01.08.2008

Le Boycott des JO de Pékin

Vous allez partir en Vacances, alors partez avec un clin d'oeil d'humour, en cliquant sur : http://www.dailymotion.com/video/x5ha79_boycott-jo-pekin_...

17.04.2008

Une opération de propagande anti-française

Les autorités chinoises ont jeté le voile, apportant dans la presse officielle leur soutien aux appels à boycott des produits français qui circulent sur le Net. L'ouragan semble continuer à souffler sur Carrefour et les produits français. La déclaration de la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères laisse pourtant croire qu'elle est tout sauf spontanée. " Des Chinois ont récemment exprimé leurs opinions et leurs sentiments. Cela est tout sauf accidentel et la France doit y réfléchir ». De l'Ambassade de Chine en France - 15 Avril 2008.pdf La propagande du gouvernement chinois est en marche. Dans un pays aussi autoritaire et contrôlé que la Chine, le pouvoir politique central dispose, certes, d'une grande influence sur les affaires comme sur le comportement des consommateurs. Aigri après avoir été " poignardé dans le dos " par un État français jusqu'alors conciliant à son égard, Pékin entend ramener Paris au bercail. La tactique est usée, mais elle provoque toujours les mêmes remous. Comme il y a trois ans, tandis que le gouvernement cherchait à influer sur la politique de Tokyo, les groupes ultranationalistes chinois s'en étaient pris aux firmes japonaises, faisant circuler le message d'un boycott des produits nippons. Malgré les craintes du patronat japonais, ces tentatives de mobilisation n'avaient eu aucun effet : le made in Japan reste à la mode en Chine. Il y a un an, Angela Merkel avait dû subir les mêmes pressions de la part de ses interlocuteurs économiques après la visite du dalaï-lama. La chancelière allemande avait tenu bon, alors que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner avaient refusé de rencontrer le leader religieux tibétain. Le temps lui avait donné raison : fin janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères se rendait à Berlin pour signifier à son homologue la reprise de relations normales. Si l’’état Chinois a les moyens de sanctionner les pays qui lui déplaisent, en refusant par exemple de leur confier quelques grands contrats - dans l'aéronautique, l'énergie ou les transports, l’économie a pris de l'autonomie. Les choix se feront sur des conditions économiques, technologiques, industriels, voire écologique. Les craintes concernant Carrefour paraissent d'ailleurs peu crédibles. Le distributeur français offre en effet des prix imbattables, d'où son franc succès auprès des consommateurs chinois de toutes les classes sociales. À l'heure où la Chine enregistre une inflation presque historique, il semble donc d'autant moins probable qu'ils iront dépenser plus ailleurs pour de simples questions idéologiques, mais ils achèteront selon leurs besoins et leurs moyens.

