16.05.2008

Plusieurs ouvrages hydrauliques touchés par le séisme du Sichuan

0e132ac055ee263e79579557b9096dd1.jpgLe séisme du Sichuan fait peser des menaces sur la sécurité des nombreuses installations hydrauliques de la province, comme celui de Zipingpu, confortant les craintes des opposants aux projets de barrages qui se multiplient en Chine.

Les autorités chinoises ont détecté des anomalies dans quelque 410 réservoirs d'eau de cinq provinces et de la municipalité autonome de Chongqing, consécutifs au séisme, a annoncé jeudi la télévision officielle.
Le ministre des Ressources hydrauliques a lui évoqué mercredi de "sérieux problèmes de sécurité" dans les installations hydrauliques au Sichuan.
"La Chine rencontre de sérieux problèmes de sécurité et de prévention des inondations dans les réservoirs, les centrales hydrauliques, les barrages et autres installations", a dit Chen Lei. Ces problèmes sont "surtout au Sichuan où les réservoirs sont nombreux, les dommages dus au séisme également, et le degré de danger pas clair", ajoute le ministre.
Plus dans le centre du pays, le pharaonique barrage des Trois-Gorges n'a heureusement pas souffert du tremblement, selon ses gestionnaires.

14.05.2008

Chine: des villages entiers ont été rasés par le séisme

a5cdb8d757388f8684a6a6d0b17cdcf9.jpgMalgré des pluies torrentielles et des routes impraticables, les soldats chinois s'activent ce mercredi pour tenter de retrouver des survivants sous les bâtiments réduits à l'état de ruines par le plus violent séisme ayant secoué la Chine depuis plus de trente ans.

La Chine a déployé au total 100 000 policiers et soldats de l'Armée populaire de libération pour participer aux opérations de secours sur les lieux du séisme dans le sud-ouest.


Ils sont déjà à l'oeuvre dans la province du Sichuan, où le séisme de lundi, d'une magnitude de 7,9 degrés sur l'échelle de Richter, a détruit des maisons, de écoles et des hôpitaux et isolé certaines des villes les plus affectées, et leurs effectifs vont être doublés, rapporte l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

19 000 personnes ensevelies
Le bilan national du séisme dépasse à présent 13 000 morts et devrait encore s'alourdir, les médias ayant rapporté que 19 000 personnes étaient ensevelies dans un seul comté du Sichuan.

Sur des images tournées par la télévision, on voit le Premier ministre Wen Jiabao utiliser un porte-voix pour s'adresser aux secouristes. "Pour le moment, la priorité numéro un est encore de sauver des gens", a déclaré Wen à des responsables locaux, selon Chine nouvelle.

"Tous les bâtiments qui se sont effondrés doivent être vérifiés. S'il y a une lueur d'espoir, alors mobilisez-vous pour les secours."

Villes rasées...
Mais l'ampleur des destructions, dans les villes et les zones montagneuses les plus proches de l'épicentre donne à penser que les soldats déployés en renforts trouveront plus de cadavres que de survivants dans les ruines.

Plusieurs villes ont été "rasées" autour de l'épicentre du séisme dans le sud-ouest de la Chine a annoncé mercredi un responsable de la police armée, cité par les médias. "Il n'y a plus de maisons dans plusieurs des villes et bourgs (du district de Wenchuan); tout a été rasé", a affirmé Wang Yi, chef d'une unité de la police armée.

Environ 60 000 personnes sont portées disparues dans ce seul comté situé à une centaine de kilomètres de Chengdu, la capitale du Sichuan.

"Aucune issue"
Dans le comté de Beichuan, un millier d'étudiants et d'enseignants ont été écrasés sous un bâtiment de sept étages qui abritait leur école, et de nombreux immeubles d'habitation se sont effondrés. Selon des habitants interrogés par Chine nouvelle, 8 000 personnes pourraient avoir trouvé la mort.

