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30.07.2008
Des jouets aux aliments, les alertes se poursuivent sur le "made in China"
" En matière de sécurité des produits de grande consommation, il est clair que les mailles du filet comportent un trou - de la taille de la Chine ".
Les chiffres ont de quoi donner le tournis : 18 millions de jouets, voire 22 selon d'autres estimations, retirés du marché - des États-Unis à l'Europe en passant par l'Australie - par le fabricant américain Mattel à la mi-août 2007. La raison de ce retrait record ? Des aimants, qui se détachaient de petites voitures, et menaçaient d'étouffer les enfants qui les avalaient. Avant cela, il y avait eu, au début août de la même année, le retrait d'un million et demi de poupées - Dora l'exploratrice et autres - dont la peinture contenait des niveaux dangereusement élevés de plomb. Et, entre ces deux retraits, un autre encore : des centaines de milliers d'accessoires pour poupées Barbie - toujours à cause du plomb. Au total, sur la seule année 2007, une trentaine de rappels du même genre ont été effectués !
Alors que 80 % des jouets " consommés " dans le monde viennent des quelque 10.000 usines chinoises spécialisées dans le domaine, il semble qu'elles présentent des défauts majeurs en termes de sécurité. Aux prototypes approuvés par les acheteurs occidentaux se substitueraient parfois des produits finis de moindre qualité. Les tests, sur le contenu des peintures, colles et autres produits, ne seraient pas effectués... À cela s'ajoute la pression des acheteurs occidentaux, fort peu généreux sur les marges laissées aux fabricants chinois, qui, du coup, tricheraient sur la qualité, histoire d'accroître leurs maigres profits.
LA COMMISSION AMERICAINE CRITIQUEE
D'ailleurs, du dentifrice à la nourriture pour chiens, de nombreux produits chinois ont fait l'objet d'alertes à la sécurité, notamment de l'autre côté de l'Atlantique. Comme le disait un élu américain à l'époque de l'un des nombreux retraits de 2007 : " En matière de sécurité des produits de grande consommation, il est clair que les mailles du filet comportent un trou - de la taille de la Chine "... Le résultat de ces scandales à répétition ? Les importateurs tels Mattel ont médiatisé leurs nouveaux efforts en vue d'améliorer la surveillance de toute la chaîne de production. Vertement critiquée, la commission chargée aux États-Unis de la sécurité des consommateurs a elle aussi tenté de resserrer les boulons. Avec des résultats plus que modérés. Pas plus tard que la semaine dernière, près d'un million de brosses d'aspirateurs made in China étaient rappelées outre-Atlantique parce qu'elles menaçaient de se désintégrer, de même que, de nouveau, des jouets défectueux ou peints au plomb...
05:08 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine;made in china;jouets
25.07.2008
Air France va chercher la croissance du fret en Chine
Air France-KLM et China Southern négocient la création d'une compagnie aérienne chinoise de fret, prévue en 2009.
L'évolution de la flotte fret en Chine continentale
Entre 70 et 75 millions d'euros. C'est le ticket d'entrée d'Air France-KLM pour pénétrer sur le marché chinois du fret aérien, appelé à progresser de près de 10 % par an au cours des vingt prochaines années, presque deux fois plus vite que la croissance mondiale espérée. Selon des sources internes, ces 70 à 75 millions d'euros correspondent à l'investissement prévu par Air France-KLM dans la création d'une compagnie chinoise de fret d'une durée de vie de trente ans en partenariat avec China Southern, qui va y transférer toute son activité cargo actuelle. Les deux compagnies sont déjà partenaires dans l'alliance Skyteam. Ce montant correspond à 25 % du capital de cette joint-venture, estimé entre 280 et 300 millions d'euros, la limite que ne peut dépasser un investisseur étranger.
Le niveau précis de l'engagement financier dépendra en fait du taux de change entre l'euro et le yuan au moment de l'opération prévue avant la fin de l'année si les négociations aboutissent. China Southern détiendra 51 % du capital, voire 75 % si Air France-KLM ne parvient pas à convaincre un ou des investisseurs français de l'accompagner dans l'aventure avec une participation de 24 %. C'est un membre du groupe tricolore qui sera nommé directeur général.
