10.05.2008
Arrêt sur Image
Des bras tendus. L’angoisse aiguë, instantanée, que perçoit l’observateur , à la vue de cet homme près de s’écraser sur l’un des cinq boulevards périphériques de Pékin… Cette photographie, bien sûr, est un montage. Un cliché tiré d’une série baptisée «Li Wei Falls» (Li Wei tombe) dans laquelle il apparaît alternativement basculant du haut d’un gratte-ciel ou planté, tête en bas et comme dans un dessin pour enfant, dans un gigantesques lac de glace. Ici, les filins retenant le performeur ont été effacés par un logiciel de traitement photographique. A Pékin, la quête artistique de Li Wei, 37 ans, repose depuis plus de dix ans sur la prise de conscience des dangers du quotidien.
Le week-end dernier, le cyclone Nargis s’abattait sur le Myanmar – l’un des pays les plus pauvres d’Asie, étouffé par une junte militaire inflexible –, dévastant temples, forêts, maisons de la région de l’Irrawaddy. Emportant des dizaines de milliers de vies. Alors qu’un système d’alerte précoce aurait sans doute permis d’éviter un grand nombre de morts, le régime est resté muet.
Comme il l’est resté, plus tard, sur l’étendue de la catastrophe, annonçant quelques centaines de victimes seulement. En début de semaine, pourtant, les généraux parlaient d'envisager enfin l’aide humanitaire internationale et d'ouvrir leurs frontières aux humanitaires…peut être !
et, pendant ce temps là :
Bonne nouvelle pour les amateurs de poker , le casino d’Enghien accueillera six tables dédiées à ce jeu à partir du 19 mai selon le site spécialisé pokernews.com. Mais l’établissement a fixé à 250€ la cave minimum ce qui resserre la clientèle aux amoureux du poker aisés.
En image, une semaine qui s'explique dans la diversité, 360°, comme diraient certains.
14:05 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Asie, Actualité
04.05.2008
ArcelorMittal vend une part de China Oriental
Le leader mondial de l'acier cède près de 18% et redescend à moins de 30%.
Le leader mondial de l'acier ArcelorMittal annonce ce vendredi dans un communiqué que sa participation dans le grand acteur chinois de la sidérurgie China Oriental a été ramenée de 47% à 29,6%.
ArcelorMiital a en effet vendu 17,6% du capital à la Deutsche Bank et au bancassureur néerlandais ING afin de répondre à l'obligation faite par la Bourse de Hong Kong de maintenir un minimum de 25% de flottant pour China Oriental.
En novembre dernier, ArcelorMittal a acquis 28% de China Oriental pour un prix de 647 millions de dollars, selon la presse chinoise. Puis, en février, il est monté à 47% du capital.
17:30 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Business, Arcelor
03.05.2008
Le Kung-Fu ne sera pas représenté au JO
En Chine, ils sont des milliers à pratiquer cet art martial. A Dengfeng, dans la vallée principale du Henan, l’école de Tagou est la plus cotée du pays. Située à seulement quelques kilomètres du célèbre temple de Shaolin, 20000 élèves de 3 à 18 ans s’y entraînent chaque jour. Etonnamment, ce sport ne sera pas représenté aux JO de Pékin ; le géant asiatique n’ayant pas réussi à convaincre le Comité international olympique. Pourtant, la superstar Jet Li, roi du kung-fu sur les écrans de ciné, est venu personnellement plaider la cause de son art en octobre dernier à Pékin. Quelques espoirs de médailles en moins pour ce pays qui devrait, malgré tout, en récolter une moisson.
17:20 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Kung Fu, JO
18.04.2008
La Cuisine au Tibet : Une Cuisine au sommet
DANS LA MEDECINE CHINOISE CLASSIQUE, LE NUTRITIONNISTE ETAIT CELUI QUI ETAIT AU SOMMET DE LA HIERARCHIE .
En Chine, depuis des millénaires, diététique et gastronomie ne s'opposent pas mais se complètent harmonieusement. La diététique faisait donc partie intégrante des études médicales.
Lorsque l'on croit avoir tout essayé de la cuisine asiatique à Paris, après les chinois plus ou moins vietnamisés, les restaurants vietnamiens aux saveurs du Cambodge, les thaïlandais à la sauce laotienne, les coréens sous domination nipponne, les japonais complexés par l'ancienne nouvelle ou la nouvelle ancienne cuisine, il demeure encore une expérience à tenter.