"Des gens ont réussi à s'échapper des décombres pour être ensuite ensevelis par des glissements de terrain", a déclaré un rescapé, Lei Xiaoying, à Chine nouvelle. "Il n'y avait aucune issue."

Ce type de scènes s'est répété dans de nombreux autres endroits auxquels les soldats viennent seulement d'accéder, ralentis par la pluie et des routes détruites.

b3f63de93fd57f6546a5daf7e87c367a.jpgA Mianzhu, des secouristes ont dit que le bilan s'élevait actuellement à 3 000 morts. Environ 500 personnes en vie ont été dégagées de bâtiments effondrés. Des informations précédentes faisaient état de 10 000 personnes ensevelies sous les décombres à cet endroit.

Dans la ville de Mianyang, important bourg agricole, 18 645 autres personnes sont prisonnières des décombres, rapporte Chine nouvelle.

Offre d'assistance
C'est le pire séisme qu'ait connu la Chine depuis celui de Tangshan, en 1976, qui avait fait environ 300 000 morts. Des offres d'assistance parviennent des quatre coins du monde.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le président chinois Hu Jintao s'est entretenu au téléphone du séisme, ainsi que du Tibet, théâtre récemment d'émeutes anti-chinoises, et d'autres sujets, avec le président américain George Bush.

Hu a dit à Bush que le peuple chinois était "profondément affecté" par les pertes humaines massives générées par le séisme, indique le ministère chinois des Affaires étrangères sur son site internet.

Des analystes ont dit ne pas craindre d'impact économique majeur en Chine, mais ont pointé le risque de pénurie qui pourrait alimenter l'inflation, déjà à un plus haut de 12 ans.

13.05.2008

Dans la province du Chengu : Des milliers de morts

345a104b6889458fcbd23aa46be4e67d.jpgLe dernier bilan provisoire est de 10.000 morts, mais la violence du tremblement de terre fait redouter le pire aux équipes de secours qui sont parvenus mardi vers l'épicentre.
La Chine a été frappée lundi par le tremblement de terre le plus violent et le plus meurtrier qu'elle ait connu depuis plus de trente ans, avec un bilan provisoire près de 10 000 morts qui ne cesse de s'alourdir. «La situation est plus grave que nous l'avions estimé précédemment», déclarait lundi soir le premier ministre Wen Jiabao, sur place.

Le séisme, d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter, s'est déclenché à 14 h 28 (8 h 28 à Paris) au sud-ouest du pays. Il a trouvé son épicentre au nord de la province du Sichuan et sur les contreforts du plateau tibétain, dans le district de Wenchuan. Avec ses répliques, il a été ressenti à des milliers de kilomètres, jusqu'à Pékin, Shanghaï, Taïpeh, la Thaïlande et le Vietnam. L'intensité est la même que celle du tremblement de terre de Tangshan, considéré comme l'un des plus grands cataclysmes de l'histoire : le 28 juillet 1976, au crépuscule de la Révolution culturelle, il avait fait 240 000 morts officiellement et probablement trois fois plus.

Lundi en fin d'après-midi, alors que le bilan commençait à s'allourdir, le président Hu Jintao a ordonné une mobilisation maximale des secours. Le premier ministre Wen Jiabao avait d'abord évoqué «un désastre». L'armée populaire de libération a été dépêchée dans la région. Au chaos des transports s'ajoutait un encombrement général du réseau téléphonique, saturé par les appels de parents et amis inquiets pour leurs proches.

