26.10.2008
La Chine assistera au sommet du G20
Les 43 pays d'Asie et d'Europe d'accord pour une réforme profonde du système financier.
La route de Washington passe par Pékin. En emmenant en Chine une Europe qui cherche à serrer les rangs, Nicolas Sarkozy espérait bien convaincre les puissances asiatiques d'adhérer à des principes communs, pour arriver en force au sommet international du 15 novembre. Et réduire le risque que ce G20 de crise ne se termine «en simple club de discussions, comme certains le souhaiteraient», confie-t-on dans l'entourage élyséen. Aux quelque 43 chefs d'État et de gouvernement réunis par le 7e Sommet Europe-Asie (Asem), le chef de l'État a tenu un discours alarmiste. Le «monde va mal» a-t-il lancé, en évoquant une crise financière sans précédent dans sa gravité, sa soudaineté et sa violence».
La mission est en partie remplie. Un communiqué diffusé vendredi soir par les autorités chinoises mentionnait un accord sur la nécessité «d'une réforme profonde et efficace des systèmes monétaires et financiers internationaux». Et appelait le FMI (Fonds monétaire international) à jouer un «rôle important» dans l'assistance aux pays les plus touchés par la crise. Les dirigeants asiatiques - et notamment chinois - ne pouvaient qu'adhérer à l'appel à un «front commun d'initiatives». Ils adhèrent à l'esprit. Mais pour les mesures opérationnelles à prendre, c'est une autre affaire. «Il y a ceux qui sont dans le bain jusqu'au cou, et ceux qui voient la baignoire déborder, et qui commencent à avoir les pieds mouillés», commentait un conseiller élyséen. La Chine, à l'évidence, est dans cette deuxième catégorie. Cela l'incite à la concertation et la coopération, mais aussi à une certaine réserve et prudence.
Pékin en pleine réflexion
À Pékin, on estime n'être pour rien dans la débâcle, et n'avoir donc aucun intérêt à se laisser embarquer dans l'urgence dans un système international qui pourrait s'avérer trop contraignant. Sans l'avoir encore annoncé officiellement, la Chine a clairement indiqué qu'elle serait à Washington le 15 novembre lors du sommet des grandes puissances industrialisées et émergentes. Mais si à l'Élysée, on se félicitait du bon accueil par le président Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao aux idées européennes, on restait plus discret sur les pas concrets que les Chinois se montreraient disposés à faire. «Ils sont en pleine réflexion, encore, confiait-on, il faut dire que cela ne fait que quelques jours qu'ils se rendent compte qu'ils vont être autant touchés par les effets de la crise mondiale.»
Côté français, cette concertation à Pékin a aussi été l'occasion de poursuivre la normalisation des relations franco-chinoises, objet d'un entretien entre Nicolas Sarkozy et le président Hu Jintao. Elles seraient tellement apaisées désormais que le président chinois a proposé que le 45e anniversaire de la reconnaissance de la République populaire par le général de Gaulle, en janvier prochain, soit fêté dignement. Le camp français aurait alors proposé des visites officielles croisées à Pékin et Paris des deux chefs d'État. L'évocation des droits de l'homme par le président français dans son discours d'ouverture, il est vrai dans une perspective asiatique, n'aurait pas jeté d'ombre.
Source : LF
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24.10.2008
Nicolas Sarkozy à Pékin pour un sommet euro-asiatique de crise
La crise financière et économique va dominer les travaux du forum euro-asiatique qui regroupe 43 pays jusqu'à samedi.
Nicolas Sarkozy est arrivé ce vendredi à Pékin pour participer au sommet Asie-Europe (Asem) qui sera largement consacré à la crise financière. Jusqu'à samedi, l'Union européenne va notamment tenter de rallier les puissances émergentes à la refondation du système économique. (Visualiser le discours de Nicolas Sarkozy intégralement sur le site en référence ci-dessous).
A l'exception du britannique Gordon Brown, quasiment tous les chefs d'Etat ou de gouvernement des pays de l'Asem, qui pèsent 60% du PIB mondial, assisteront au sommet de deux jours dans le cadre solennel du Palais du peuple, place Tiananmen. Quarante-trois chefs d'Etat et de gouvernement des vingt-sept pays de l'UE, des dix membres de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est) et six autres pays asiatiques dont les poids lourds économiques - Chine, Inde et Japon - ont annoncé leur présence.
