistrement des statistiques, ouverture des comptes en banque).

Voici les documents demandés en général au cours de la procédure :

- Résolution du directoire de la WFOE
-Lettre de nomination du responsable de la succursale ou de la personne en charge
-CV et photo du responsable de la succursale ou de la personne en charge
-Accord de bail de la succursale
-Dernier rapport de vérification du capital
-Dernier rapport d’audit
-Copie des différents certificats légaux de la WFOE avec son tampon officiel
La procédure est assez directe et dure généralement entre deux et trois mois. Une fois effectués tous les enregistrements, et après que la succursale a reçu son certificat de l’administration des impôts, cette dernière doit remplir son formulaire d’impôts autour du 10 du mois suivant.
Dans la mesure où les revenus des impôts convergent vers deux pôles en Chine – le Bureau étatique des Impôts, qui alimente le gouvernement central, et le bureau local des impôts, qui alimente le gouvernement local –, lorsque la succursale s’enregistre, elle se verra octroyer deux certificats, l’un par le bureau étatique, l’autre par le bureau local. Gardez à l’esprit que de nombreuses réglementations d’impôts restent l’objet d’interprétation par les fonctionnaires eux-mêmes. La même réglementation peut être appliquée différemment dans la ville d’implantation de la succursale que dans celle de la WFOE.

fa4accc19612f07254c92536d3b84eb1.jpgCONCLUSION

Agrandir ses opérations en Chine est un processus qui requiert une planification sérieuse, et une expertise sérieuse. Cependant, il ne s’agit pas de l’aventure décrite par beaucoup comme tortueuse et complexe. Administrativement, démarrer des opérations et en développer de nouvelles sont choses délicates et il faut prendre en considération un grand nombre de taxes et de réglementations. L’application pragmatique et sensée de la loi chinoise sur l’investissement étranger, plutôt que la théorie légale, vous mènera plus sûrement où vous souhaitez aller.

DuPont expanding in China to chase PV growth

DuPont says it will "soon begin" construction of a R&D site in Hong Kong and a manufacturing facility in Shenzhen, China, to tap into the thin-film side of the high-growth photovoltaic (PV) industry.

The company says by applying its materials, technology development, and manufacturing know-how, it can offer technologies "that will improve the lifetime and efficiency of photovoltaic modules," with enough production capabilities to meet global demand, noted David Miller, group VP of DuPont electronic and communication technologies, in a statement.

The company says it's chasing a projected 30% annual growth rate for PV over the next several years, by making "significant investments" in product development and capacity expansions. These new expansions will help serve the amorphous silicon (a-Si) thin-film market, demand for which it projects to be twice as high as for crystalline silicon (c-Si) cells and modules.

Among its product lineup targeting this space are PV sheets based on polyvinyl butyral (PVB), ionomer, and ethylene vinyl acetate (EVA) to encapsulate materials for thin-film modules. Further capacity expansions are planned for the company's "Tedlar" film and Solamet thick film metallization paste.

"The most important factor for continued rapid market growth is achieving continuous year-over-year cost reductions in installed photovoltaic system cost, and we will continue to invest in offerings that meet the needs of this market," Miller stated.

China launches homegrown jumbo jet company

Source : Xinhua
May 12,2008

China's first ever jumbo passenger aircraft company, which was a major part of the nation's large jet program, was officially inaugurated in Shanghai on Sunday.

344e5b510ba0e355adfcd2613175d523.jpgVice Premier Zhang Dejiang said at the inauguration ceremony that the large jet program was significant to improve China's independent innovation capabilities and to meet the rapidly expanding civil aviation market at home.

For the program, China should actively import sophisticated technologies, and at the same time, make breakthroughs in core technologies and achieve related independent intellectual property rights, according to Zhang.

The newly established company, named Commercial Aircraft Corporation of China Ltd.(CACC), will be responsible for researching, developing, manufacturing and marketing the homegrown large passenger aircraft.

Domestic airline companies, foreign suppliers, and representatives from international aviation producers including Boeing and Airbus attended the inauguration ceremony.

The CACC has a registered capital of 19 billion yuan (US$2.7 billion). The State-owned Assets Supervision and Administration Commission alone invested 6 billion yuan, becoming the biggest shareholder.

Shareholders of the new company also include China Aviation Industry Corporation I (AVIC I), the country's largest aircraft producer, and China Aviation Industry Corporation II (AVIC II).

Zhang Qingwei, minister of then State Commission of Science, Technology and Industry for National Defense, was appointed the board chairman.

Jin Zhuanglong, the company's general manager, told Xinhua that "It is too early to set a timetable or make development strategy," adding that it will take a long time for the company to train talents and do research.

"Since large aircraft cannot be made in one or two days, CACC will pose no threat to large jet-makers like Boeing and Airbus," Jin said.

Jin added that China is to make full use of worldwide resources to develop the aircraft, and welcomes cooperation from foreign companies.

According to Jin, CACC's goals within the first few years include finishing delivery and maiden flight of ARJ21 aircraft, establishing an operating system and training talents.

Shanghai Aircraft Manufacturing Factory and the First Aircraft Institute of AVIC I, which participated in producing the country's first homegrown regional jet ARJ21-700, joined the newly established CACC.

