25.08.2008

Les Jeux de Pékin imposent la "marque Chine" au reste du monde

93eed0b49969a2d70e4615ad220d824d.jpgEn organisant des jeux Olympiques de haut niveau, Pékin a imposé l'image d'une Chine moderne et efficace, dont ses entreprises pourraient être les grandes bénéficiaires tandis que l'impact sur l'économie s'annonce modéré. Les jeux Olympiques marqueront, comme son adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce, une autre étape dans la transformation de la Chine en une économie efficace, orientée vers le marché, et financièrement sophistiquée. dad289c5b70d2f4cb05034c4ff2dceb4.jpgPour cela, Pékin a utilisé les grands moyens: quelque 42 milliards de dollars d'investissements, faisant de ces Jeux les plus chers de l'histoire de l'Olympisme. Ajouté à des mesures extrêmes, comme la fermeture de centaines d'usines jusque dans les provinces voisines, pour assurer un air pur à ses visiteurs, la Chine a fait la preuve de son volontarisme. La marque Chine était alors en terrible difficulté avec l'affaire des jouets toxiques et autres scandales sur la qualité de ses produits. acce2b7681d5fd6d38d1e34081ba9ea2.jpgLa marque Chine, dans l'esprit du public des JO, est aujourd'hui davantage associée aux sponsors nationaux, comme Lenovo, quatrième fabricant mondial de PC, Haier géant de l'électroménager, China Mobile, premier mondial par le nombre d'abonnés, etc. En sponsorisant les Jeux d'hiver et les Jeux d'été, Lenovo est devenu une marque globale hautement reconnue. Pour autant, les jeux ne devraient avoir que peu d'impact sur l'économie chinoise, selon le consensus des analystes. Les investissements, répartis sur six années de préparation, sont anecdotiques par rapport à la richesse du pays. Ils représentent moins de 1% du produit intérieur brut de la seule année 2007 (3.400 milliards de dollars) ou, un peu moins de la moitié du budget de l'éducation l'an dernier. Ils ont en outre majoritairement servi à des projets d'infrastructures dont la capitale avait bien besoin (moins de 1,9 milliard a été consacré aux installations sportives spécifiquement construites pour les JO). Même si Pékin n'avaient pas remporté les JO, ces projets seraient allés de l'avant. Ils entrent dans le cadre de la frénésie de travaux qui s'est emparée de la Chine ces dernières années, faisant surgir villes, voies express ou centres commerciaux: la production du secteur de la construction a été multipliée par 2,7 entre 2001 et 2006. Dans l'immédiat, l'économie chinoise pourrait néanmoins pourrait néanmoins être atteinte de ce que l'on peut qualifier de "crampe industrielle": une baisse de production liée à la fermeture des usines. Mais les installations qui ont dû réduire leur production ou fermer, ne représentent probablement que 1 ou 2% de la production industrielle nationale. D'autres secteurs pourraient aussi être touchés, comme l'hôtellerie qui semble avoir enregistré des résultats décevants, ou l'organisation de congrès et salons, mis en veilleuse. La fin des constructions liées aux Jeux devrait avoir un impact à court terme, avant que ne redémarrent d'autres constructions et dépenses d'infrastructures.