L'étendue de la catastrophe restait difficile à cerner dans la nuit, mais trois coups de projecteurs conduisent à redouter le pire. Le séisme a fait de 3 000 à 5 000 morts et 10 000 blessés dans un seul district du Sichuan, celui de Beichuan, non loin de l'épicentre, d'après l'agence Chine nouvelle. Près de 80 % des constructions y ont été détruites. Dans la municipalité voisine de Dujiangyan, 50 lycéens ont été tués et plus 800 autres restaient ensevelis sous les décombres de leur établissement, selon la même source (voir ci-dessous). Dans la ville, des «rangées entières de maisons» se seraient écroulées. Non loin de là, à Shifang, deux usines chimiques se sont effondrées, ensevelissant des centaines d'employés. Une fuite de 80 tonnes d'ammoniaque a conduit à l'évacuation de 6 000 riverains sous le choc.

9d856ca416162ff11ad8f044099ceef7.jpgLa Chine a accepté l'aide étrangère mais estime que l'état des zones sinistrées empêche l'envoi d'équipes étrangères. Le bilan officiel de 12 000 morts devrait s'alourdir au fur et à mesure de l'avancée des secours.
Des répliques du violent séisme perturbait, mardi, la course contre la montre des sauveteurs pour retrouver des survivants. La plus forte d'entre elles, située entre 4 et 6 sur l'échelle de Richter, a semé la panique à Chengdu, la capitale de la province du Sichuan, la plus durement touchée. Des témoins cités par l'agence Chine nouvelle ont estimé qu'il s'agissait de «la plus forte réplique» depuis lundi. Les employés sont sortis une nouvelle fois dans les rues affirmant avoir clairement senti leurs bureaux bouger.

Les premiers secours sont arrivés mardi dans la zone de l'épicentre du séisme survenu la veille dans le sud-ouest de la Chine. Les sauveteurs fouillent sans relâche les décombres alors que le dernier bilan officiel recense 11 921 victimes dont une écrasante majorité 8 993 - au Sichuan, dans le sud-ouest du pays. Mais il devrait s'alourdir au fur et à mesure que les secours découvrent l'ampleur des dégâts dans des régions plus difficiles d'accès, proches de l'épicentre du séisme. Au moins 4 800 personnes sont ensevelies et 2 000 sont mortes à Mianzhu, au sud-est de Wenchuan, l'une des zones les plus touchées. Des images de télévision montraient des immeubles détruits, des routes coupées et des survivants tentant de se libérer eux-mêmes des décombres.

«Une équipe médicale de Chengdu», la capitale provinciale du Sichuan, «accompagnée de 1 300 militaires est arrivée à Yingxiu, dans le district de Wenchuan, épicentre du séisme», a affirmé l'agence Chine Nouvelle. Yingxiu se situe à 20 kilomètres de Dujiangyan, où est installé le centre de commandement des opérations de secours d'urgence. 50 000 soldats ont été mobilisés par la Chine pour aider aux opérations de secours. Près de 17 000 d'entre eux étaient déjà déployés mardi matin tandis que 34 000 autres étaient en route pour les régions sinistrées. L'Armée populaire de libération doit aussi mettre à disposition des opérations jusqu'à 20 avions qui serviront au transport des personnels.


Inquiétude pour le barrage des Trois Gorges
Chengdu, capitale du Sichuan, située à 150 km au sud de l'épicentre, a été secouée mais n'a pas, semble-t-il, connu de destruction massive. L'eau y est coupée, comme l'électricité. Beaucoup des 11 millions d'habitants ont vu leurs vitres brisées. La télévision a montré la foule descendue dans la rue pour la nuit, mais pas de blessés, sauf une femme au visage en sang. L'aéroport de la ville est fermé et les liaisons ferroviaires ont été volontairement interrompues.

Chongqing, métropole industrielle de 15 millions d'habitants située 300 km plus à l'est, a aussi ressenti le séisme. Pour ses habitants, l'effet a été amplifié par un urbanisme vertical, comme à Pékin et à Shanghaï : le sommet des tours a oscillé vertigineusement pendant de longues secondes. Il y a eu panique, mais pas de dégâts importants, selon les médias chinois. Le trafic a été stoppé, pour inspection, sur les nombreux ponts et autoroutes surélevées qui desservent le cœur de l'agglomération.