UN PROJET D'ENVERGURE
Pour l'heure, Air France-KLM et China Southern ont annoncé début juin la signature d'un accord-cadre pour réaliser cette opération avant le 31 décembre. Sans donner plus de précisions. Selon nos informations, le projet est d'envergure. La nouvelle compagnie chinoise, qui pourrait débuter ses opérations début 2009, entend assurer dès le printemps 2010 un peu moins d'une centaine de vols par semaine (93) vers l'Europe (Francfort, Budapest, Amsterdam déjà assuré par China Southern, Oslo, Helsinki, Milan), la côte ouest américaine (Los Angeles, Seattle) ainsi que d'autres destinations asiatiques (Osaka, Nagoya au Japon, Séoul en Corée du Sud, Singapour, Hanoi et Ho Chi Minh-Ville au Vietnam, et Manille aux Philippines). Ceci au fil des livraisons d'avions.
La flotte doit compter dix gros-porteurs dès août 2009, puis douze en juillet 2010 : deux Boeing 747-400F, six B777F pour les vols intercontinentaux et quatre Airbus A300-600 pour le réseau intra-asiatique. Ils seront basés sur trois aéroports chinois : Tianjin, près de Pékin, Shanghai et Canton. De plus, cette nouvelle compagnie commercialiserait aussi le fret des soutes des avions passagers sur les lignes internationales de China Southern. En année pleine, cette entreprise pourrait dégager 760 millions d'euros de chiffre d'affaires, dit-on en interne.
Alors que le coeur du cargo mondial bat en Chine, Air France-KLM entend donc se positionner sur des nouveaux marchés sans cannibaliser ses hubs de Paris et d'Amsterdam où le joint-venture n'apportera pas de nouvelles capacités. Un fort relais de croissance à l'heure où l'activité cargo du groupe souffre terriblement. Surtout ce joint-venture lui permet de rivaliser avec Lufthansa, qui a déjà créé une telle compagnie de fret avec Shenzen Airlines. Les autorités chinoises, agacées de constater que l'essentiel du marché cargo au départ de Chine échappe à leurs transporteurs, acceptent de telles coopérations avec des compagnies étrangères, qui disposent d'un savoir-faire supérieur.
07:20 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, China, fret, Air France, China Southern
17.07.2008
Les chinois lorgnent les groupes miniers australiens
Sinosteel vient d'acquérir près de 50 % de Midwest et Chinalco détient 9 % de Rio Tinto . La flambée des prix du minerai de fer pousse les aciéristes chinois à des acquisitions.
L'Australie est devenue la cible des aciéristes chinois. Relativement calmes en termes de prise de participation à l'étranger, les groupes chinois ont pourtant multiplié ce type d'opérations cette année chez leurs partenaires commerciaux privilégiés par leur gouvernement. Ainsi, Chinalco a pris une participation de 9 % chez Rio Tinto tandis que Sinosteel vient d'acquérir au cours de ces six derniers mois 40 % du capital de Midwest, pour porter sa participation à 49,66 %.
Les ambitions australiennes de Sinosteel semblent assez caractéristiques de celles de ses concurrents. "Qu'importe si les possibilités qui s'offriront à nous se situent dans la région du mid-west ou dans la région traditionnelle du Pilbara (nord-ouest du pays). Où il y a du minerai de fer, nous voulons être impliqués", a assuré fin mai William Ren, directeur adjoint de Sinosteel Australia. Le géant Baosteel n'est pas en reste : après avoir été pressenti pour une prise de participation dans le géant minier Rio Tinto pour contrer l'OPA de BHP Billiton, il a annoncé fin mai sa volonté d'investir dans l'un de ses principaux fournisseurs, le troisième producteur australien de minerai de fer, Fortescue Metals Group.