L'Europe, emmenée par le président français, qui milite pour la refondation du capitalisme, doit profiter de ce septième sommet pour demander à l'Asie de s'impliquer dans une solution à la crise mondiale, au moment où les Bourses restent très fagilisées et où de nombreux pays sont menacés par la récession.
"Nous avons besoin de l'Asie et plus particulièrement de pays comme la Chine, l'Inde et le Japon", a déclaré jeudi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso à Pékin.
La Chine a salué la proposition d'un sommet du G20 aux Etats-Unis le 15 novembre pour tenter de parer au risque d'une récession mondiale, affirmant étudier "favorablement" sa participation, sans donner encore une réponse qu'elle pourrait réserver à l'Asem.
La tempête économique actuelle risque fort d'éclipser les autres questions figurant au menu: dossiers nucléaires iranien et nord-coréen, réchauffement climatique, développement durable et sécurité alimentaire. Mais José Manuel Barroso a assuré que la question des droits de l'homme ne serait pas escamotée au sommet.
Vous retrouverez le discours de Nicolas Sarkozy sur :
http://www.elysee.fr/webtv/index.php?intHomeMinisterId=0&...
et A bientôt sur :
http://businessinchina.blogressources.com/
19:55 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, sarkozy, euro, asia, asie, risque
21.10.2008
Made in Asia
Asia has always been the birthplace of thought and innovation, the cradle of knowledge and invention. Some of the most basic inventions created in Asia such as the modern number system, silk, toothbrushes and gunpowder are still very much in use today.
Lets take a look down memory lane to see the inventions that originated from various Asian nations.
Silk, gunpowder, ink, the toothbrush, the kite, abacus, toilet paper, porcelain, the magnetic compass and the circulation of paper currency all came from China. While enough has been chronicled about China’s silk, gunpowder, abacus and porcelain, lets take a look at some of its more unconventional inventions. Toothbrushes initially made from bamboo and pig bristles placed at right angles were invented in the middle kingdom in 1498, they came to Europe only only 150-200 years later. The Chinese also claim they invented toilet paper way back in 589 A.D., at least the first reference to the practice comes from Chinese court official Yan Zhitui in 589 A.D..
At about the same time, across the Himalaya’s Indians were busy inventing the game of Chess and the modern number system. The game of chess probably evolved from a four-sided Indian game played with dice and a board. The original game, called Chaturanga, was used to teach military tactics. After some time, the game was simplified into a two-player strategy contest. Chess spread to Persia, Arabia, and finally into Europe in the eighth century, via the Moorish occupation of Spain and Portugal. The modern numbering system used today in the western world was first developed around 500 A.D. by the Indian mathematician and astronomer, Aryabhata I.
Korean Goryeo Dynasty minister Choe Yun-ui is credited for inventing the metal movable type. His first book, “Sangjeong yemun,” which detailed the manners and social niceties of the Korean court from ancient times through the 1234 was printed in the movable type.
Japan most famed invention is also any travellers best surprise - the washlet bidet toilet - the world’s most complicated option packed toilets. Invented in 1980 the washlet offers the ultimate bathroom experience. Features offered may include: a lid that automatically raises and lowers itself, based on motion detectors; a bidet that will squirt warm or cool water for washing private parts, in a steady stream or pulses; an air-dryer; musical accompaniment to cover the sound of urination; a heated seat; and automatic flush. These bidets are so complicated that foreign users often have trouble finding the flush button! The credit for inventing the playstation game console, which brought gaming to the masses further goes to Japanese inventor Ken Kutaragi.
Singapore inventor Sim Wong Hoo the founding CEO of Singapore-based Creative Technology, invented the Sound Blaster card for personal computers. This card, first produced in 1989, was one of the first commonly used to add sound to computers.
Readers are more than welcome to send in inventions from Asia not mentioned above that they are aware of.
16:37 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, asie, asia, invention
11.09.2008
Les tigres asiatiques n°2
Malaisie, Thaïlande, Indonésie, Philippines et Bruneï sont surnommés les tigres asiatiques. Tous cinq ont connu une croissance fulgurante depuis des années.
