22.06.2008

Eloigner les moustiques

Vous allez partir en Asie, en famille pour les vacances, pour votre travail en mission, mais il faut penser à vous protéger.

Contre : les moustiques - il est petit mais il peut être très dangereux !

Depuis quelques années, on trouve en pharmacie des produits destinés à être appliqués sur la peau afin d'éloigner les moustiques. Ces répulsifs cutanés (également appelés insectifuges ou « repellents ») contiennent un principe actif qui éloigne la majorité des insectes sans les tuer. Tous ces produits ne sont pas équivalents et les autorités sanitaires en recommandent certains en particulier.


Comment les utiliser ?

Ils s'utilisent directement sur les parties découvertes du corps, visage compris, avec un maximum de trois applications par jour. Ils ne doivent être ni ingérés ni appliqués sur les muqueuses de la bouche ou des yeux, ou sur une peau lésée. Ils se présentent sous forme d'aérosol, de crème, de lotion ou de bâton applicateur. Leur durée de protection varie de deux à six heures selon la substance utilisée, sa concentration dans le produit et la température extérieure. Bien sûr, la transpiration, les baignades ou les pluies tropicales réduisent leur durée d'action. Les répulsifs cutanés peuvent être pulvérisés sur les vêtements mais leur efficacité est limitée et ils ne sont pas faits pour cela. Il existe des produits destinés à imprégner les tissus dont la durée de vie est plus longue.


Lequel choisir ?

Il existe de très nombreux répulsifs cutanés en pharmacie. Ceux destinés aux pays tropicaux sont en général plus fortement dosés que ceux destinés aux pays tempérés. Les substances actives dont l'efficacité et la sécurité ont été prouvées sont : le DEET (diéthyltoluamide, avec une concentration finale supérieure à 35 % dans le produit), le DMP (diméthylphtalate, plus de 40 % dans le produit), le KRB3023 (icaridine, plus de 20 % dans le produit), l'IR 3535 (35/35, plus de 20 % dans le produit), l'EHD (éthylhexanediol, plus de 30 % dans le produit) et le citriodiol (plus de 30 % du produit, à éviter chez les personnes qui ont déjà fait des convulsions). Les essences de citronnelle ou de géranium sont inefficaces.
L'Afssaps a élaboré une liste de produits bénéficiant d'un avis favorable (voir tableau).
Attention, leur utilisation chez les femmes enceintes exige des précautions. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour connaître les produits adaptés à votre cas.

Peut-on les utiliser chez les enfants ?

L'innocuité des répulsifs chez les enfants de moins de trente mois n'a pas été démontrée de façon formelle. Néanmoins, face au risque de maladies graves transmises par les moustiques et au vu des rares effets indésirables rapportés, le Conseil supérieur d'hygiène publique considère que les produits à base de DEET peuvent être utilisés dès l'âge de deux mois à condition de ne pas dépasser la concentration de 30 % et de respecter les contre-indications et les précautions d'emploi. Chez les enfants ayant souffert de convulsions, l'usage des répulsifs est contre-indiqué par précaution. Dans tous les cas, les moustiquaires de berceau imprégnées de pyréthrinoïdes sont considérées comme le moyen prioritaire de protection efficace chez les jeunes enfants. Toutefois, il faut faire très attention à ce que les nourrissons ne s'étouffent en attrapant et en « tétant » la moustiquaire. Enfin, n'oubliez pas que tous les répulsifs sont toxiques lorsqu'ils sont ingérés : ne les laissez pas à portée des jeunes enfants et empêchez ces derniers de se sucer les doigts après pulvérisation.


Répulsifs et crèmes solaires : attention !

Attention, les répulsifs ne font pas bon ménage avec les crèmes de protection solaire : ils réduisent l'efficacité de celles-ci (en particulier le DEET) et elles peuvent favoriser la pénétration des répulsifs dans l'organisme. Évitez également les parfums et les crèmes parfumées qui peuvent attirer les moustiques. Enfin, sachez que le DEET fait fondre le plastique : attention aux montures de lunettes, au bracelet de votre montre ou aux tissus synthétiques !

10.05.2008

Ce que vous ne saviez pas sur le Népal !

Le Népal confie aux maoïstes sa transition démocratique ac35214f4620653491d52b822bda099a.gif
A la veille de la première réunion de l'Assemblée constituante qui signera l'abolition de la monarchie au Népal, le parti communiste maoïste se prépare à relever des défis très complexes, dont celui d'un développement économique alliant mondialisation et socialisme.

Le Népal vit une période historique. Le pays est sur le point d'abolir la monarchie au pouvoir depuis 239 ans pour se transformer en République fédérale. L'Assemblée constituante, élue il y a un mois, doit prononcer l'abolition de l'ancien régime dès sa première réunion. Et c'est le Parti Communiste du Népal (Maoïste), vainqueur surprise des dernières élections, qui mènera cette transition démocratique à la tête d'un gouvernement de coalition réunissant tous les partis. Reste donc à savoir comment les maoistes vont relever les nombreux défis politiques et économiques qui se posent à la future république. Car les chantiers ne manquent pas...

Il s’agit en effet rien moins que d’écrire une constitution en l’espace de deux ans ou deux ans et demi. De mettre un terme à l’instabilité politique qui règne depuis trop longtemps (dix sept gouvernements en dix sept ans). De consolider la paix et la sécurité dans un pays où la violence a fait trop de morts depuis une dizaine d’années. Et de dérouler un agenda économique qui permette au Népal de sortir du sous-développement, tout en conservant la bienveillance de la communauté internationale.