11.08.2008

L'enthousiasme très contrôlé des Pékinois

2b744da581e96d2dc4baf55a74f7abc1.jpg De nombreux habitants de la ville olympique ont préféré rester chez eux pour regarder la retransmission télévisée. «On a essayé de participer au tirage au sort sur Internet pour avoir des places à 280 yuans [28 euros], mais on n'a pas eu de chance», se désole Shi Lin. Comme des millions de Pékinois, le jeune homme a dû regarder la cérémonie d'ouverture à la télévision, en famille. Occupées par des personnalités du monde entier, les tribunes du stade national réservaient peu de places aux Pékinois, auxquels peu d'options s'offraient pour célébrer cette soirée attendue depuis si longtemps la Chine avait été une première fois candidate pour les Jeux de 2000. «Il fallait faire la queue trois jours pour avoir un billet, autant dire que c'était impossible», renchérit Li Jianguo, en se hâtant de rentrer chez lui rejoindre sa famille. La liesse populaire qui avait suivi l'annonce du choix de Pékin comme ville olympique en 2001 est bel et bien oubliée pour ces Jeux 2008, sous contrôle. La municipalité a entretenu le flou jusqu'au dernier instant sur les festivités qui accompagneraient la cérémonie d'ouverture en centre-ville, déconcertant le spectateur moyen en recherche d'endroits publics où célébrer l'événement. Les 26 «relais olympiques» du centre de Pékin devaient proposer des écrans géants pour suivre le déroulement du spectacle. «Ce sera plus pratique pour suivre plutôt que de regarder à la maison», avait soudainement promis cette semaine Zhao Dongming, directeur du bureau des activités culturelles olympiques de Pékin. Au final, seuls quelques écrans géants, comme celui de la porte nord du stade des Ouvriers dans l'est de la capitale, étaient en place, hier. «On nous avait dit qu'il y aurait du monde, mais il n'y a personne, donc on ne va pas tarder à rentrer chez nous», lance Mme Zhang, venue avec son fils et son mari sur la petite place de Xidan, estampillée «olympique», juste à l'ouest de Tiananmen, fermée pour l'occasion. «Ne me poussez pas» Tandis que les rues de la ville étaient désertées dès 19 h 30 (heure locale), les centres commerciaux n'hésitant pas à renvoyer leurs clients chez eux, des milliers de personnes se sont retrouvés à Qianmen, porte impériale qui ferme la place Tiananmen au sud. Quelques cris enthousiastes ont accueilli le premier jet de feu d'artifice, avant que volontaires et policiers ne reforment un nouveau cordon humain de sécurité pour repousser la foule, en attendant la suite prévue trois heures plus tard. «Ne me poussez pas comme ça», protestait M. Wang, un quinquagénaire raccompagné fermement par le bras par trois policiers une centaine de mètres plus loin. Le quartier très prisé de Houhai était également bouclé par la police dès le début de la soirée. La course aux points de vue en hauteur était lancée depuis des jours, mais l'opacité persistante du ciel en a découragé plus d'un. Un peu plus tôt dans la journée, certains mouvements de masse ont en revanche été accueillis avec bienveillance, comme ce petit attroupement formé, dès le matin, devant le bureau des affaires civiles de l'arrondissement de Chaoyang, par des couples venus faire enregistrer leur mariage. Responsable du bureau, Zhu He est ravi. «Il y a beaucoup plus de monde que les autres jours. Nous avons reçu 2 640 demandes en ligne pour être inscrits au registre aujourd'hui», explique-t-il le sourire aux lèvres. «C'est un événement pour le monde, pour la Chine et maintenant pour nous», résume en souriant Guo Jia, qui vient de récupérer son livret de mariage avec les trois 8 porte-bonheur de ce 8 août 2008 et pose avec son mari en polo rouge à l'effigie des Jeux.

12.07.2008

Pékin à un mois des Jeux

Alors qu'il reste moins d' un mois avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août prochain, Pékin mettait la dernière main à ses préparatifs, malgré les inquiétudes sur la pollution et l'épineuse question de la liberté de la presse. Les derniers préparatifs étaient visibles dans les rues de la capitale chinoise alors que les ouvriers repeignaient les lampadaires et installaient des drapeaux le long des principales artères de la ville. Etaient également visibles le travail accompli sur les deux nouvelles lignes du métro et la nouvelle ligne de chemin de fer qui doivent bientôt entrer en service. Les autorités ont inauguré mardi dernier le principal centre de presse et le centre international de radio-télédiffusion, les deux centres névralgiques qui diffuseront les images et les informations sur les Jeux à travers la planète. Mais la véritable difficulté pour le gouvernement chinois sera de tenir sa promesse de permettre aux journalistes -on en attend 30.000- de travailler en toute liberté comme ils ont pu le faire lors des autres Jeux, un engagement pris par Pékin il y a sept ans lors de sa désignation. Les chaînes de télévision mondiales -qui ont déboursé des milliards de dollars pour les droits de retransmission- mais aussi le Comité international olympique cherchent depuis des mois à essayer de savoir auprès des autorités chinoises si les camions satellites auront le droit de circuler librement dans la métropole forte de 17 millions d'habitants. Les accès à des sites hautement symboliques tels que la place Tiananmen constituent également l'un des sujets de discorde avec les autorités qui craignent que les manifestants pro-tibétains ou encore les fidèles de la secte Falun Gong ne se servent de la présence de la télévision. Cette question sera notamment à l'ordre du jour mercredi lors de la rencontre prévue entre les représentants des chaînes, du CIO et du comité organisateur. "Je pense que ce libre accès de la presse va être un problème pour tout le monde", a souligné Johannes Hano, le chef du bureau Asie de la chaîne allemande ZDF. La semaine dernière, Hano a vu son interview en direct depuis la Muraille de Chine interrompue par la police. "Ils vous arrêtent même si vous avez l'autorisation. Ca va être le plus gros problème. Il n'y aura pas de liberté de la presse comme ils l'ont promis", a estimé Hano qui a adressé une "lettre de vive protestation" au président du CIO Jacques Rogge, au comité de Pékin, au ministère chinois des Affaires étrangères et à l'Union européenne de télédiffusion. Sur l'autre dossier épineux, celui de la pollution, les autorités de Pékin ont mis les bouchées doubles et l'atmosphère au-dessus de la capitale chinoise devrait s'éclaircir quand les contrôles stricts entreront en vigueur le 20 juillet prochain. Les usines et sites d'industrie lourde dans plusieurs provinces autour de Pékin resteront fermés et près de deux millions de véhicules se verront interdits de circulation avec la mise en place d'un système de rotation sur la base des plaques minéralogiques. A Qingdao, le site pour les épreuves de voile à 560km de Pékin, des milliers de personnes s'affairent à nettoyer une éclosion envahissante d'algue qui recouvre un tiers de la surface marine où les épreuves doivent commencer le 9 août. Cette éclosion pourrait être due à la pollution, un problème persistant le long de la côte est du pays fortement industrialisée. Le président du CIO a d'ores et déjà averti que certaines épreuves d'endurance se déroulant à l'extérieur et durant plus d'une heure seront différées si la qualité de l'air est mauvaise.