Dans l'ombre des dragons, ils ont donné naissance à de puissants groupes. Après la crise financière, ces nouveaux acteurs régionaux entendent bien s'approprier la part du lion.
Découvrez 10 nouveaux geants à l'ambition dévorante.
Petronas, le pétrolier national de la Malaisie.
En Afrique noire, au Moyen-Orient, en Asie centrale... Là où des ressources d'hydrocarbures sont présentes, la compagnie pétrolière malaisienne Petronas s'installe pour les extraire. Détenue à 100% par le gouvernement, Petronas a été créé en 1974 pour exploiter les réserves pétrolières du pays, essentiellement situées en mer. Cependant, son statut public n'empêche pas certaines de ses filiales comme la distribution de carburant, le transport maritime ou le gaz, d'être cotées à la bourse de Kuala Lumpur.
Nationalité : malaisienne
Activité : énergie
Chiffre d'affaires 2007/2008 : 66,2 milliards $
Evolution sur un an : +21%
Résultat net 2007 : 32,6 milliards $
00:15 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, asie, asia, petronas
09.09.2008
Les tigres asiatiques n°1
Malaisie, Thaïlande, Indonésie, Philippines et Bruneï sont surnommés les tigres asiatiques. Tous cinq ont connu une croissance fulgurante depuis des années.
Dans l'ombre des dragons, ils ont donné naissance à de puissants groupes. Après la crise financière, ces nouveaux acteurs régionaux entendent bien s'approprier la part du lion.
Découvrez 10 nouveaux geants à l'ambition dévorante.
Nous vous proposons aujourd'hui :
The Siam Cement, du bâtiment à l'industrie papetière
C'est à partir d'une cimenterie, créée en 1913, que s'est constitué l'un des groupes les plus puissants de Thaïlande. Pour cela, The Siam Cement PLC s'est peu à peu diversifiée bien au-delà de son métier de base. Aujourd'hui, le groupe est présent dans la chimie, dans le papier, la construction et la distribution. Et ses ambitions ne s'arrêtent pas aux frontières thaïlandaises. Déjà implanté chez ses voisins, le groupe souhaite devenir d'ici 2015 un des leaders régionaux dans ses activités.
Nationalité : thaïlandaise
Activité : conglomérat
Chiffre d'affaires 2007 : 8,2 milliards $
Evolution sur un an : +7%
Résultat net 2007 : 900 millions $
23:35 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, asie, asia, économie
07.07.2008
L'Asie est très exposée à la flambée du pétrole
C'est seulement quand l'énergie est bon marché que les distances ne comptent pas.
La flambée des prix du brut peut-elle mettre l'Asie à genoux ? Non, répond la Banque asiatique de développement (BAD). Mais elle reconnaît que « compte tenu de leur dépendance vis-à-vis de l'extérieur pour leurs approvisionnements en hydrocarbures, les pays émergents de la région, qui ont un faible rendement énergétique, sont hautement vulnérables ». Et son président, Haruhiko Kuroda, de prévenir que cette situation risque d'avoir, cette année et l'an prochain, un « impact négatif sur la consommation intérieure et sur la croissance ».
Au Japon, déjà, 3 000 foyers testent des batteries à combustible pour produire leur électricité, leur chaleur et leur eau et lutter contre la raréfaction et le prix du pétrole. Un marché estimé par le gouvernement à 550 000 unités par an d'ici à quatre ou cinq ans. Partout en Asie, en Thaïlande comme en Corée du Sud, les manifestations contre la vie chère se multiplient, certaines violentes. Les gouvernements ne peuvent plus les ignorer. L'inflation est désormais la « première priorité des décideurs politiques de la région », confirme la BAD, qui estime cependant qu'il faut se montrer « raisonnablement confiant » et que « la croissance reste solide ».
En réalité, le pétrole à 145 dollars le baril peut provoquer d'autres dégâts. Tous les pays émergents de la zone ont bâti leur puissance sur leur capacité à fabriquer à bas prix des produits dont les composants ou les matières premières viennent de l'étranger et qu'ils réexportent soit vers des assembleurs finaux, soit directement vers les consommateurs. C'est ce que fait la Chine avec le monde entier. C'est aussi ce que font le Vietnam et la Thaïlande.
