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03.08.2008

JO Les premieres images de la cérémonie d'ouverture

f7abcf63b1351c17600ec971093ea9b6.jpgVIDEO - Découvrez en avant-première les images des répétitions de cette cérémonie tenue sous le sceau du secret, dévoilées par une télévision sud-coréenne.

http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafYKHV.html

Source : Le Figaro

Le BOCOG, comité chinois d'organisation des Jeux Olympiques, a une raison de plus de ne pas aimer les médias et internet. Son porte-parole s'est déclaré «déçu» après la diffusion d'une vidéo d'une répétition de la cérémonie d'ouverture des Jeux. Tenue sous le sceau du secret, le spectacle a en effet été éventé. Au menu de la mise en scène du célèbre cinéaste Zhang Yimou : des gymnastes au sol, des adeptes du kung-fu, une terre gonflable et des baleines.

A l'origine de la fuite, aucun employé soudoyé pour filmer en cachette, mais une simple équipe de tournage de la chaîne sud-coréenne SBS (Seoul Broadcasting Station). Selon la chaîne, entrée dans le stade national de Pékin, la caméra filme les répétitions, tout simplement, sans que personne ne semble s'y opposer. SBS diffuse alors ces images, à la grande colère des Chinois.

Aussitôt, au moins quatre copies du reportage sont mises en ligne sur YouTube. Elles y resteront une dizaine d'heures, durant lesquelles elles sont vues par 50.000 internautes environ.

Est-ce le BOCOG qui a demandé à YouTube, que l'on sait assez collaboratif dans ce genre de situation, de supprimer ces vidéos ? Selon le site YouTomb, un projet du prestigieux MIT qui recense les vidéos supprimées sur YouTube et les causes de leurs mises hors ligne, ce n'est en tout cas pas la chaîne coréenne. SBS ne se prive pas de demander des suppressions, mais il s'agit surtout d'extrait de l'équivalent local de Star Academy ou de l'Ecole des Fans (voir la liste des suppressions demandées par SBS). YouTomb précise simplement que les vidéos de la cérémonie ont été supprimées à la demande d'un «third party» (un tiers).

Mais Pékin a pu apprendre une nouvelle fois, à ses dépens, que si l'on peut bloquer l'accès d'internautes chinois à certains sites, il est en revanche plus compliqué de rayer totalement du web ce type de document.

Special JO - 6

4763e57b9e7556f4075bafb952c74d59.jpgYao Ming, qui mesure 2,29 m, est le plus populaire des 639 athlètes de la délégation chinoise. Retour sur le parcours de ce colosse, émigré en NBA depuis 2002.

Il n'est pas passé inaperçu, dimanche, au milieu de 200 athlètes et responsables chinois, lors de l'inauguration du Village olympique. Il faut dire que Yao Ming, superstar du basket, peut se prévaloir d'un gabarit hors norme : 2,29 mètres, selon son club américain, les Houston Rockets. Plus grand joueur actif en NBA, il serait l'un des trois plus grands basketteurs de l'histoire de la Ligue.

Ses parents, tous deux anciens joueurs professionnels, ne sont pas étrangers à ce gigantisme. Selon Brook Larmer, auteur d'une biographie (Opération Yao Ming) parue en 2005, leur mariage aurait même été orchestré par les autorités sportives dans le but de «concevoir un géant», prédisposé aux dribbles et autres dunks. Mission accomplie : après deux saisons très remarquées chez les Shanghai Sharks, Yao fait ses débuts en NBA en octobre 2002. En cinq ans comme pivot chez les Rockets, le «géant chinois», devenu un des meilleurs joueurs du championnat américain - il affiche une moyenne de 22 points et 10,8 rebonds par match cette saison - a déclenché un incroyable engouement de la part de ses compatriotes. Les votes de ces derniers lui permettent d'ailleurs de participer au «All-Star Game» tous les ans depuis 2003.


Peu de chances de médaille

Son charme touche les plus hautes instances : en 2005, il reçoit le titre d'«ouvrier modèle» du Parti. À 28 ans, ce natif de Shanghaï, qui figure depuis cinq ans en tête du classement Forbes des Chinois les plus célèbres, est également un des plus riches. Lui qui a fait l'objet d'un documentaire en 2003 et figuré dans le blockbuster Rush Hour 3 l'année dernière est également l'ambassadeur de nombreuses causes humanitaires.

Sa participation, très attendue aux Jeux, s'annonçait mal il y a encore quelques jours, en raison d'une fracture d'un pied dont il fut victime en février. Soulagement national donc, en le voyant évoluer, le 17 juillet, lors d'un match de préparation contre la Serbie.

Si ses dernières performances, comme lors de la victoire mardi face à l'Angola lors du tournoi du «Ballon de diamant» à Nankin, ont rassuré quant à son état de santé, les chances restent minces pour l'équipe chinoise de décrocher une médaille. Il faudra déjà se qualifier au sein du groupe B, dans lequel figurent, entre autres, les États-Unis et l'Espagne. «Le pire tirage que je puisse imaginer», confie Yao.

Son équipe parviendra-t-elle, malgré tout, à reproduire l'exploit d'Athènes en 2004, où elle avait atteint les quarts de finale ? Pessimiste pour ces Jeux, Yao ne l'est pas pour sa propre carrière : sa percée dans la superpuissance américaine devrait le placer encore longtemps sous les cieux cléments de l'empire du Milieu.