25.05.2008

Séisme en Chine. Le bilan s’alourdit

d982aa0b0fa6a6bd3cc3e49de5c53133.jpgLe bilan atteint 62.664 morts, un survivant sorti des décombres vendrediLe bilan du séisme qui a frappé la province chinoise du Sichuan le 12 mai atteint désormais 62.664 morts et 23.775 disparus, a annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement chinois Guo Weimin lors d'une conférence de presse. La télévision d'Etat a par ailleurs rapporté dimanche qu'un homme de 80 ans avait été extrait vivant des décombres de sa maison, vendredi, plus de 11 jours après le séisme. Agé de 80 ans et souffrant d'une paralysie partielle, Xiao Zhihu, a été secouru vendredi dans la ville de Mianzhu. Selon la télévision, il était bloqué sous un pilier de sa maison et a survécu grâce à sa femme qui lui a permis de s'alimenter. Selon la télévision, Xiao Zhihu, un octogénaire qui était alité, a été secouru à Mianzhu, au nord de la capitale de la province Chengdu. Il a survécu grâce à sa femme qui a pu lui passer de la nourriture alors qu'il était bloqué sous les gravats. Les secours et les opérations d'aide aux millions de sans-abri risquent d'être entravés par l'arrivée de fortes pluies annoncée dans le Sichuan. Selon l'agence météorologique nationale chinoise, plusieurs régions de la province vont subir de fortes pluies, torrentielles dans certains endroits, dans la journée de dimanche et lundi. L'agence met en garde contre les risques de glissements de terrain. Une forte réplique du séisme dans le Sichuan ressentie jusqu'à Pékin. Une forte réplique du séisme qui a secoué la province chinoise du Sichuan a été ressentie dimanche jusqu'à Pékin. Cette réplique de magnitude 5,8, selon l'Institut météorologique américain, a secoué la zone du séisme dimanche après-midi. Elle a fait trembler les immeubles de la capitale chinoise, à quelque 1.300km de là. Aucun dégât n'était signalé pour l'heure alors que le bilan officiel du tremblement de terre du 12 mai est passé dimanche à 62.664 morts 69 barrages menacent de céder dans le Sichuan, selon les autorités. Le ministère chinois de l'Eau a annoncé dimanche avoir recensé 69 barrages qui menacent d'exploser dans la province du Sichuan, lourdement frappé par le séisme du 12 mai. Le ministère a communiqué ce chiffre dans un communiqué avant une conférence de presse prévue dans la journée. Source : AP 25/05/2008