Compétitivité en danger
Leur faible coût de main-d'œuvre leur a permis d'attirer les entreprises du monde entier. En oubliant un point. C'est seulement quand l'énergie est bon marché que les distances ne comptent pas. Demain, ils risquent de se retrouver dans la position du pompier pyromane.
Deux économistes de CIBC World Markets, cités dans l'International Herald Tribune, ont calculé qu'un conteneur de 40 pieds voyageant entre Shanghaï et la côte Est des États-Unis coûterait 10 000 dollars avec un baril à 150 dollars, soit le double du prix qu'il fallait payer en 2005.
De quoi faire réfléchir les Occidentaux sur l'avenir des délocalisations si le pétrole ne baisse pas. Les aciéries chinoises, qui importent leur minerai de fer du Brésil et d'Australie, sont de moins en moins compétitives alors que les fabricants d'acier américains le sont de plus en plus, tout simplement parce qu'ils sont proches des matières premières dont ils ont besoin.
17:55 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chibe, Asie, petrole, combustible, brut
22.06.2008
Eloigner les moustiques
Vous allez partir en Asie, en famille pour les vacances, pour votre travail en mission, mais il faut penser à vous protéger.
Contre : les moustiques - il est petit mais il peut être très dangereux !
Depuis quelques années, on trouve en pharmacie des produits destinés à être appliqués sur la peau afin d'éloigner les moustiques. Ces répulsifs cutanés (également appelés insectifuges ou « repellents ») contiennent un principe actif qui éloigne la majorité des insectes sans les tuer. Tous ces produits ne sont pas équivalents et les autorités sanitaires en recommandent certains en particulier.
Comment les utiliser ?
Ils s'utilisent directement sur les parties découvertes du corps, visage compris, avec un maximum de trois applications par jour. Ils ne doivent être ni ingérés ni appliqués sur les muqueuses de la bouche ou des yeux, ou sur une peau lésée. Ils se présentent sous forme d'aérosol, de crème, de lotion ou de bâton applicateur. Leur durée de protection varie de deux à six heures selon la substance utilisée, sa concentration dans le produit et la température extérieure. Bien sûr, la transpiration, les baignades ou les pluies tropicales réduisent leur durée d'action. Les répulsifs cutanés peuvent être pulvérisés sur les vêtements mais leur efficacité est limitée et ils ne sont pas faits pour cela. Il existe des produits destinés à imprégner les tissus dont la durée de vie est plus longue.
Lequel choisir ?
Il existe de très nombreux répulsifs cutanés en pharmacie. Ceux destinés aux pays tropicaux sont en général plus fortement dosés que ceux destinés aux pays tempérés. Les substances actives dont l'efficacité et la sécurité ont été prouvées sont : le DEET (diéthyltoluamide, avec une concentration finale supérieure à 35 % dans le produit), le DMP (diméthylphtalate, plus de 40 % dans le produit), le KRB3023 (icaridine, plus de 20 % dans le produit), l'IR 3535 (35/35, plus de 20 % dans le produit), l'EHD (éthylhexanediol, plus de 30 % dans le produit) et le citriodiol (plus de 30 % du produit, à éviter chez les personnes qui ont déjà fait des convulsions). Les essences de citronnelle ou de géranium sont inefficaces.
L'Afssaps a élaboré une liste de produits bénéficiant d'un avis favorable (voir tableau).
Attention, leur utilisation chez les femmes enceintes exige des précautions. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour connaître les produits adaptés à votre cas.
Peut-on les utiliser chez les enfants ?