Le barrage des Trois Gorges n'aurait pas non plus souffert du tremblement de terre. Sa retenue de 600 km sur le Yang Tsé commence à Chongqing, au pied de la falaise. Le plus grand ouvrage hydroélectrique de la planète se trouve à plus de 1 000 km à l'est de l'épicentre, dans la province du Hubei. Certains experts lui reprochent d'ajouter au risque, par son poids, dans une région à forte sismicité. Les chiffres provisoires livrés lundi provenaient pour l'essentiel de grandes villes, certaines éloignées de l'épicentre. Il fait peu de doute que le bilan est destiné à s'alourdir lorsque les secours gagneront le cœur du séisme, dans les zones montagneuses et difficiles du nord-ouest du Sichuan. L'une des inquiétudes se focalise sur la solidité des nombreux barrages qui captent les eaux, au sortir du plateau tibétain. À ce point d'interrogation s'ajoute une dimension politique : la région est peuplée de Tibétains, comme la préfecture autonome de Ngawa et Qiang, où se trouve l'épicentre. Cette région a connu des troubles après l'émeute de Lhassa à la mi-mars. Elle est pratiquement bouclée par la police depuis deux mois.

À 90 jours des JO de Pékin, la Chine et ses chefs sont une fois de plus à l'épreuve. Le premier ministre Wen l'a dit lundi en appelant «au calme, au courage et à la confiance envers un gouvernement fort». Les Chinois, très superstitieux, y verront plutôt un signe de mauvais augure : tout tremblement de terre fait vaciller le pouvoir et son «mandat du Ciel». En 1976, Tangshan avait précédé de 43 jours la disparition de Mao.

Source : Associated Press

12.05.2008

China launches homegrown jumbo jet company

Source : Xinhua
May 12,2008

China's first ever jumbo passenger aircraft company, which was a major part of the nation's large jet program, was officially inaugurated in Shanghai on Sunday.

344e5b510ba0e355adfcd2613175d523.jpgVice Premier Zhang Dejiang said at the inauguration ceremony that the large jet program was significant to improve China's independent innovation capabilities and to meet the rapidly expanding civil aviation market at home.

For the program, China should actively import sophisticated technologies, and at the same time, make breakthroughs in core technologies and achieve related independent intellectual property rights, according to Zhang.

The newly established company, named Commercial Aircraft Corporation of China Ltd.(CACC), will be responsible for researching, developing, manufacturing and marketing the homegrown large passenger aircraft.

Domestic airline companies, foreign suppliers, and representatives from international aviation producers including Boeing and Airbus attended the inauguration ceremony.

The CACC has a registered capital of 19 billion yuan (US$2.7 billion). The State-owned Assets Supervision and Administration Commission alone invested 6 billion yuan, becoming the biggest shareholder.

Shareholders of the new company also include China Aviation Industry Corporation I (AVIC I), the country's largest aircraft producer, and China Aviation Industry Corporation II (AVIC II).

Zhang Qingwei, minister of then State Commission of Science, Technology and Industry for National Defense, was appointed the board chairman.

Jin Zhuanglong, the company's general manager, told Xinhua that "It is too early to set a timetable or make development strategy," adding that it will take a long time for the company to train talents and do research.

"Since large aircraft cannot be made in one or two days, CACC will pose no threat to large jet-makers like Boeing and Airbus," Jin said.

Jin added that China is to make full use of worldwide resources to develop the aircraft, and welcomes cooperation from foreign companies.

According to Jin, CACC's goals within the first few years include finishing delivery and maiden flight of ARJ21 aircraft, establishing an operating system and training talents.

Shanghai Aircraft Manufacturing Factory and the First Aircraft Institute of AVIC I, which participated in producing the country's first homegrown regional jet ARJ21-700, joined the newly established CACC.

ARJ21-700 rolled off the production line in Shanghai last December, and will start its maiden flight in upcoming Autumn.