15.05.2008

La Chine lance le projet de TGV Pékin-Shanghai

Le géant asiatique a lancé la construction de la ligne de chemin de fer à grande vitesse entre Pékin et Shanghai. Un projet de 31,6 milliards de dollars retardé à plusieurs reprises. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a posé, fin Avril, la première pierre du chantier de cette ligne de 1.320 km, qui devrait s'achever en 2013, lors d'une cérémonie à Pékin. Plusieurs médias officiels ont indiqué que ce sera la plus grande ligne au monde en un seul tenant, une ligne à grande vitesse dernier cri, et que c'est le projet d'infrastructure le plus important depuis la création de la Chine communiste en 1949. Le train, reliant la capitale politique au centre économique et financier du géant asiatique, traversera les régions les plus avancées économiquement, où est produit "40% du PIB du pays" et "vivent un Chinois sur quatre". Sur cette ligne, qui comptera 21 gares, les trains pourront circuler à 350 km/h, réduisant de près de moitié, à cinq heures, la durée actuelle du trajet. Le premier train capable de rouler à 350 km/h produit en Chine est sorti des chaînes de production le 11 avril. Ce train, dernier modèle de la série CRH (China Railway High-speed), est basé sur la technologie étrangère, celle de l'ICE (Inter-City Express) allemand, créé par un consortium dirigé par Siemens. Pour la ligne à grande vitesse entre Pékin et Shanghai, les autorités envisagent en revanche de faire appel à une technologie purement chinoise. Cependant, pour le financement, selon l'agence Chine Nouvelle, citant des sources au sein du ministère des Chemins de fer, les investisseurs étrangers pourront participer au projet. Le ministère a mis sur pied un organisme spécial pour gérer le projet, dont il détient la majorité des parts. Le projet de ligne a été retardé à plusieurs reprises. Proposé pour la première fois en 1994, il devait originellement voir le jour en 2008 pour les jeux Olympiques de Pékin, puis pour l'Exposition universelle de Shanghai en 2010. Dans le même temps, le budget a explosé, passant de 130 milliards de yuans à plus de 220 désormais, en raison des coûts des terrains et du matériel de construction. D'ici à 2020, le géant asiatique compte se doter de 18.000 kilomètres au total de voies où les trains circuleront à plus de 200 km/h. A cette date, il devrait posséder un réseau total de 100.000 kilomètres de rails, selon son gigantesque plan ferroviaire lancé en 2005 et qui prévoit un investissement annuel de 130 milliards de yuans (environ 19 milliards de dollars). La Chine a un besoin urgent de moderniser son réseau ferroviaire, saturé notamment par le transport du charbon, qui produit 70% de l'électricité du pays, et surtout de développer des lignes dédiées au trafic passager.

22.04.2008

Le Salon de l'automobile à Pékin

Le Salon de Pékin attire tous les constructeurs cherchant à séduire les acheteurs du deuxième marché mondial. Audi et Mercedes y dévoilent pour la première fois des nouveautés. Pékin fait désormais partie du club des capitales mondiales de l'automobile au même titre que Detroit, Paris, Francfort, Tokyo ou Genève. Preuve de l'importance prise par ce salon organisé tous les deux ans en alternance avec Shanghaï , certains grands constructeurs y dévoilent pour la première fois des modèles destinés au monde entier, dans un centre d'exposition flambant neuf. Audi expose son Q5, un SUV compact qui sera commercialisé en 2009 en Amérique du Nord, en Europe et bien sûr en Chine, son premier marché à l'étranger. Sur le même créneau, Mercedes a choisi l'empire du Milieu pour lancer officiellement son nouveau 4 x 4 GLK. Le groupe allemand a également annoncé que sa Smart Fortwo arriverait chez les concessionnaires chinois à la mi-2009. Le pays le plus peuplé du monde est en effet le deuxième marché de la planète, avec plus de 8,8 millions de véhicules vendus l'an passé (dont 6,3 millions de voitures de passagers). Et au rythme fulgurant auquel il progresse 25,2 % en moyenne sur les cinq dernières années , il pourrait dépasser les États-Unis dès 2011 en atteignant les 16 millions d'immatriculations. Les Chinois, dont les revenus progressent rapidement (+ 12,2 % pour les résidents urbains l'an dernier), sont en effet de plus en plus nombreux à pouvoir s'offrir une voiture. Et ce d'autant que les prix ne cessent de baisser (- 32 % sur les véhicules de taille moyenne entre 2004 et 2007). Pour profiter de cette frénésie d'achat, tous les groupes présents en Chine cherchent à augmenter leurs capacités de production. Volkswagen a inauguré récemment sa quatrième usine locale (qui appartenait dans le passé à Fiat). Le japonais Honda, qui souhaite doubler sa production d'ici à cinq ans, termine la construction d'un deuxième site. Pour l'heure, le marché est dominé par les deux premiers constructeurs à s'y être implantés : GM et Volkswagen. L'allemand se classe premier pour les ventes de voitures avec près de 950 000 unités en 2007 (contre environ 530 000 pour GM). Mais GM, qui a vendu plus d'un million de modèles en incluant les véhicules utilitaires, revendique aussi la place de leader. Pour accélérer ses ventes, GM, qui a notamment formé une coentreprise avec le chinois Saic, lancera deux nouveaux produits d'ici à la fin de l'année. Le numéro un américain continuera à investir chaque année un milliard de dollars en Chine. Son centre technique passera cette année de 1 400 à 1 650 ingénieurs et designers. Sa mission : adapter les modèles à la demande locale. GM et VW associés aux groupes chinois FAW et SAIC doivent toutefois faire face à la montée en puissance des japonais et des coréens. Toyota, en particulier, vise 700 000 voitures cette année, après avoir progressé de plus de 62 % l'an passé. Autre menace, les marques chinoises, dont les parts de marché sont passées de 27,7 % à 28,7 % en 2007. Certains de ces modèles devraient prochainement être commercialisés en France. Pour l'heure, les chinois se distinguent surtout par leur habileté à copier leurs concurrents étrangers. En arpentant les allées du Salon de Pékin, on aperçoit des imitations de la Smart, de la Fiat Panda ou du Hummer de GM plus vraies que nature.