Un maoïsme capitaliste ?
« Nous ne sommes pas un parti doctrinaire, nous ne sommes pas contre la privatisation et la mondialisation, et nous poursuivrons une économie mixte. Le capitalisme sera l’outil du nouveau régime pour améliorer l’économie. » Pushpa Kamal Dahal, alias Prachanda, leader du parti maoiste, se veut réconfortant devant les hommes d’affaires népalais et les donateurs internationaux. « Notre agenda immédiat est de construire les bases d’une économie forte, qui permette de faire une transition vers le socialisme. Nous voulons développer le capitalisme industriel afin d’abolir les restes de féodalisme » complète Baburam Bhattarai, l’idéologue du parti. « Le Népal pourrait s’orienter vers un capitalisme à la chinoise, » analysent des journalistes népalais.

Mais le scénario économique dressé par les leaders maoïstes tient du miracle : ils annoncent pour dans dix ans une production d’électricité de 10 000 Mégawatts d’électricité… dans un pays qui souffre aujourd’hui de 42 heures de coupures d’électricité par semaine. Ils prévoient que le revenu annuel par habitant augmentera dix fois pour atteindre 3000 dollars ! Ils estiment que le taux de croissance, aujourd’hui de 3%, passera demain à 8% et grimpera à 15 ou 20% dans la décennie.

« Ils vendent du rêve »
« Ils vendent du rêve », estiment des observateurs népalais qui citent parmi les problèmes à affronter, la crise énergétique, l’emploi, les infrastructures, les réformes agraires. La crise énergétique bloque littéralement le pays – à côté des coupures annoncées d’électricité, les voitures font des queues interminables aux pompes où l’essence est rare, car les livraisons sont interrompues en raison de factures impayées. Le sous-emploi constitue un défi majeur à résoudre, et les régulations rigides du travail devront être assouplies. Entre les promesses (de routes, d’écoles, d’emplois) et la nécessité de s’intégrer dans la sphère géopolitique actuelle, les leaders auront des choix délicats à faire, en consensus avec les autres partis politiques. Se lanceront-ils dans une redistribution des terres et du bétail, comme l’indique le programme du parti maoïste qui stipule que la terre appartiendra à celui qui la travaille ? Nul ne peut le dire à l’heure actuelle.

L’opération de séduction de la communauté internationale a commencé. La Banque mondiale a déjà assuré le Népal de son soutien. Les Etats-Unis envisagent de rayer le parti maoiste de sa liste des organisations terroristes. Les rencontres se multiplient avec les Indiens, les premiers partenaires du Népal, même si les leaders maoistes ont déclaré vouloir remettre à plat le traité de coopération qui lie les deux pays.

Dans le pays, on espère un monde meilleur, une attente pleine de questions. Comment faire par exemple pour regrouper les deux armées – les 96.000 militaires de l’armée gouvernementale et les 20.000 militants de l’armée de libération du peuple (PLA, People’s Liberation Army), qui se sont affrontées pendant dix ans et sont responsables de 14.000 morts et de la destruction de l’économie ? Il faudra par ailleurs mettre un terme à la bureaucratie et freiner la corruption omni-présente. L’agressivité des leaders maoistes est perçue comme un signe de changements à venir. Mais leur propension à « mettre la main » sur les corps constitués et à s’infiltrer partout ne fait pas toujours plaisir.

Les Népalais sont dans l’attente, que ce soient les paysans qui ont voté sous des menaces subtiles, les chauffeurs de taxi qui ont voté cinq fois - pratiques non dénoncées par des observateurs internationaux eux-mêmes leurrés. Il fallait fuir la violence et l’instabilité. Les Népalais ont manifesté une volonté de changement radical. Même des industriels népalais, parmi les plus grosses fortunes du pays, n’hésitent pas à clamer leur optimisme pour l’avenir. Tout est bon, pourvu que la paix revienne.

Arrêt sur Image

ed54632614b800ae8c4857774ce834d5.jpgDes bras tendus. L’angoisse aiguë, instantanée, que perçoit l’observateur , à la vue de cet homme près de s’écraser sur l’un des cinq boulevards périphériques de Pékin… Cette photographie, bien sûr, est un montage. Un cliché tiré d’une série baptisée «Li Wei Falls» (Li Wei tombe) dans laquelle il apparaît alternativement basculant du haut d’un gratte-ciel ou planté, tête en bas et comme dans un dessin pour enfant, dans un gigantesques lac de glace. Ici, les filins retenant le performeur ont été effacés par un logiciel de traitement photographique. A Pékin, la quête artistique de Li Wei, 37 ans, repose depuis plus de dix ans sur la prise de conscience des dangers du quotidien.


10ceecc557eaf7fd39d50e8318f9026e.jpgLe week-end dernier, le cyclone Nargis s’abattait sur le Myanmar – l’un des pays les plus pauvres d’Asie, étouffé par une junte militaire inflexible –, dévastant temples, forêts, maisons de la région de l’Irrawaddy. Emportant des dizaines de milliers de vies. Alors qu’un système d’alerte précoce aurait sans doute permis d’éviter un grand nombre de morts, le régime est resté muet.
Comme il l’est resté, plus tard, sur l’étendue de la catastrophe, annonçant quelques centaines de victimes seulement. En début de semaine, pourtant, les généraux parlaient d'envisager enfin l’aide humanitaire internationale et d'ouvrir leurs frontières aux humanitaires…peut être !

et, pendant ce temps là :
3726bde8c7ed26cceaf25b11abf39b9f.jpgBonne nouvelle pour les amateurs de poker , le casino d’Enghien accueillera six tables dédiées à ce jeu à partir du 19 mai selon le site spécialisé pokernews.com. Mais l’établissement a fixé à 250€ la cave minimum ce qui resserre la clientèle aux amoureux du poker aisés.



En image, une semaine qui s'explique dans la diversité, 360°, comme diraient certains.