DEMANDE EN FORTE HAUSSE
Même si le gouvernement central a obligé les aciéristes chinois à réduire le rythme de progression de leur production afin de ralentir la croissance nationale, leurs besoins demeurent très importants. La production nationale d'acier a dépassé l'an dernier 550 millions de tonnes. Afin de satisfaire cette demande - il faut 85 tonnes de fer pour produire 50 millions de tonnes d'acier, selon le patron de Sinosteel -, les importations de minerai de fer ont progressé de 17,4 % en 2007, à 383,09 millions de tonnes, selon les statistiques chinoises. Entre 2003 et 2007, la Chine a importé 1,34 milliard de tonnes de minerai de fer, soit 42 % des livraisons mondiales de cette période.
Les ambitions de croissance des aciéristes chinois à l'étranger sont nées de l'explosion des prix du minerai de fer, poussés par leur propre demande. Baosteel a annoncé la semaine dernière avoir accepté la requête de BHP Billiton d'augmenter ses tarifs de 79,88 % à 96,5 % selon la qualité et la provenance du minerai, quelques jours après avoir signé un accord similaire avec Rio Tinto. La Chine achète 80 % de son minerai de fer auprès de trois pays : l'Australie (38 % de ses achats pour une valeur moyenne de 100 dollars la tonne, jusqu'à la hausse négociée avec Rio Tinto et BHP Billiton), l'Inde (23 % pour 160 dollars la tonne) et le Brésil (22 % à 136 dollars la tonne). Le choix des aciéristes chinois s'est naturellement porté vers l'Australie. En plus d'être leur premier fournisseur, elle leur assure un minerai de meilleur qualité que celui extrait d'Inde et du Brésil. Au final, alors que la Chine n'avait investit que de 3,4 milliards en Australie jusqu'en 2004, elle devrait tripler ce chiffre pour la seule année 2007.
19:00 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, China, croissance, acier, mines, australie, minerai
Chine: la croissance reste solide, l'inflation aussi
Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine a continué de progresser à un bon rythme au premier semestre (+10,4%) mais l'inflation aussi, flirtant toujours avec les 8%, selon les chiffres officiels annoncés ce jeudi par le Bureau national des statistiques (BNS).
La croissance économique chinoise a, certes, quelque peu ralenti sur les six premiers mois de l'année mais elle reste sur une tendance à deux chiffres, selon les chiffres officiels dévoilés ce jeudi par le Bureau nationale des statistiques (BNS).
Comme ce fut le cas au cours des cinq précédentes années, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a atteint 10,4% en glissement annuel au premier semestre 2008, selon les statistiques communiquées par le BNS. Ce PIB a représenté 13.062 milliards de yuans (1.920 milliards de dollars ou 1.211 milliards d'euros). Pour le seul deuxième trimestre, sa progression a été de 10,1%, en ralentissement après un premier trimestre à +10,6%. Sur l'ensemble de 2007, la croissance avait atteint +11,9%, son plus haut niveau en treize ans, selon des chiffres révisés en avril.
Parallèlement, l'inflation a perduré avec un indice des prix à la consommation en hausse de 7,9% en glissement annuel entre janvier et juin (après 8% au premier trimestre). Supérieure à l'objectif annuel de 4,8% que le gouvernement s'est fixé et qui équivaut à son niveau de l'an dernier, la hausse est essentiellement due aux prix de l'alimentation, qui ont bondi de 20,4% au premier semestre. L'inflation s'est néanmoins modérée après avoir connu un plus haut en près de 12 ans en février, de +8,7%. Sur le seul mois de juin, l'indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 7,1%.
Au plan national, les investissements en capital fixe ont continué de progresser à vive allure: +26,3% au premier semestre 2008 sur un an en Chine, soit 0,4 point de pourcentage supérieur à la même période de l'an passé, totalisant 6.842 milliards de yuans (1.006 milliards de dollars). En zones urbaines, ces investissements ont, comme toujours, augmenté plus vite: +26,8% entre janvier et juin (supérieur de 0,1 point de pourcentage) et +29,5% sur le seul mois de juin. Ils ont représenté 5.843,6 milliards de yuans (859 milliards de dollars). La production industrielle a augmenté de 16,3% en glissement annuel au premier semestre en Chine et de 16,0% sur le seul mois de juin.