Pourquoi ne pas découvrir la cuisine tibétaine ?
Il arrive, en effet aussi, que les tibétains mangent.
Cela étonnera certains qui imaginent de bonne foi que la grande sagesse spirituelle de ce peuple lui dispense d'avoir un estomac et des papilles gustatives.
Or, devant une bonne table aucun tibétain ne demeure indifférent aux recettes traditionnelles de son pays.
Si, pour des raisons économiques et souvent politiques l'ordinaire demeure, sur place, encore très sobre, se composant le plus souvent de farine d'orge grillée, la tsampa, que l'on roule en boulettes et que l'on accompagne de thé au beurre de yak salé, le djia tu, et, éventuellement, d'un peu de fromage sec, il en va tout autrement dès que l'occasion le permet.
Si les moyens sont là, ces occasions sont nombreuses car les tibétains sont friands de festivités et que celles-ci ne peuvent se conclure autrement que par un bon repas pris en communauté. Dans ce cas on oublie quelque peu la tsampa pour préférer des recettes beaucoup plus élaborées et beaucoup plus diversifiées.
De la viande d'abord !
Le tibétain est, tout d'abord, et contrairement aux idées reçues, un gros mangeur de viande. Ceci à tel point que la religion bouddhiste a du, dès son implantation, concilier de nombreuses dispenses et autoriser la consommation de viande à l'exclusion de celles de chien, de cheval et de lapin.
En fonction de l'altitude on apprécie donc le yak, le mouton, le bœuf ou le porc et la volaille...et, si possible, en bonne quantité.
Le plus souvent, en famille, la pièce de viande est disposée au milieu de la table et chacun se sert à son gré en découpant sa part grâce à un couteau effilé porté à la ceinture dans un étui comportant également des baguettes. Ces étuis de bois, de cuir, d'ivoire ou cloisonnés, souvent artistiquement décorés et comportant même parfois des pierres précieuses, se transmettent de génération en génération et font naturellement partie du costume traditionnel.
Cette pièce de viande, souvent grillée ou rôtie, constitue donc le centre du repas et s'accompagne de multiples à cotés. Ce sont ces amuse-gueule qui constituent la grande richesse de la cuisine tibétaine. Les plus connus et les plus appréciés d'entre-eux demeurent sans conteste les raviolis farcis aussi nommés, ou shemog.
Chacun prétend en posséder la recette originale mêlant habilement viandes, légumes et épices. A l'instar des raviolis de Pékin, ils se consomment cuits à la vapeur ou frits. Ils se trempent dans de la sauce de soja et s'accompagnent souvent d'une soupe claire, le kongpo tchuri, à base de tsampa. Suivant les régions on apprécie également des galettes frites farcies de viande de bœuf ou de yak, les sheshabaleb ou shabale ainsi que diverses boulettes arrosées de beurre fondu, les baktsa ainsi que les Lhassa khoura qui sont de petites galettes farcies et frites.
Du riz et des légumes ensuite !
Le tout s'accompagne volontiers de riz, ou plus traditionnellement encore de divers légumes lacto-fermentés et macérés.
Lors des repas de fête, il n'est pas rare de servir la fameuse fondue tibétaine, le gya kok, cousine de la non moins fameuse fondue mongole ou Tap Pin Lo. La version tibétaine propose plusieurs viandes détaillées en fines tranches, du Dafou, la version tibétaine du Tofou ou caillé de soja, des champignons et divers légumes le tout préparé dans un bouillon épicé avec l'équivalent du masala. Ce dernier peut comporter jusqu'à vingt ou trente épices dont des variétés locales qui donnent la particularité au mélange. Les récipients à fondue, comportant un tunnel dans lequel on dispose le charbon de bois incandescent sont souvent de véritables merveilles d'orfèvrerie alliant le cuivre, le laiton, l'étain et l'argent. Elles sont décorées des figures symboliques tibétaines et chacun y plonge son épuisette ou, plus prosaïquement encore, part à la pêche avec ses baguettes. Le bouillon, fort épicé, est servi en fin de repas et permet d'affronter les températures les plus extrêmes.
Précisons que si la cuisine tibétaine est très épicée, elle demeure surtout plus aromatique que pimentée.
Des desserts et des boissons, enfin !