Appels au boycott des produits français sur les sites Internet Chinois

Des internautes chinois lancent des appels au boycott de produits et services français. Pour une fois, les internautes chinois ne sont pas muselés. Depuis plusieurs jours, les blogueurs s'en donnent à cœur joie pour appeler au boycott du géant français de la distribution Carrefour, mais aussi de LVMH, Christian Dior et Louis Vuitton, les symboles du «chic» français. Sohu.com, l'un des grands portails de l'Internet chinois, vient d'ouvrir un site ciblé sur la France. Des messages en ligne sur les forums chinois, des pétitions et des SMS sur les téléphones portables appellent à ne plus faire ses achats dans les hypermarchés Carrefour à partir du 1er mai. D'autres sites préconisent un boycott entre le 8 et le 24 mai. Le très officiel Quotidien du Peuple a quant à lui proposé «que les Carrefour de tout le pays deviennent déserts et silencieux le 1er mai. Xinhua - Calls for a boycott of French Products.pdf «Le peuple français et le gouvernement ont méprisé le sérieux de la flamme olympique et les sentiments du peuple chinois (…) La Chine ne peut pas être insultée», peut-on lire sur les sites Internet. L'Ambassadeur de Chine à Londre déclare ainsi : "In China, what is hot at this moment on the Internet, for which China has 200 million users, is not only the attempts to snatch the torch but also some moving images of Jin Jing, a slim young girl, a Paralympic athlete in a wheelchair helped by an athlete with visual impairment. She held a torch with both arms to her chest as violent "protesters" tried repeatedly to grab it from her during the Paris relay. There is especially infuriated criticism of some of the mis-reporting of China in recent weeks like crafting photos or even using photos from other countries to prove a "crackdown". Ainsi il est possible de voir dans la presse chinoise : 2bc0965e9f8cb8c3930f39b45c5c1e7b.jpg"Overseas Chinese hold posters and China's national flags during a rally supporting 2008 Beijing Olympic Games and opposing "Tibet independence" separatist forces in Ottawa of Canada, April 13, 2008. Some 10,000 Chinese Canadians and Chinese students held a rally in Ottawa Sunday to voice anger at Tibetan separatists' violence in Lhasa and Western media's distorted coverage. "[Xinhua] L'appel au boycott a suscité des centaines de pages de commentaires positifs. Une étude publiée sur le portail NetEase affirme que 91 % des quelque 11 000 personnes ayant répondu soutiennent le boycott des produits français… Sur la Toile comme dans les médias et parfois dans la rue, l'État-Parti chinois ne tolère d'expression publique que celle qui rentre dans la ligne ou sert ses intérêts immédiats. La censure, officiellement, n'existe pas mais elle est omniprésente. Seul son feu vert peut expliquer le déchaînement antifrançais de ces derniers jours sur l'Internet. Côté français, l'heure est pour le moment à la sérénité. La Chine représente près de 9 % du chiffre d'affaires global de Carrefour. Le groupe, qui revendique deux millions de clients dans l'empire du Milieu, précise que 98 % de ses 40 000 salariés en Chine sont Chinois et que 80 % des produits vendus dans ses 122 hypermarchés locaux sont achetés auprès de 22 300 fournisseurs chinois. Hier, lors de l'assemblée générale de Carrefour, José Luis Duran, président du directoire, a rappelé que «Carrefour n'est pas sponsor des JO de Pékin» et que «le groupe ne prend jamais de position sur les sujets politiques et souhaite, comme beaucoup, que ces JO soient organisés sous le signe du partage et du progrès». Pas de commentaire Même son de cloche du côté du géant du luxe LVMH. «Le groupe ne s'immisce pas dans la politique intérieure chinoise. Ces appels n'ont donc absolument aucun fondement. Ils n'ont d'ailleurs aucune conséquence sur l'activité sur place, toujours en très forte hausse, et aucune inflexion sur le trafic de la clientèle», a réagi un porte-parole de Bernard Arnault. Présent en Chine de longue date, le groupe de santé Sanofi Aventis tient même à prendre ses distances vis-à-vis des donneurs de leçon français. «Nous avons été la première multinationale pharmaceutique à nous installer en Chine en 1982. Le pays était autrement plus compliqué qu'aujourd'hui et les Chinois ont fait depuis des progrès considérables. Nous respectons, partout où nous sommes, les autorités souveraines» , affirme ainsi un porte-parole de Sanofi Aventis. D'autres, comme le groupe de services aux collectivités Suez, très présent dans l'eau et la propreté en Chine, se sont refusés à tout commentaire. La nature des contrats (sur trente ou cinquante ans) signés par le groupe franco-belge ou son concurrent Veolia devrait les prémunir contre les menaces de boycott en Chine. Le pays est le neuvième client de la France et il a acheté l'an dernier pour quelque 9 milliards d'euros de produits français. Source Le Figaro 16/04/2008