17.04.2008

Une opération de propagande anti-française

Les autorités chinoises ont jeté le voile, apportant dans la presse officielle leur soutien aux appels à boycott des produits français qui circulent sur le Net. L'ouragan semble continuer à souffler sur Carrefour et les produits français. La déclaration de la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères laisse pourtant croire qu'elle est tout sauf spontanée. " Des Chinois ont récemment exprimé leurs opinions et leurs sentiments. Cela est tout sauf accidentel et la France doit y réfléchir ». De l'Ambassade de Chine en France - 15 Avril 2008.pdf La propagande du gouvernement chinois est en marche. Dans un pays aussi autoritaire et contrôlé que la Chine, le pouvoir politique central dispose, certes, d'une grande influence sur les affaires comme sur le comportement des consommateurs. Aigri après avoir été " poignardé dans le dos " par un État français jusqu'alors conciliant à son égard, Pékin entend ramener Paris au bercail. La tactique est usée, mais elle provoque toujours les mêmes remous. Comme il y a trois ans, tandis que le gouvernement cherchait à influer sur la politique de Tokyo, les groupes ultranationalistes chinois s'en étaient pris aux firmes japonaises, faisant circuler le message d'un boycott des produits nippons. Malgré les craintes du patronat japonais, ces tentatives de mobilisation n'avaient eu aucun effet : le made in Japan reste à la mode en Chine. Il y a un an, Angela Merkel avait dû subir les mêmes pressions de la part de ses interlocuteurs économiques après la visite du dalaï-lama. La chancelière allemande avait tenu bon, alors que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner avaient refusé de rencontrer le leader religieux tibétain. Le temps lui avait donné raison : fin janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères se rendait à Berlin pour signifier à son homologue la reprise de relations normales. Si l’’état Chinois a les moyens de sanctionner les pays qui lui déplaisent, en refusant par exemple de leur confier quelques grands contrats - dans l'aéronautique, l'énergie ou les transports, l’économie a pris de l'autonomie. Les choix se feront sur des conditions économiques, technologiques, industriels, voire écologique. Les craintes concernant Carrefour paraissent d'ailleurs peu crédibles. Le distributeur français offre en effet des prix imbattables, d'où son franc succès auprès des consommateurs chinois de toutes les classes sociales. À l'heure où la Chine enregistre une inflation presque historique, il semble donc d'autant moins probable qu'ils iront dépenser plus ailleurs pour de simples questions idéologiques, mais ils achèteront selon leurs besoins et leurs moyens.