Establishment of CACC was approved in February 2007 by the State Council, China's Cabinet. This was to make the country capable of building aircraft with a take-off weight of more than 100 tonnes, or planes with more than 150 seats.

Echoing Jin Zhuanglong, Jin Qiansheng, head of the management committee of Yanliang State High-tech Aviation Industry Base, said, "China's jumbo jet program will not impose a threat to Boeing and Airbus at least in the coming 20 years. Even if China built up its own production capacity of large jets, it would be able to meet quite a small part of the domestic demand. Boeing and Airbus will continue to claim the majority of the Chinese market."

Located in Xi'an, capital city of northwest China's Shaanxi Province, the Yanliang base is home to Xi'an Aircraft Industry (Group) Co., Ltd. and another 125 aviation businesses.

Jin Qiansheng told Xinhua that the Xi'an Aircraft industry company, which is under the AVIC I, will serve as a major big-part manufacturer of the large passenger jet project.

Jin Qianshen said China was willing to cooperate with foreign companies in developing large passenger jets.

Earlier media reports quoted Laurence Barron, president of Airbus China, as saying that the European aircraft producer hoped to know more about the (China's large jet) program, and had been prepared for probing into any possibility of cooperating with Chinese partners on the program.

According to Zhang Qingwei, chairman of the newly established Commercial Aircraft Corporation of China Ltd., in the process of CACC's formation, China obtained support and concern from such world big-names as Boeing, Airbus, GE, Honeywell and Bombardier.

Jin Qiansheng estimated that approximately 3,000 to 5,000 non-state businesses nationwide would be ushered into the large jet program. But it still takes time for such companies to get familiar with the aircraft industry, he told Xinhua.

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La Chine crée un nouveau constructeur aéronautique


La Chine a créé un nouveau constructeur aéronautique qui produira des avions régionaux dans un premiers temps et sans doute à terme de plus gros appareils pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis de Boeing et d'Airbus, annonce l'agence de presse Chine nouvelle.

La société, Commercial Aircraft Corp of China (CACC), a un capital de 19 milliards de yuans (1,8 milliard d'euros). Son principal actionnaire est la Commission d'administration et de supervision des actifs (ASAC) avec 30% du capital, précise Chine nouvelle.

Un consortium constitué de la ville de Shanghai où est développé un avion régional et des deux constructeurs aéronautique chinois AVIC I et AVIC II, détiendra 25% poursuit l'agence officielle.

Cet avion, qui peut transporter 90 passagers, a été dévoilé fin 2007. Il s'agit du premier appareil régional développé par la Chine. Les essais en vol sont prévus cette année et les livraisons à partir de la fin 2009.

A terme, la Chine souhaite fabriquer des avions de plus de 150 sièges ou des avions cargo capables de transporter plus de 100 tonnes.

Le directeur général du nouvel avionneur, Jin Zhuanglong, n'a pas donné de date quant à la fabrication d'un gros appareil. Il a précisé que l'investissement et la coopération n'étaient pas limités aux sociétés chinoises.

CHINE OUVERTE À LA COOPÉRATION

La Chine utilisera les ressources mondiales pour développer l'appareil et est ouverte à la collaboration avec des sociétés étrangères, a déclaré Jin Zhuanglong à Chine nouvelle.

Les compagnies aériennes chinoises, qui, selon Airbus, auront besoin de 2.650 nouveaux avions au cours des 20 prochaines années, ont passé de grosses commandes à Boeing et Airbus ces dernières années.

Certains analystes sont toutefois sceptiques sur le succès commercial d'un gros avion qui serait entièrement conçu et fabriqué en Chine, compte tenu de l'expérience limitée du pays dans les gros appareils.

"Il se peut qu'ils arrivent à établir une présence dans le secteur en dix ou 20 ans... s'ils l'alimentent avec des fonds publics et offrent peu à peu des participations au secteur privé", estime Richard Aboulafia, analyste chez Teal Group.