Le repas s'accompagne de petits plats sucrés que les occidentaux apprécieront en desserts. L'un des plus connus demeure la version locale du riz au lait, accompagnée de yaourt ou de fromage frais de vache ou de yak.
On boit simplement un potage léger pendant tout le repas ou le fameux thé au beurre de yak salé. Les occidentaux préféreront s'en tenir au thé nature ou à la bière bien qu'un simple vin rouge, de type bourgueuil, puisse fort bien accompagner le repas. Au Tibet il est possible de préférer le chang, un alcool à base d'orge...mais les conditions climatiques ne sont pas tout à fait les mêmes qu'ici et le yak qui tire la carriole connaît bien le chemin de la maison.
En tous cas il convient de souhaiter " Souzi nyabo nyango "...bon appétit !
Nous tenons à votre disposition les meilleurs adresses , faites le nous savoir !
10:35 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Tibet, Cuisine
15.04.2008
Le Shanghai World Financial Center, la plus haute tour d'Asie

En construction depuis 1997, la plus haute tour d'Asie, le Shanghai World Financial Center, doit être achevé cette année. Elle mesurera 492 mètres de haut et comportera 101 étages, accueillant des bureaux, des hôtels, des commerces et des appartements privés. Son dernier étage recevra même un bureau d'observation, offrant une vue imprenable sur la mégalopole chinoise.
15:32 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Shanghai
12.04.2008
Le Tibet, c'est aussi cela

Je ne reviendrais pas sur mes propos concernant les évènements actuels et leurs conséquences, que vous trouverez dans des articles précédents sur http://businessinchina.blogressources.com
Mais je vous invite à regarder ces images d'une pureté extraordinaire.
Mode d'emploi : Vous cliquez sur le lien ci-dessous, vous mettez le son, et à votre convenance vous faites progresser le diaporama en cliquant après chaque image. Soyez zen dans la progression et Bon Voyage.
TibetEnMusiquethV.pps
15:45 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Tibet, Evasion
RECTIFIER LES NOMS - ZHENG MING - OU LE BON SENS
Kongzi alias Kong Fu Zi alias Confucius statue de Rien Su.
Un jour un Prince demanda à Confucius
"Que feriez vous si vous étiez à ma place ?" Confucius lui répondit simplement
"Zheng Ming"
Ce qui signifie mot à mot "rectifier les noms" ce que l'on traduit de manière plus littéraire par "Je rendrai aux mots leur juste signification" .
Mais lorsque l'on consulte un dictionnaire classique de la langue chinoise, on découvre que "Zheng Ming" veut aussi dire "bon sens"
Proposer aux Princes de retrouver du "bon sens" voilà tout un programme !
10:50 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Confucius
03.04.2008
“Des ressources culturelles pour un développement durable”
Jacques Chirac à Shanghai pour une conférence internationale sur le développement durable
Le président Jacques Chirac prononcera une allocution à Shanghai le 25 avril 2008 en ouverture d’un colloque consacré aux « ressources culturelles du développement durable ». Cette intervention s’inscrira dans le cadre d’un déplacement effectué à l’invitation de l’Institut de Politique Etrangère du Peuple Chinois.
Cet événement rassemblera entrepreneurs, officiels, académiciens et représentants d’ONG, aussi bien Chinois qu’étrangers.
03:00 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Chirac, Shanghai, Developpement Durable, Business
24.03.2008
De L'Ambassade de France en Chine
Le traitement par les media chinois des événements survenus depuis le 10 mars sur les marches méridionales de la République Populaire est par certains aspects très innovant.
Source : Ambassade de France en Chine
Service de Presse -
21 mars 2008
Emeutes sur le toit du monde
Certes, son bruit médiatique a d’abord été sans commune mesure avec celui suscité en Occident. Certes aussi, le message des autorités n’est pas sans sembler comporter des contradictions et brusques revirements. Toutefois, il y a aujourd’hui en Chine quelque chose de plus ouvert dans la communication de crise.
Premières images d’émeutes à la télévision
Samedi 15 et dimanche 16 mars, le journal télévisé de CCTV, après d’interminables développements sur les deux assemblées et sur la célébration de la nouvelle amitié sino-japonaise jetait presque sans transition des
images de personnes défonçant des devantures à la hache et des bâtiments en feu.