L'innocuité des répulsifs chez les enfants de moins de trente mois n'a pas été démontrée de façon formelle. Néanmoins, face au risque de maladies graves transmises par les moustiques et au vu des rares effets indésirables rapportés, le Conseil supérieur d'hygiène publique considère que les produits à base de DEET peuvent être utilisés dès l'âge de deux mois à condition de ne pas dépasser la concentration de 30 % et de respecter les contre-indications et les précautions d'emploi. Chez les enfants ayant souffert de convulsions, l'usage des répulsifs est contre-indiqué par précaution. Dans tous les cas, les moustiquaires de berceau imprégnées de pyréthrinoïdes sont considérées comme le moyen prioritaire de protection efficace chez les jeunes enfants. Toutefois, il faut faire très attention à ce que les nourrissons ne s'étouffent en attrapant et en « tétant » la moustiquaire. Enfin, n'oubliez pas que tous les répulsifs sont toxiques lorsqu'ils sont ingérés : ne les laissez pas à portée des jeunes enfants et empêchez ces derniers de se sucer les doigts après pulvérisation.
Répulsifs et crèmes solaires : attention !
Attention, les répulsifs ne font pas bon ménage avec les crèmes de protection solaire : ils réduisent l'efficacité de celles-ci (en particulier le DEET) et elles peuvent favoriser la pénétration des répulsifs dans l'organisme. Évitez également les parfums et les crèmes parfumées qui peuvent attirer les moustiques. Enfin, sachez que le DEET fait fondre le plastique : attention aux montures de lunettes, au bracelet de votre montre ou aux tissus synthétiques !
01:50 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asie, Chine, protection, moustique
10.05.2008
Ce que vous ne saviez pas sur le Népal !
Le Népal confie aux maoïstes sa transition démocratique
A la veille de la première réunion de l'Assemblée constituante qui signera l'abolition de la monarchie au Népal, le parti communiste maoïste se prépare à relever des défis très complexes, dont celui d'un développement économique alliant mondialisation et socialisme.
Le Népal vit une période historique. Le pays est sur le point d'abolir la monarchie au pouvoir depuis 239 ans pour se transformer en République fédérale. L'Assemblée constituante, élue il y a un mois, doit prononcer l'abolition de l'ancien régime dès sa première réunion. Et c'est le Parti Communiste du Népal (Maoïste), vainqueur surprise des dernières élections, qui mènera cette transition démocratique à la tête d'un gouvernement de coalition réunissant tous les partis. Reste donc à savoir comment les maoistes vont relever les nombreux défis politiques et économiques qui se posent à la future république. Car les chantiers ne manquent pas...
Il s’agit en effet rien moins que d’écrire une constitution en l’espace de deux ans ou deux ans et demi. De mettre un terme à l’instabilité politique qui règne depuis trop longtemps (dix sept gouvernements en dix sept ans). De consolider la paix et la sécurité dans un pays où la violence a fait trop de morts depuis une dizaine d’années. Et de dérouler un agenda économique qui permette au Népal de sortir du sous-développement, tout en conservant la bienveillance de la communauté internationale.
Un maoïsme capitaliste ?
« Nous ne sommes pas un parti doctrinaire, nous ne sommes pas contre la privatisation et la mondialisation, et nous poursuivrons une économie mixte. Le capitalisme sera l’outil du nouveau régime pour améliorer l’économie. » Pushpa Kamal Dahal, alias Prachanda, leader du parti maoiste, se veut réconfortant devant les hommes d’affaires népalais et les donateurs internationaux. « Notre agenda immédiat est de construire les bases d’une économie forte, qui permette de faire une transition vers le socialisme. Nous voulons développer le capitalisme industriel afin d’abolir les restes de féodalisme » complète Baburam Bhattarai, l’idéologue du parti. « Le Népal pourrait s’orienter vers un capitalisme à la chinoise, » analysent des journalistes népalais.
Mais le scénario économique dressé par les leaders maoïstes tient du miracle : ils annoncent pour dans dix ans une production d’électricité de 10 000 Mégawatts d’électricité… dans un pays qui souffre aujourd’hui de 42 heures de coupures d’électricité par semaine. Ils prévoient que le revenu annuel par habitant augmentera dix fois pour atteindre 3000 dollars ! Ils estiment que le taux de croissance, aujourd’hui de 3%, passera demain à 8% et grimpera à 15 ou 20% dans la décennie.