AVIC I, maison mère de Xi'an Aircraft International, a développé l'ARJ21. Hafei Aviation Industry (AVIC II) fabrique l'ERJ-145 en partenariat avec le brésilien Embraer.

Les autres actionnaires du nouvel avionneur sont de grandes sociétés publiques chinoises comme Aluminum Corp of China (Chalco), Baoshan Iron & Steel et Sinochem International.

La société de location d'avions du groupe General Electric a indiqué au mois de mars avoir signé un accord provisoire pour l'achat de cinq ARJ21. Il s'agit de la première commande passée par un grand client non chinois. Au total, le carnet de commande de l'ARJ21 s'élève à 181 appareils. Il a été principalement commandé par des compagnies aériennes chinoises.

Certaines pièces de l'ARJ21 sont fournies par les groupes américains General Electric et Parker Hannifin

AVIC I et AVIC II fournissent aussi des pièces à Airbus pour le très gros porteur A380 et à Boeing pour son 787 Dreamliner.

10.05.2008

China's producer price index up 8.1% in April

(Xinhua)
Updated: 2008-05-09


The producer price index (PPI) for China's industrial products rose 8.1 percent in April over the same month last year, putting on more pressure on the nation's inflation rate.

The factory-gate prices of raw materials, fuel and power were up 11.8 percent.

The National Bureau of Statistics (NBS) said on Friday the rise in the PPI, which measures the value of finished products when they leave the factory, was only 2.4 percent as recently as August, indicating intensifying inflation pressure.

Li Xiaochao, spokesperson of the NBS, said higher ex-factory prices could lead to a rising CPI, as producers might seek to pass on their own rising costs to consumers.

China's CPI, a key measure of inflation, was up 8.3 percent in March, following an 8.7 percent rise in the previous month, according to the NBS.

China has set an annual CPI target of 4.8 percent this year.

Factory-gate prices of crude oil surged 37.9 percent in April over the same period last year, while gasoline was up 10.8 percent, diesel 10.2 percent and kerosene 11.7 percent.

The producer prices of raw coal jumped 20.9 percent and those of steel products rose between 24.9 percent and 41.1 percent.

The purchasing prices, or costs, of fuel and power rose 21.2 percent, ferrous metals 20.8 percent, non-ferrous metals 6,1 percent and chemical raw materials 4.2 percent.

The PPI for manufactured goods was up 7.2 percent in the first four months of this year, while the costs of raw materials, fuel and power rose 10.3 percent.

The price index of food, a major component of the consumer price index (CPI), was up 11.9 percent, exceeding that for garments (2.3 percent) and daily commodities (3.7 percent). The prices of consumer durables were down 0.5 percent, said the NBS.

08.05.2008

La Chine est devenue le premier partenaire commercial du Japon, devant les États-Unis.

Ce fut une vraie foire d'empoigne : toutes les sociétés japonaises se sont battues pour se faire inclure sur le programme des visites de Hu Jintao. Jusqu'en 2012 et l'exposition universelle de Shanghai, la Chine est l'espoir du Japon " , affirme Takao Toshikawa, analyste politique. Le Premier ministre chinois ne daignera finalement visiter que deux entreprises au cours de son long voyage dans l'archipel : le géant de l'électronique Matsushita , à Osaka, grand délocalisateur vers la Chine et devenu l'un des principaux sponsors des jeux Olympiques chinois. Et le sidérurgiste JFE , préféré pour une raison encore mystérieuse aux autres géants nippons du secteur, qui doivent tous une partie de leur fortune à l'inextinguible appétit chinois pour l'acier.