Beaucoup de spectateurs qui n’avaient la télévision qu’en toile de fond se sont mis à monter le son. Etaient-ce encore les banlieues françaises ? Non, on pouvait distinguer des moines en tenues safran-carmin qui s’attaquaient à un panneau de bus. Un nouveau soubresaut démocratique en Birmanie ? Non, c’était bien la Chine, des hommes étaient en train d’arracher le rideau d’acier d’une succursale de la Banque de Chine.
La commentatrice le confirmait. D’une voix sobre, elle annonçait que ces troubles avaient La-Sa comme théâtre, et la "clique du Da-la La-ma" comme organisateur.
Quand on en a su plus sur les événements, on a pu tenter de décrypter la stratégie de communication du régime.
En choisissant de montrer autant, il semble que celui-ci ait résolument pris le risque que les émeutes s’étendent par mimétisme. L’enjeux pourrait être le désamorcement des tensions diplomatiques et une sorte de "normalisation" de la Chine.
En effet, les images choisies avaient un caractère fascinant et potentiellement jubilatoire pour les frustrés de la croissance chinoise : banque de Chine défoncée, voitures renversées… rien n’indiquait très clairement un mécontentement sectoriel ou ethnique. Elles étaient par ailleurs moins terrifiantes que celles qu’on pouvait voir dans le reste du monde sur les télévisions ou sur internet. Elles ne montraient ainsi aucune attaque sur les personnes ou lynchage de passants par les émeutiers.
Le commentaire n’évoquait pas non plus les violences anti-han, notamment mentionnés dans les témoignages de touristes étrangers (cf. par exemple l’article du Toronto Star). On sentait qu’il y avait un soucis très fort de ne pas dresser les communautés les unes contre les autres. Le gouvernement chinois entendait montrer que la région et les thibétains étaient les seules vraies victimes de ces événements, et non les immigrés han ou l’autorité de Pékin. C’était une position à double tranchant, qui pouvait amener involontairement les spectateurs à se poser plus de questions, voire à s’identifier aux émeutiers.
Il y avait ainsi quelque audace sur le plan intérieur à publier ces images. Un tel niveau de transparence était en tout cas inédit.
De nouvelles images le 20 mars
La transparence médiatique s’est dramatiquement accentuée le jeudi 20 mars, quand beaucoup plus d’images ont été montrées à la télévision.
Dans un reportage d’une quinzaine de minutes CCTV n’hésite plus à diffuser des extraits vidéos durs, montrant des lynchages, des heurts avec les forces de l’ordre, des blessés, des morts. On y voit un crescendo de violence, on peut y distinguer de nombreux passants qui filment ou qui prennent des photographies au début des troubles, on y entend des interviews de citoyens de toutes minorités, critiquant bien sûr les émeutiers. Ceux-ci sont simplement qualifiés de "hors-la-loi" (bu fa fenzi). Ce n’est qu’au milieu du reportage que le commentaire, puis le gouverneur de la province, accusent la "clique du Da-la La-ma" d’être derrière le chaos.
Toutefois, malgré les interviews de nombreuses victimes ou parents de victimes, on ne trouve toujours aucune mention d’éventuelles violences à caractère ethnique. Les témoins audités ne se bornent qu’à indiquer leur incompréhension, affirmant que les personnes lynchées par les émeutiers étaient toutes "innocentes". On peut toutefois remarquer, vers la fin, qu’un homme tuméfié allongé sur un lit d’hôpital est présenté comme un médecin thibétain, pris à parti par les "hors-la-loi" alors qu’il tentait de protéger une fillette de 6 ans subissant une lapidation.
Le ton est légèrement différent dans une autre vidéo diffusée le même jour sur les télévisions chinoises, rapportant les émeutes survenues dans le Gansu et le Sichuan (illustration cliquable infra). Certains des "hors-la-loi" chargent à cheval, des moines brandissent le poing, le drapeau chinois est déchiré, l’étendard de l’ancienne théocratie des neiges est levé : même le commentaire affirme que le mouvement a pour but l’indépendance.
Quelque soit l’interprétation que l’on a des évènements, il faut donc constater que l’opinion publique chinoise a depuis le 20 mars librement accès à la plupart de l’information visuelle que l’on peut voir par ailleurs dans le reste du monde.
Prudence mais intérêt de la presse papier
La place donnée à l’information sur ces émeutes n’a pas été la même pour les différents journaux.