17:04 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, China, inflation, PIB, croissance, investissement
14.07.2008
Looking to brighter Sino-French relations
Nous avons publié le 12 Juillet l'extrait d'un article du China Daily sur les relations Franco Chinoise et la perception qu'on les Chinois. Aujourd'hui encore le China Daily publie un article dans lequel une tentative d'ouverture est faite, notamment par un rappel sur l'aide appporté par la France au Sichuan .
Looking to brighter Sino-French relations
By Wang Danna (China Daily)
Though Sino-French relations were rocky in the first half of this year, "we have been solid friends for many years - the fundamentals of the relationship between our two countries are excellent and solid," Herve Ladsous, the French ambassador to China, said in a recent interview with China Daily.
"We want to continue building relations on the basis of respect," he said.
Even though "some undeserved difficulties arose in Sino-French relations", the ambassador remains optimistic. "We should look at bilateral relations from a historic standpoint. I hope they can get back on track soon."
The ambassador said he feels welcome where ever he goes in China. After previous visits, it was his "long dream to return back to China". His job is exciting but busy - allowing him to indulge his hobby of fishing only a couple of times over the 18 months he has been stationed in China.
Aid
France was one of the first countries to respond to the Wenchuan earthquake on May 12. The French government and companies offered tents, household items, medical equipments and other supplies.
French nationals also donated money and blood to help, Ladsous said.
French President Nicolas Sarkozy went to the Chinese Embassy in Paris to express his sadness and condolences to the victims.
Ambassador Ladsous expressed his sympathy for victims in a condolence book for foreign diplomats at the Chinese Foreign Ministry.
Ladsous thought these reactions "normal between friends".
The French government sent a 13-member medical team to Guangyuan in northeast Sichuan to treat the injured in local hospitals and on the front line.
The team treated more than 400 patients over 12 days in Sichuan. Chinese Foreign Minister Yang Jiechi called the team to express his thanks for their relief work.
The French government has to date donated more than 1 million euros ($1.6 million) worth of supplies.
As the immediate relief efforts are drawing to an end, China now faces the formidable task of reconstruction.
"French architectural and engineering companies have begun to offer help to rebuild the city of Dujiangyan," the ambassador said.
The French Embassy and Sichuan authorities plan to finalize an agreement in August on rebuilding plans using experts to salvage and restore cultural sites damaged in the quake. Rebuilding of the Bai Lu Church is among the plans.
"We are also working closely with the European Chamber of Commerce in China on a seminar to be held this October for rebuilding Sichuan province," Ladsous said.
Cooperation
Even though numbers of Chinese tourists to France declined recently, both France and China have tried their best to turn the situation around with "everyone doing their jobs", the ambassador said, adding he is optimistic everything "will return to normal".
The embassy will hold scheduled cultural exchanges in opera, ballet, film, photography, sculpture and events related to the Olympic Games. The European Youth Orchestra will visit Beijing at the end of the Games in August, the ambassador said.
Sino-French cooperation in innovative technology is also reflected in the Games. "French companies are active in cooperation," Ladsous said.
One is a joint venture with French company ASK making contact-free inlays for 12.2 million Olympics tickets using its radio frequency identification technology.
Companies from China and France have keen on cooperation of green technologies, the ambassador said, which supports a joint statement on climate change by the two nations.
One effort is for electric taxies, buses and even private cars.
"We are at the very beginning" of the electric vehicle plan, the ambassador said. "It will show people it does work. With higher gasoline prices, it can come into play."
China is developing emission-free nuclear power plants, which France and China have been working on together for 25 years. "We expect the work to continue for many more years to come," he said.
Future
Ladsous presided over the opening of a French consulate in Shenyang, capital of Liaoning province, in February this year to show support for the Chinese government's efforts to further develop the region.
He said "at least 200 French firms" are in the region, primarily in Shenyang, Dalian and Changchun, working with local companies making truck tires, helicopters and ships.
After 30 years of work by French institutes with the region's universities to train students in language and medicine, and by companies making autos and heavy equipment, the new consulate is a signal of further trust and communication, he said.
France also has consulates in Hong Kong, Shanghai, Guangzhou, Wuhan and Chengdu.