OUBLIER LA MENACE CHINOISE
Ces empoignades protocolaires en disent long sur l'importance qu'a prise la Chine dans le commerce extérieur japonais depuis dix ans, date de la dernière visite d'un leader chinois. Les échanges commerciaux ont été multipliés par trois, enregistrant une progression exponentielle à partir de 2002.
bc59f9391c8f9382cb15ad3b1531819c.jpgLa Chine est devenue le premier partenaire commercial du Japon, devant les États-Unis, et si les relations politiques se sont tendues en dix ans, les relations économiques n'ont jamais été aussi florissantes, rendant pertinente la remarque désabusée que se font souvent les diplomates nippons : " en Europe, l'union se fait d'abord par le politique, puis par l'économique ; en Asie, c'est l'inverse ". Ainsi, le patronat japonais ne prend-il plus la Chine pour une menace, mais pour une opportunité. Une récente étude de CLSA sur la place du Japon en Asie rappelle que le plan quinquennal chinois 2006-2010, à lui seul, prévoit l'extension du réseau routier du pays de 1,2 million de km, celle de son réseau ferroviaire de 15.000 km, le triplement de son réseau métropolitain, 200 quais supplémentaires pour ses ports... Les industriels nippons pensent que des automobiles japonaises (Toyota ?) rouleront sur ces routes, des avions en fibre de carbone (Toray ?) voleront d'un aéroport à l'autre, des cargos nippons (KHI ?) transporteront les marchandises...


Même l'appétit énergétique de la Chine, qui fait du Japon un adversaire dans l'accès aux ressources, ne sera pas négatif pour tous : le charbon sera " nettoyé " grâce à des brevets japonais, les centrales nucléaires auront forcément des composants Japan Steel Works, etc. " Dire que la Chine est une menace pour le Japon, c'est comme dire que l'Allemagne est une menace économique pour la France. Ça n'a pas de sens ", dit un analyste. D'autant que la Chine, avec un PIB par habitant encore 17 fois inférieur au PIB nippon, a encore l'appétit des jeunes. Ainsi, remarque CLSA, la classe moyenne en train de se former en Chine approche un niveau de PIB par habitant, à 3.000 dollars environ, à partir duquel on passe de la mobylette à la voiture. Toyota dégage déjà 10 % de son bénéfice d'exploitation en Asie. Il y a encore du travail : aujourd'hui, 1,2 % des Chinois possèdent leur automobile (55 % des Japonais). Du reste, les Japonais peuvent mesurer, à domicile, leur intégration à la Chine avec l'explosion du nombre de touristes chinois dans l'archipel : 1 million de visiteurs en 2006, trois fois plus qu'en 2003.

Source LT

04.05.2008

Scènes de liesse pour le relais de la flamme à Sanya

SANYA, Chine (Reuters) - La flamme olympique a été ovationnée dimanche à l'occasion de la première étape de son marathon en Chine proprement dite, où elle effectuera un parcours de trois mois jusqu'à l'ouverture des Jeux de Pékin.

"Allez la Chine", a scandé la foule massée le long des rues de la ville balnéaire de Sanya, sur la pointe sud de la province insulaire de Hainan, alors que le départ du relais de la flamme était donné sur une île artificielle au large de Sanya.

Certains spectateurs, parmi les milliers venus applaudir le relais, ont grimpé à des arbres pour voir la torche débarquer après ses escales à Hong Kong et Macao.

"Que nous puissions en arriver à accueillir des Jeux olympiques montre que nous sommes un pays développé qui devient riche et puissant", a estimé Wu Qi, un enseignant de la région âgé de 23 ans.

Les forces de sécurité sont restées discrètes même si les organisateurs ont minutieusement contrôlé les entrées au départ et à l'arrivée de la flamme.

La première relayeuse était Yang Yang, championne olympique de patinage de vitesse. Deux cent huit athlètes, hommes d'affaires, célébrités ou membres "modèles" du Parti communiste, devaient la porter tout au long du parcours.