08.04.2008

le boycott des JO ne forcera jamais la Chine à transiger

8b5f5240837124647c6f19ef3bd4325b.jpgLa flamme des JO 2008. 1928 : aux Jeux Olympiques d'été d'Amsterdam, un feu est allumé dans le stade. Une tour a été réalisée par l'architecte pour abriter le feu. 1932 : les organisateurs des Jeux de Los Angeles font la même chose. 1936 : c'est aux Jeux de Berlin qu'est organisé le premier relais de la flamme olympique. 23 villes dans le monde vont accueillir le relais 31 provinces chinoises verront passer la flamme 80 relayeurs à Paris étaient prévus 24 mars : date de l'allumage de la flamme à Olympie 8 août : date de l'arrivée de la torche à Pékin pour la cérémonie d'ouverture de la 29ème édition des JO d'été. Le Tour du Monde 9996e6628168b1e38df287ae82329ef3.jpg137 000 kilomètres, 130 jours de voyage dans 130 villes différentes...enfin peut être! Voilà ce qui attend la torche olympique jusqu'à son arrivée finale à Pékin le 8 août. La flamme a été allumée le 24 mars à Olympie, le berceau des Jeux. Découvrez sur cette carte son parcours à travers le monde cb59abac28eb5bb1955e01eb62571ae0.jpg Les Pressions Politiques. Des groupes de pression et militants doivent penser avoir trouvé le point faible de la Chine, quand les émeutes au Tibet ont éclaté par coïncidence et dramatiquement à l'approche des JO de Beijing. Ils ont lancé un appel à boycotter les Jeux, espérant forcer la Chine à se soumettre à leurs demandes, mais ils ont apparemment surestimé leur poids, quel que soit le poids qu'ils pensaient avoir. Liée étroitement aux intérêts nationaux dans l'intégrité territoriale du pays, la question du Tibet est une question avec laquelle le gouvernement chinois ne transigera jamais, même si les boycotteurs considèrent les Jeux comme une chance historique de faire pression sur le pays. Les boycotts bruyants deviendront légers comparés à l'immense soutien du peuple chinois, qui peut être constaté dans des forums en ligne et des blogs, aux actions gouvernementales dans la restauration de la stabilité à Lhasa et dans d'autres régions de l'ethnie tibétaine. Derrière leur soutien se trouve la détermination de la nation à sauvegarder la souveraineté. Après tout, perturber les Jeux olympiques, occasion rare pour le monde de profiter d'un répit dans la politique, va à l'encontre de la volonté de la plus grande partie de la communauté internationale et des vrais amoureux du sport. Le Comité international olympique (CIO) a réitéré son opposition à la politisation de cet événement sportif. "Les relayeurs français ont prévu de courir avec un badge destiné à montrer leur attachement aux Droits de l'Homme" Cependant, les Jeux risquent d'être pris en otage par la politique, quand tel ou tel chef d'Etat déclare conditionner sa présence à l'événement sportif de Beijing à un dialogue entre le gouvernement chinois et le Dalaï Lama. Ne tombons pas dans une hystérie anti-chinoise, un peu simpliste. Si l'on veut jeter un malentendu entre les deux pays , nous ne pourrions pas nous y prendre autrement. Comment peut -on dire que la politique n'a rien à voir avec les JO alors qu'elle est au centre de leur attribution? . Attribuer les jeux olympiques à la Chine était faire entrer la Chine dans la politique mondiale et maintenant elle est mise au banc. En choisissant le cinquième de l'humanité, le CIO a pris une décision forte , mais en percevant une partie de la difficulté. Pour des raisons économiques les activités sportives deviennent des enjeux. Je ne peux être d'accord avec ceux qui ne connaissent rien aux sports et se jettent sur les sportifs. Le 31 Mars un ministre Chinois a fait des ouvertures au Daila Lama, celles ci sont inaudibles aujourd'hui. Il est donc fait une place aux faucons, qui profiterons de cette situation pour défendre le nationalisme Chinois. La Chine souhaite que les JO accélèreront l'ouverture du pays, mais elle refusera tout chantage politique au nom des Jeux. d3e3f7cfa2a70ae40745564e686c1433.jpgN'oublions pas la cause première de ces jeux : le sport et l'échange entre ces jeunes qui feront le monde de demain. C'est eux qui définieront les lignes de routes de leurs avenirs. Laissons leur la possibilité de prendre leur envol, ils seront membres de la communauté du monde sportif. Ils sont notre avenir. Cette occasion est unique, pour qu'ils reviennent vers nous avec leurs propositions, leurs désirs d'un monde meilleur, et, comme ils le définieront. Revenons a de vrais jeux olympiques, et laissons les jeux aux sportifs qui feront pleinement ces jeux