09:25 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, China, Ambassadeur, France, relation, Franco-Chinoise, sichuan
13.07.2008
Le marché commence à douter de la stratégie " Chine d'abord "
Depuis le début du mois, les investisseurs paraissent éviter les groupes les plus exposés à un possible tassement conjoncturel en Chine.
Quelques exemples d'entreprises occidentales exposées au marché chinois
En ces temps de doutes conjoncturels et boursiers, Alain Peyrefitte aurait pu titrer son célèbre ouvrage : Quand la Chine s'assoupira. Eldorado d'hier, l'ex-empire du Milieu semble désormais susciter certaines inquiétudes. La croissance économique de la Chine pourrait bien s'écraser au cours des trois derniers mois de l'année. Et cela à cause d'un atterrissage plus brutal que prévu de l'économie mondiale.
Certains évoquent également l'effet d'accalmie consécutif aux JO de Pékin. Mais certain n'y croit pas. " Le PIB chinois provient à 45 % de l'export et à 55 % du développement interne auquel les JO de Pékin ne contribuent qu'en petite partie ", évoque un spécialiste. Selon lui, au cours des soixante dernières années " on observe des crises fortes tous les dix ans et des mini-crises de réajustement tous les quatre ans ". Et d'ajouter : " Il est possible que l'on puisse se retrouver face au deuxième cas de figure en Chine, notamment à cause des tensions inflationnistes qui pourraient, soit entraîner des insuffisances de capacités de production, soit pénaliser l'activité des entreprises. "
SOLIDITE A LONG TERME
La chute de 50 % de la Bourse de Shanghai depuis la fin 2007 annonce vraisemblablement un fort ralentissement de l'économie chinoise ". Dans ce contexte, on assiste à une désaffection boursière récente sur les grands groupes de dimension internationale qui comptaient sur cette zone pour doper leurs revenus. C'est le cas dans le secteur de la construction avec des valeurs comme Saint-Gobain ou Lafarge, qui ont cédé plus de 9 % depuis le début du mois de juillet alors que l'indice CAC 40 a, dans le même temps, reculé d'un peu plus de 2 %. Du côté de l'industrie du luxe, LVMH a chuté de 13 % tandis qu'Hermès International a abandonné plus de 6 % sur la période. Mais rappelons la solidité de la tendance à long terme : un taux de progression moyen annualisé du PIB de 7 à 10 % au cours des deux prochaines décennies .
16:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, économie, PIB
Quand l'inconscient chinois s'exprimera...
L'édition se passionne pour l'empire du Milieu, à moins d'un mois des jeux Olympiques... Trois regards pour comprendre ce que pense la Chine aujourd'hui.
Dans un mois, tous les regards se porteront vers la Chine. Et il sera difficile d'échapper à la vision occidentale manichéenne qui en fait soit l'incarnation de la négation des droits de l'homme, soit le pays de Cocagne de la mondialisation. Mais au-delà de ce moment des jeux Olympiques et de la polémique sur le Tibet qui focalisent l'attention, comment la Chine se positionne-t-elle face à l'Occident qui la juge si souvent ? Souvenons-nous que ce n'est pas la Chine qui est allée vers l'Occident, mais l'Occident qui est venu à elle, pour tenter de la façonner à son image. L'injonction de Mao, appelant la Chine à " marcher sur ses deux jambes " et à ne pas oublier ses propres racines, a conduit le pays à adopter une sorte de double culture avec deux philosophies, deux cuisines ou deux médecines...
Si aujourd'hui le développement économique recouvre le pays d'un vernis occidental et tend à occulter cette bipolarité, l'inconscient chinois, pour être enfoui, n'en reste pas moins déterminant.
- Trois livres récents nous permettent une incursion de l'autre côté du miroir :
- 100 Mots pour comprendre les Chinois de Cyrille J.-D. Javary,
- Que pense la Chine ? de Mark Leonard et
- la Chine sur le divan d'Huo Datong.