Après Sanya, la flamme ira jusqu'à la capitale de la province, Haikou, puis traversera chaque province de Chine, y compris le Tibet et la grande région occidentale du Xinjiang, où les autorités de Pékin accusent les séparatistes d'être soutenus par Al Qaïda.

Le projet des autorités chinoises de déposer une autre flamme au sommet de l'Everest est toujours compromis par la neige qui tombe sur le toit du monde.

L'équipe d'alpinistes chargés de cette mission est toujours bloquée au camp de base, à 6.500 mètres d'altitude, dans l'attente d'une amélioration des conditions météorologiques.

02.05.2008

Deux émissaires du dalaï-lama en route pour la Chine

37533d6eaaddcfc6d6e4cd09e1fdb071.jpgLes services du dalaï-lama, le chef spirituel tibétain en exil, ont annoncé vendredi que deux émissaires sont partis pour la Chine pour des pourparlers destinés à mettre un terme à la crise du Tibet.
Dans un communiqué, le bureau du dalaï-lama a précisé que les deux envoyés arriveront en Chine samedi pour des "discussions informelles avec des représentants de la direction chinoise".
Il s'agira des premiers contacts officiels entre des représentants des Tibétains en exil et le gouvernement chinois depuis les violentes émeutes de mars au Tibet durement réprimées par Pékin.

Quelle Chine demain ?

Sinologue des plus réputés, Jean-Luc Domenach va au-delà de la fabuleuse croissance que connaît le pays depuis plusieurs décennies. Car un tel bond en avant ne saurait durer, d'autant que la prospérité nouvelle n'a bénéficié qu'à quelques-uns. Outre la révolte de près de 800 millions de paysans ignorés par l'enrichissement, outre l'insuffisance avérée de l'État, la corruption généralisée des dirigeants, l'absence effective des droits de l'homme, c'est tout le système qui risque de s'emballer, entraîné par un nationalisme virulent et une crise économique globalisée. L'avertissement est sérieux, car les fissures de ce colosse ne cessent de se creuser, pouvant entraîner dans sa chute nombre de pays qui ont trop misé sur le développement continu de la Chine. Un avenir incertain qui pourrait, à l'inverse, profiter à l'Inde.

" La Chine m'inquiète ", de Jean-Luc Domenach, Perrin, 226 pages, 17 euros.

29.04.2008

Chinese president calls for enhanced dialogue with EU

Source Xinhua

Updated: 2008-04-25

BEIJING - Chinese President Hu Jintao said here on Friday that he hoped China and the European Union (EU) would enhance its dialogue and consultation to ensure the healthy and stable development of the China-EU all-round strategic partnership.

bf147e911f69ab10e9e2475cc3ffd7be.jpg Chinese President Hu Jintao (R) speaks with European Commission President Jose Manuel Barroso (L) at the Great Hall of the People in Beijing April 25, 2008. [Agencies]
Hu made the remarks in a meeting with EU Commission President Jose Manuel Barroso.

He said it was not only in line with both sides' fundamental interests, but also conducive to the peace, stability and development of the world to further cement and step up China-EU ties under current circumstances.

"I hope the two sides would keep high-level visits and enhance dialogue and consultation, increase understanding and recognition for the policy trends of each other," Hu told Barroso.

Hailing the development of China-EU cooperation in recent years, Hu called to promote exchange and cooperation in various sectors, deepen coordination on key multilateral affairs and global issues, and properly handle and solve major concerns or disputes between the two.

Barroso said maintaining robust EU-China ties were vital to both sides and the international society.

It needed efforts from both China and the EU to safeguard international energy, finance, food safety and stability and solve global issues of climate change, sustainable development and terrorism, said the former Portuguese prime minister.

He said the EU was committed to developing a strategic partnership with China and was willing to solve disputes through dialogue on the basis of mutual respect and constructive spirit.

Barroso expressed appreciation for China's consistent support for the EU integrity, and wished the Beijing Olympics a success.

Vice Premier Wang Qishan attended the meeting.

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