ARJ21-700 rolled off the production line in Shanghai last December, and will start its maiden flight in upcoming Autumn.

Establishment of CACC was approved in February 2007 by the State Council, China's Cabinet. This was to make the country capable of building aircraft with a take-off weight of more than 100 tonnes, or planes with more than 150 seats.

Echoing Jin Zhuanglong, Jin Qiansheng, head of the management committee of Yanliang State High-tech Aviation Industry Base, said, "China's jumbo jet program will not impose a threat to Boeing and Airbus at least in the coming 20 years. Even if China built up its own production capacity of large jets, it would be able to meet quite a small part of the domestic demand. Boeing and Airbus will continue to claim the majority of the Chinese market."

Located in Xi'an, capital city of northwest China's Shaanxi Province, the Yanliang base is home to Xi'an Aircraft Industry (Group) Co., Ltd. and another 125 aviation businesses.

Jin Qiansheng told Xinhua that the Xi'an Aircraft industry company, which is under the AVIC I, will serve as a major big-part manufacturer of the large passenger jet project.

Jin Qianshen said China was willing to cooperate with foreign companies in developing large passenger jets.

Earlier media reports quoted Laurence Barron, president of Airbus China, as saying that the European aircraft producer hoped to know more about the (China's large jet) program, and had been prepared for probing into any possibility of cooperating with Chinese partners on the program.

According to Zhang Qingwei, chairman of the newly established Commercial Aircraft Corporation of China Ltd., in the process of CACC's formation, China obtained support and concern from such world big-names as Boeing, Airbus, GE, Honeywell and Bombardier.

Jin Qiansheng estimated that approximately 3,000 to 5,000 non-state businesses nationwide would be ushered into the large jet program. But it still takes time for such companies to get familiar with the aircraft industry, he told Xinhua.

========================================================
La Chine crée un nouveau constructeur aéronautique


La Chine a créé un nouveau constructeur aéronautique qui produira des avions régionaux dans un premiers temps et sans doute à terme de plus gros appareils pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis de Boeing et d'Airbus, annonce l'agence de presse Chine nouvelle.

La société, Commercial Aircraft Corp of China (CACC), a un capital de 19 milliards de yuans (1,8 milliard d'euros). Son principal actionnaire est la Commission d'administration et de supervision des actifs (ASAC) avec 30% du capital, précise Chine nouvelle.

Un consortium constitué de la ville de Shanghai où est développé un avion régional et des deux constructeurs aéronautique chinois AVIC I et AVIC II, détiendra 25% poursuit l'agence officielle.

Cet avion, qui peut transporter 90 passagers, a été dévoilé fin 2007. Il s'agit du premier appareil régional développé par la Chine. Les essais en vol sont prévus cette année et les livraisons à partir de la fin 2009.

A terme, la Chine souhaite fabriquer des avions de plus de 150 sièges ou des avions cargo capables de transporter plus de 100 tonnes.

Le directeur général du nouvel avionneur, Jin Zhuanglong, n'a pas donné de date quant à la fabrication d'un gros appareil. Il a précisé que l'investissement et la coopération n'étaient pas limités aux sociétés chinoises.

CHINE OUVERTE À LA COOPÉRATION

La Chine utilisera les ressources mondiales pour développer l'appareil et est ouverte à la collaboration avec des sociétés étrangères, a déclaré Jin Zhuanglong à Chine nouvelle.

Les compagnies aériennes chinoises, qui, selon Airbus, auront besoin de 2.650 nouveaux avions au cours des 20 prochaines années, ont passé de grosses commandes à Boeing et Airbus ces dernières années.

Certains analystes sont toutefois sceptiques sur le succès commercial d'un gros avion qui serait entièrement conçu et fabriqué en Chine, compte tenu de l'expérience limitée du pays dans les gros appareils.

"Il se peut qu'ils arrivent à établir une présence dans le secteur en dix ou 20 ans... s'ils l'alimentent avec des fonds publics et offrent peu à peu des participations au secteur privé", estime Richard Aboulafia, analyste chez Teal Group.

AVIC I, maison mère de Xi'an Aircraft International, a développé l'ARJ21. Hafei Aviation Industry (AVIC II) fabrique l'ERJ-145 en partenariat avec le brésilien Embraer.

Les autres actionnaires du nouvel avionneur sont de grandes sociétés publiques chinoises comme Aluminum Corp of China (Chalco), Baoshan Iron & Steel et Sinochem International.

La société de location d'avions du groupe General Electric a indiqué au mois de mars avoir signé un accord provisoire pour l'achat de cinq ARJ21. Il s'agit de la première commande passée par un grand client non chinois. Au total, le carnet de commande de l'ARJ21 s'élève à 181 appareils. Il a été principalement commandé par des compagnies aériennes chinoises.

Certaines pièces de l'ARJ21 sont fournies par les groupes américains General Electric et Parker Hannifin

AVIC I et AVIC II fournissent aussi des pièces à Airbus pour le très gros porteur A380 et à Boeing pour son 787 Dreamliner.

Toutes les notes