Lacan disait : " L'inconscient est structuré comme un langage. " Le livre de Cyrille Javary, grand connaisseur de la Chine, procure une première approche de la culture chinoise au travers du langage, en sautant, par cent fois, d'un idéogramme à un autre. Le mot " France ", par exemple, se traduit par Fa guo, ce qui signifie littéralement " le pays de la méthode ". Le mot " Chine " (Zhong guo) renvoie quant à lui au pays " au centre du monde ". On en connaît l'expression plus courante : " empire du Milieu ". Que la Chine ait gardé ce nom, même à l'ONU, prend une tout autre signification à l'époque de la mondialisation : celle d'un pays qui entend reprendre aujourd'hui dans le monde sa place étymologique.
Il est aussi frappant de noter que la notion de liberté, dans sa conception occidentale, n'existe pas historiquement sous forme d'idéogramme unique, et a dû être construite tardivement sous la forme de deux caractères (zi you) dont la signification littérale est " ce qui a pour origine soi-même ". On comprend ainsi mieux pourquoi le dialogue autour de ce concept n'est pas si simple avec les Chinois, qui pourraient trouver dans cette définition de la liberté une justification pour imposer leur propre modèle. Selon Mark Leonard, ancien conseiller de Tony Blair et directeur exécutif du Conseil européen des relations extérieures, la Chine est sans doute " la puissance montante la plus consciente d'elle-même de tous les temps ". D'ailleurs, n'a-t-elle pas été jusqu'à élaborer une série d'indicateurs pour mesurer le " pouvoir national total " (PNT) qui inclut le poids économique, mais aussi militaire, diplomatique, politique et moral du pays ?
Le livre Que pense la Chine ? donne un aperçu très instructif des débats qui agitent les cercles intellectuels et politiques chinois sur trois grandes questions : le capitalisme, la démocratie et le rôle de la Chine sur la scène internationale. Inspiré par des entretiens avec plus de deux cents penseurs et responsables chinois, il retrace la façon dont la Chine s'est réellement émancipée des idées occidentales en matière d'économie, de politique et de pouvoir mondial. Alors que " l'Occident tout entier s'interroge avec passion sur la façon de gérer l'ascension de la Chine " en se demandant " comment s'y prendre pour que ce pays devienne comme nous ? ", l'auteur nous précise queles Chinois, eux, se demandent comment ils vont pouvoir gérer le déclin de l'Occident et " comment façonner au mieux le comportement des puissances occidentales pour promouvoir les intérêts et les valeurs de leur pays ".
Au capitalisme de la rivière des perles (référence à la région dans laquelle l'influence occidentale a été la plus grande), l'auteur oppose le nouveau " capitalisme du fleuve Jaune " qui pourrait bien devenir " un phare pour les pays en développement du monde entier ". Vu de Pékin, il ne fait aucun doute que les murailles restent nécessaires pour se protéger et éviter l'aplanissement de la Chine par la globalisation. The world is flat, oui, mais seulement jusqu'à la Grande Muraille. Mieux comprendre les différences et les ressemblances existant entre la culture occidentale et la culture chinoise, c'est ce que propose Huo Datong, ancien garde rouge, qui, après avoir étudié en France, est devenu le premier psychanalyste installé en Chine. Il nous explique quela psychanalyse était totalement inexistante il y a encore quinze ansen Chine, car la morale chinoise,empreinte de confucianisme, défend de critiquer ses parents, limitant de ce fait le dialogue au sein du cercle familial.
ASSUMER SES RACINES
Sans compter que si la confession orale est centrale dans la tradition chrétienne, elle ne l'est pas dans la tradition bouddhiste et taoïste. L'inconscient chinois n'a donc pas jusqu'à présent été " autorisé " à s'exprimer. Même si ce livre observe la Chine à travers le prisme de la psychanalyse, c'est en fait l'ensemble des sciences sociales qui est convoqué pour comprendre comment les Chinois appréhendent leur entrée dans un capitalisme mondialisé où " le Dieu Argent " s'est brutalement substitué à l'idéologie communiste. Cette mutation a conduit à l'éclatement de la cellule familiale traditionnelle alors même que la politique de l'enfant unique faisait peser une pression parentale accrue sur les épaules des jeunes Chinois. Néanmoins, cette nouvelle génération tournée vers le futur, qui n'a pas peur d'assumer ses racines, pourrait bien être celle qui remettra au premier plan la singularité chinoise, reléguant l'occidentalisation de ces dernières années au rang d'une simple phase de transition.
