14.06.2008

La Chine s’attaque aux images volées des JO

La Chine a lancé une campagne pour éviter la diffusion d'« images volées » durant les jeux Olympiques sur les sites internet, a indiqué un responsable chinois, cité vendredi par les médias. La campagne, lancée jeudi et qui va durer jusqu'au 15 octobre, vise à empêcher la diffusion d'images des JO par toute personne ou média qui ne bénéficie pas des droits de retransmission, a précisé Xu Chao, un haut responsable de l'Administration de la propriété intellectuelle. Les contrevenants s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 100.000 yuans (plus de 9.300 euros). Les sites de partage vidéo seront particulièrement surveillés lors de cette campagne menée par l'Administration de la propriété intellectuelle, la police et le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, a-t-il ajouté, cité par l'agence officielle Chine Nouvelle. Les autorités comptent aussi sur la collaboration du public, qui pourra appeler un numéro de téléphone spécial.

05.06.2008

Les domaines dangereux du Net

Tous les domaines ne sont pas égaux sur Internet: les sites Web dont l'adresse se termine par ".hk" (Hong Kong), ".cn" (Chine) ou ".info" (information) sont statistiquement les plus dangereux pour le visiteur car les conditions d'attribution sont insuffisamment strictes, affirme l'éditeur américain de logiciels antivirus McAfee dans une étude publiée mercredi.

Il semble que les centaines de sociétés qui distribuent les adresses se montrent moins regardantes sur la sécurité pour certaines extensions que pour les autres. Les auteurs de courriels non sollicités (spam), de virus et autres cyberdélinquants profitent du laxisme de sociétés qui veulent surtout encaisser de l'argent et s'imposer sur le marché.

Ainsi, sur tous les sites en ".hk" testés par McAfee, 19,2% sont déclarés dangereux ou potentiellement dangereux pour l'internaute, de même que 11,8% de ceux en ".cn", 11,7% de ceux en ".info", mais aussi 6,8% de ceux en ".ru" (Russie) et 6% de ceux en ".ro" (Roumanie). Alors que l'on tombe à un peu plus de 5% pour les sites enregistrés sous ".com", l'extension la plus populaire de la Toile.

Les domaines les plus sûrs sont ".gov" (sites du gouvernement américain), avec seulement 0,05% de sites dangereux, ".jp" (Japon; 0,1%), et ".au" (Australie; 0,3%).

"Mon conseil aux internautes est que si vous cherchez désespérément un anti-dépresseur au meilleur prix et que le vendeur se termine en '.cn', ne l'achetez pas. Ne le faites pas", résume Shane Keats, analyste et principal auteur du rapport McAfee. Nombre d'escroqueries concernent en effet de soi-disant sites pharmaceutiques.

Le rapport de McAfee est basé sur l'analyse de 9,9 millions de sites Web enregistrés dans 265 domaines de pays et domaines génériques, en fonction notamment de la présence de codes informatiques malveillants, de fenêtres publicitaires intempestives ou de formulaires alimentant du spam.

Après avoir dressé la liste des extensions de nom de domaine, des pays les plus risqués sur Internet, voici le nouveau classement des mots-clés . Où l'on apprend que 42% des recherches avec le mot-clé « screensavers » (économiseurs d'écran) mènent à des sites jugés dangereux. Ou que les noms de logiciels de peer-to-peer, comme « BearShare », « LimeWire » et « Kazaa », sont à fuir. D'après McAfee, 4% des résultats de recherche mène à des sites dangereux, contre 5% l'an dernier.

Les sites dangereux exposent l'internaute à des spywares, des virus, à une surcharge de pop-up, à du spam ou à toute autre menace.


Source :AP

08.05.2008

Pékin ne garantira pas un accès libre à internet durant les JO

2c296a69190efb0c617a3ce702ed3b8d.jpgLes autorités chinoises ne garantiront pas qu'elles n'opèreront pas de censure sur le réseau internet au moment des Jeux olympiques cet été à Pékin, pas plus qu'elles ne garantissent d'éradiquer le piratage des produits dérivés des JO, ont déclaré jeudi des responsables chinois.
Wang Wei, vice-président du comité organisateur des JO de Pékin, avait promis que les médias auraient une "entière liberté" de couverture de l'événement, mais les organisations de défense des droits de l'homme ont régulièrement critiqué le fait que la Chine ne respectait pas son engagement.
La Chine contrôle étroitement l'utilisation d'internet, en forte augmentation dans le pays. Les autorités bloquent ainsi l'accès à des sites jugés antigouvernementaux, comme ceux du mouvement spiritualiste Falun Gong ou ceux des organisations prônant l'indépendance du Tibet.
"Nous garantirons autant que faire ce peut" que les sites ne soient pas bloqués au cours des Jeux olympiques, a déclaré le ministre chinois de la Technologie, Wang Gang, lors d'une conférence de presse tenue alors que la flamme olympique venait d'arriver au sommet de l'Everest, le point culminant du monde.
"Je ne dispose pas d'informations claires quant aux sites qui seront fermés ou surveillés. Mais pour protéger la jeunesse, il existe des contrôles sur certains sites internet malsains".
"Chaque pays limite l'accès à des sites internet. Même dans les pays développés, tous les sites ne sont pas accessibles", a ajouté le ministre.