« Ils vendent du rêve »
« Ils vendent du rêve », estiment des observateurs népalais qui citent parmi les problèmes à affronter, la crise énergétique, l’emploi, les infrastructures, les réformes agraires. La crise énergétique bloque littéralement le pays – à côté des coupures annoncées d’électricité, les voitures font des queues interminables aux pompes où l’essence est rare, car les livraisons sont interrompues en raison de factures impayées. Le sous-emploi constitue un défi majeur à résoudre, et les régulations rigides du travail devront être assouplies. Entre les promesses (de routes, d’écoles, d’emplois) et la nécessité de s’intégrer dans la sphère géopolitique actuelle, les leaders auront des choix délicats à faire, en consensus avec les autres partis politiques. Se lanceront-ils dans une redistribution des terres et du bétail, comme l’indique le programme du parti maoïste qui stipule que la terre appartiendra à celui qui la travaille ? Nul ne peut le dire à l’heure actuelle.
L’opération de séduction de la communauté internationale a commencé. La Banque mondiale a déjà assuré le Népal de son soutien. Les Etats-Unis envisagent de rayer le parti maoiste de sa liste des organisations terroristes. Les rencontres se multiplient avec les Indiens, les premiers partenaires du Népal, même si les leaders maoistes ont déclaré vouloir remettre à plat le traité de coopération qui lie les deux pays.
Dans le pays, on espère un monde meilleur, une attente pleine de questions. Comment faire par exemple pour regrouper les deux armées – les 96.000 militaires de l’armée gouvernementale et les 20.000 militants de l’armée de libération du peuple (PLA, People’s Liberation Army), qui se sont affrontées pendant dix ans et sont responsables de 14.000 morts et de la destruction de l’économie ? Il faudra par ailleurs mettre un terme à la bureaucratie et freiner la corruption omni-présente. L’agressivité des leaders maoistes est perçue comme un signe de changements à venir. Mais leur propension à « mettre la main » sur les corps constitués et à s’infiltrer partout ne fait pas toujours plaisir.
Les Népalais sont dans l’attente, que ce soient les paysans qui ont voté sous des menaces subtiles, les chauffeurs de taxi qui ont voté cinq fois - pratiques non dénoncées par des observateurs internationaux eux-mêmes leurrés. Il fallait fuir la violence et l’instabilité. Les Népalais ont manifesté une volonté de changement radical. Même des industriels népalais, parmi les plus grosses fortunes du pays, n’hésitent pas à clamer leur optimisme pour l’avenir. Tout est bon, pourvu que la paix revienne.
14:55 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asie, Nepal
Arrêt sur Image
Des bras tendus. L’angoisse aiguë, instantanée, que perçoit l’observateur , à la vue de cet homme près de s’écraser sur l’un des cinq boulevards périphériques de Pékin… Cette photographie, bien sûr, est un montage. Un cliché tiré d’une série baptisée «Li Wei Falls» (Li Wei tombe) dans laquelle il apparaît alternativement basculant du haut d’un gratte-ciel ou planté, tête en bas et comme dans un dessin pour enfant, dans un gigantesques lac de glace. Ici, les filins retenant le performeur ont été effacés par un logiciel de traitement photographique. A Pékin, la quête artistique de Li Wei, 37 ans, repose depuis plus de dix ans sur la prise de conscience des dangers du quotidien.
Le week-end dernier, le cyclone Nargis s’abattait sur le Myanmar – l’un des pays les plus pauvres d’Asie, étouffé par une junte militaire inflexible –, dévastant temples, forêts, maisons de la région de l’Irrawaddy. Emportant des dizaines de milliers de vies. Alors qu’un système d’alerte précoce aurait sans doute permis d’éviter un grand nombre de morts, le régime est resté muet.
Comme il l’est resté, plus tard, sur l’étendue de la catastrophe, annonçant quelques centaines de victimes seulement. En début de semaine, pourtant, les généraux parlaient d'envisager enfin l’aide humanitaire internationale et d'ouvrir leurs frontières aux humanitaires…peut être !
et, pendant ce temps là :
Bonne nouvelle pour les amateurs de poker , le casino d’Enghien accueillera six tables dédiées à ce jeu à partir du 19 mai selon le site spécialisé pokernews.com. Mais l’établissement a fixé à 250€ la cave minimum ce qui resserre la clientèle aux amoureux du poker aisés.
En image, une semaine qui s'explique dans la diversité, 360°, comme diraient certains.
14:05 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asie, Actualité