Et quand l'inconscient chinois s'exprimera, il pourrait bien influencer l'Occident plus que l'Occident ne l'a jamais influencé.
" 100 Mots pour comprendreles Chinois " de Cyrille J.-D. Javary (Albin Michel), " Que pense la Chine ? " de Mark Leonard (Plon) et " la Chine sur le divan " d'Huo Datong (Plon).
08:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Chinois, inconscient, idéologie, communisme
12.07.2008
Sarkozy hardline remarks stir up more controversy
Actuellement en Chine, je peux vous confirmer que les relations Franco-Chinoises sont très instables, et je vous laisse lire cet article publié aujourd'hui par le "China Daily".
Sarkozy hardline remarks stir up more controversy
By Jiao Xiaoyang
French President Nicolas Sarkozy stirred controversy in Sino-French relations again by making hardline remarks on a possible meeting with the Dalai Lama, just one day after meeting President Hu Jintao.
In an address at the European Parliament on Thursday, Sarkozy insisted that he will take no heed of China's concerns on whether he would meet the Dalai Lama.
"There are things that China must not tell European countries," Sarkozy said. "It's not up to China to set my agenda and my meetings."
"Is it illegal to meet the Nobel Prize laureate? I wonder who could possibly stop me from doing such a thing," he said.
The French president's tone sharply contrasted with the one taken when he met his Chinese counterpart on the sidelines of the G8 summit in Toyako, Japan.
Sarkozy told Hu that his government would adhere to the one-China policy.
The French leader also confirmed he will attend the opening ceremony of the Beijing Olympics, despite his previous threats to boycott the Games.
In the address at the European Parliament on Thursday, Sarkozy firmly defended his decision on the Olympics and stressed the importance of engagement with China.
Et voici quelques commentaires que l'on peut trouver, des attitudes :
indulgentes:
Angela Merkel met the DL too, and moreover refused to attend BJ Games Ceremony. She's a much much more a "hardliner" than Sarkozy!
Why not harrass Germany too instead of France, considering that German economy has much more to lose than France in terms of exports to China?
humoristiques :Let's finish the Olympic.
Then Gung Fu kick the big mouth French leader later.
China will gain a lot of fame after the game and
no more worry in the international affairs.
After the Olympics....China stance in the world will
be polite and strong....not weak anymore.
aggressives :
When a person presents one face one day and another quite different face on another day, he is emotionally unstable. He lacks credibility and therefore can not be trusted, in marriage or in business. His signature means nothing and his words mean even less. His is a mental case.
18:50 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chna, Chine, Sarkozy, JO, France, Europe, Dalai Lama
Pékin à un mois des Jeux
Alors qu'il reste moins d' un mois avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août prochain, Pékin mettait la dernière main à ses préparatifs, malgré les inquiétudes sur la pollution et l'épineuse question de la liberté de la presse.
Les derniers préparatifs étaient visibles dans les rues de la capitale chinoise alors que les ouvriers repeignaient les lampadaires et installaient des drapeaux le long des principales artères de la ville. Etaient également visibles le travail accompli sur les deux nouvelles lignes du métro et la nouvelle ligne de chemin de fer qui doivent bientôt entrer en service.
Les autorités ont inauguré mardi dernier le principal centre de presse et le centre international de radio-télédiffusion, les deux centres névralgiques qui diffuseront les images et les informations sur les Jeux à travers la planète.
Mais la véritable difficulté pour le gouvernement chinois sera de tenir sa promesse de permettre aux journalistes -on en attend 30.000- de travailler en toute liberté comme ils ont pu le faire lors des autres Jeux, un engagement pris par Pékin il y a sept ans lors de sa désignation.
Les chaînes de télévision mondiales -qui ont déboursé des milliards de dollars pour les droits de retransmission- mais aussi le Comité international olympique cherchent depuis des mois à essayer de savoir auprès des autorités chinoises si les camions satellites auront le droit de circuler librement dans la métropole forte de 17 millions d'habitants.