Les premiers jours, les quotidiens des grandes métropoles ne les ont pratiquement pas évoquées, suivant probablement une ligne officielle. Pourtant, les titres des provinces plus proches de l’Himalaya osaient mettre l’information en "une" dès le dimanche 16 mars, comme le "Temps de Guiyang" (Guiyang shibao), reprenant une dépêche de l’agence Chine Nouvelle : "La clique du Da-la La-ma - avait planifié les émeutes à La-Sa" .
La publication d’un article intitulé "Les actions de la clique du Da-la La-ma en vue de détruire la stabilité sociale au Thibet sont vouées à l’échec" en 4e page du Quotidien du Peuple le lundi 17 mars a ensuite permis aux autres journaux de reprendre l’information, et certains, comme le Quotidien de la Jeunesse de Chine, organe communiste mais progressiste proche du président Hu Jintao, l’on mit en "une" dès le lendemain (ce titre garde le thème en "une" le 20 et le 21 mars encore).
Bien entendu, on ne trouve ni éditorial ni commentaire, et tous les articles sur ce sujet sensible proviennent directement de l’agence officielle. Cependant, signe de l’intérêt de l’opinion, un quotidien du soir populaire comme le Beijing Wanbao met le 20 mars en "une" une très courte brève sur la reddition de 105 "casseurs" à La-Sa, relayé le lendemain matin par le très lu Xin Jing Bao (Beijing News).
Rebonds de l’information sur internet
Sur internet, l’information a connu un trajet légèrement différent. D’abord presque inexistante, elle sature aujourd’hui l’actualité plus que dans tout autre media.
Samedi et dimanche 15 et 16 mars, alors que la télévision et quelques titres papier avaient déjà dévoilé l’affaire, les grands sites chinois la laissait encore sous silence. Le portail américain de vidéo Youtube était soudain inaccessible depuis la Chine (sauf à utiliser un proxy spécial, bien entendu), et ce n’était probablement pas pour le mettre à égalité avec le portail français Dailymotion, bloqué depuis très longtemps.
Ce n’est qu’à partir de 10 heures du matin environ que les premiers titres sur les troubles, reprises des dépêches de l’agence Chine Nouvelle, ont commencé à gagner les "unes" de Sina et Sohu.
Ces articles semblaient étrangement avoir déjà plus de 3000 commentaires d’internautes dès leur apparition, tous très radicaux. Beaucoup de ces commentaires étaient répétés de pages en pages, et appelaient presque tous à l’écrasement sans pitié de la rébellion.
Il devint rapidement évident qu’il n’était pas possible de poster d’autres contributions, et que tous les forums étaient drastiquement modérés.
Pourtant, le lendemain, à partir de la mi-journée, alors que le premier ministre Wen Jiabao avait accepté de répondre à des questions de journalistes étrangers à ce sujet lors de la conférence de presse de clôture des deux assemblées, un vent libéral a soufflé sur l’internet chinois, et on a pu y lire des commentaires pour le moins audacieux.
Ainsi, celui-ci, posté à 15h15 de Shanghai, soutenu par 15 internautes, et toujours lisible à 21h44 :
Suivons l’exemple du peuple thibétain !
Respect au peuple thibétain ! (repetita)
D’autre part, plusieurs internautes se sont félicités de la nouvelle transparence de la communication du régime :
Avant, je ne regardais jamais les actualités politiques. Mais à midi j’ai vu le premier ministre Wen qui rencontrait des journalistes étrangers. Je trouve que c’est très excitant. J’ai soudain l’impression d’être fier d’être chinois.
Après la relative discrétion du début, la question s’est en tout cas implantée au coeur des informations chinoises, comme le montre la "une" du portail Sina ce 21 mars, qui y consacre ses trois premières lignes :
Près de 170 émeutiers se sont rendus à La-Sa. Au Gansu, les casseurs sont traduits devant la justice
24 mandats d’arrêt émis à La-Sa.
Mais, !!! je ne peux vous fournir aucune image , elles sont censurées.
12:00 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.03.2008
Les Chantiers Chinois les plus fous n° 8
Inauguré le 1er décembre 2005, ce pont de 32 km relie la ville de Shanghai aux îles Yangshan, sur lesquelles est en train d'être construit le plus grand port en eaux profondes du monde. Plus de 6.000 ouvriers venus de la Chine entière se sont relayés 24h/24 sur le chantier. Initialement estimé à 400 millions d'euros, ce pont aura finalement couté 1,1 milliard d'euros.
Source JDN
15:30 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, China, Chantiers