Les accès à des sites hautement symboliques tels que la place Tiananmen constituent également l'un des sujets de discorde avec les autorités qui craignent que les manifestants pro-tibétains ou encore les fidèles de la secte Falun Gong ne se servent de la présence de la télévision.
Cette question sera notamment à l'ordre du jour mercredi lors de la rencontre prévue entre les représentants des chaînes, du CIO et du comité organisateur.
"Je pense que ce libre accès de la presse va être un problème pour tout le monde", a souligné Johannes Hano, le chef du bureau Asie de la chaîne allemande ZDF.
La semaine dernière, Hano a vu son interview en direct depuis la Muraille de Chine interrompue par la police. "Ils vous arrêtent même si vous avez l'autorisation. Ca va être le plus gros problème. Il n'y aura pas de liberté de la presse comme ils l'ont promis", a estimé Hano qui a adressé une "lettre de vive protestation" au président du CIO Jacques Rogge, au comité de Pékin, au ministère chinois des Affaires étrangères et à l'Union européenne de télédiffusion.
Sur l'autre dossier épineux, celui de la pollution, les autorités de Pékin ont mis les bouchées doubles et l'atmosphère au-dessus de la capitale chinoise devrait s'éclaircir quand les contrôles stricts entreront en vigueur le 20 juillet prochain.
Les usines et sites d'industrie lourde dans plusieurs provinces autour de Pékin resteront fermés et près de deux millions de véhicules se verront interdits de circulation avec la mise en place d'un système de rotation sur la base des plaques minéralogiques.
A Qingdao, le site pour les épreuves de voile à 560km de Pékin, des milliers de personnes s'affairent à nettoyer une éclosion envahissante d'algue qui recouvre un tiers de la surface marine où les épreuves doivent commencer le 9 août. Cette éclosion pourrait être due à la pollution, un problème persistant le long de la côte est du pays fortement industrialisée.
Le président du CIO a d'ores et déjà averti que certaines épreuves d'endurance se déroulant à l'extérieur et durant plus d'une heure seront différées si la qualité de l'air est mauvaise.
18:00 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, jeux, olympique, JO, Pekin, pollution, presse
Les Français seront les bienvenus pendant les Jeux, assure la Chine
La Chine cherche à rassurer les voyageurs français en leur garantissant un accueil chaleureux le mois prochain aux Jeux olympiques, au lendemain de l'annonce du déplacement de Nicolas Sarkozy à Pékin pour la cérémonie d'ouverture.
"Nous savons que les Chinois jouissent d'une tradition d'hospitalité", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao. "Je crois que les Chinois traiteront avec sincérité et hospitalité les dirigeants, les citoyens et les athlètes étrangers."
Les relations entre la Chine et la France se sont tendues depuis les manifestations des opposants à la répression au Tibet qui ont émaillé le passage du relais de la flamme olympique à Paris. En réponse, des Chinois ont organisé des manifestations contre la France et lancé un boycott des magasins Carrefour et de certains produits français.
Le président français avait agacé encore un peu plus les Chinois en devenant le premier chef d'Etat à évoquer la possibilité d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des JO en guise de protestation contre la politique de répression au Tibet et dans les zones peuplées de Tibétains.
Un boycott de la cérémonie d'ouverture aurait été une gifle adressée aux dirigeants communistes chinois, soucieux d'utiliser les Jeux pour afficher leur puissance.
M. Sarkozy a expliqué sa décision d'assister à la cérémonie d'ouverture en affirmant qu'il serait mauvais d'"humilier" la Chine par un boycott, mais il a ajouté qu'il allait soulever la question du respect des droits de l'Homme avec les dirigeants chinois.
Liu a souligné qu'habituellement la France et la Chine entretenaient de bonnes relations.
"A propos des récentes difficultés dans nos relations bilatérales, le président (chinois) Hu Jintao a déclaré qu'elles n'étaient pas souhaitables, et que ce n'était pas la faute de la Chine", a-t-il indiqué.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères n'a pas dit si des mesures spécifiques seraient mises en place pour empêcher d'éventuelles manifestations anti-Français pendant la visite de Sarkozy à Pékin.
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