14.04.2008

Patriot Games : Nobody wins when nations play politics with Olympics

The idea of Olympic boycott as political protest goes back at least to 1956. Le "Boycott" comme outil politique remonte à 1956. Article en Anglais et en Français. Several European countries refused to go to Melbourne because the Soviet Union had crushed the Hungarian uprising, while some Middle East nations stayed away because of a fight over control of the Suez Canal. All these years later, it's not clear how keeping athletes out of a track meet in Australia was supposed to affect postcolonial politics in Egypt. But by the 1970s and 1980s, boycotts were as much a part of the Olympics as spandex is today. The U.S. boycotted the Moscow Olympics. The Soviets boycotted the Olympics in Los Angeles. African nations boycotted the Montreal Games because New Zealand refused to boycott South African rugby. And rugby's not even an Olympic sport. Boycott fever lifted with the end of the cold war. The Olympics turned to simpler concerns like doping and bribery. But with China's recent crackdown on dissenters and Tibetan nationalists, the first murmurs were heard of a possible boycott of this summer's Beijing Games. French President Nicolas Sarkozy said he could not "close the door" to the possibility that he might skip part of the Beijing Olympics. Hollywood figures Steven Spielberg, Richard Gere and Mia Farrow have invoked the idea of a boycott for reasons ranging from Tibet to Darfur. Meanwhile, protesters are disrupting the winding path of the Olympic torch from Greece to the opening ceremonies. Perhaps the temptation to declaim on such a grand stage is too much to resist. And because the Olympics have become a sort of debutante ball for nations entering the global élite, governments must ask whether mere attendance confers a stamp of approval on the host. The boycott logic is easy enough to follow. But boycotts are empty gestures. Governments boycott, athletes suffer, and the only thing that changes is that the credibility of the Olympics as a festival of goodwill suffers another dent. Jesse Owens had the right idea. In 1936 he led the U.S. team at Hitler's Berlin Olympics--a black man in the land of Aryan supremacy. His four gold medals proved that quiet excellence can be a most eloquent statement. _____________________________________________________________________________ Plusieurs pays européens ont refusé d'aller à Melbourne parce que l'Union Soviétique avait écrasé le soulèvement hongrois, pendant que quelques nations de l'europe de l'est ne s'y sont pas rendues sur le sujet du contrôle du Canal de Suez. Après plusieurs années, ce n'est pas sain de penser que d'exclure des athlètes d'une rencontre d'athlétisme en Australie, ait eu une influence sur la politique postcolonial en Egypte. Mais durant les années 1970 et 1980, les boycottages étaient comme beaucoup une partie des Jeux Olympiques. Les Etats-Unis ont boycotté les Jeux Olympiques de Moscou. Les Soviets ont boycotté les Jeux Olympiques à Los Angeles. Les nations africaines ont boycotté les jeux de Montréal parce que la Nouvelle Zélande a refusé de boycotter l'équipe de rugby de l'Afrique du Sud. Et le rugby n'est même pas un sport Olympique. La fièvre du boycottage a été amplifiée avec la fin de la guerre froide. Les Jeux Olympiques tournés aux inquiétudes plus simples politiquement mais tout aussi importante, comme la drogue ou la corruption. Mais avec la répression récente de Chine sur les dissidents et les nationalistes du Tibet, les premiers murmures ont été entendus comme un boycottage possible des Jeux de Beijing de cet été. Le Président Nicolas Sarkozy a dit qu'il ne pourrait pas fermer la porte " à la possibilité qu'il puisse envisager un message lors des Jeux Olympiques de Beijing". Le départ de Steven Spielberg, Richard Gere et Mia Farrow ont invoqué l'idée d'un boycottage afin de s'aligner sur les actions au Tibet mais aussi au Darfur. Pendant ce temps, les contestataires interrompent le transfert du flambeau olympique, entre sportifs, et c'est désolant pour eux. Et parce que les Jeux Olympiques sont devenues une sorte d'entrée de bal pour les débutantes ( "nations"), qui se voient ainsi entrées dans la cours des "grands", les gouvernements doivent se poser la question si réellement l'olympisme et ses valeurs représentent autre chose que leurs ambitions politiques. Boycotter une logique facile a suivre. Mais les boycottages sont des gestes vides. Les Governements boycottent, et les athlètes souffrent; la seule incidence par ces positions sont la crédibilité des Jeux Olympiques comme un festival de bonne volonté sportive. - Jesse Owens avait la bonne idée. En 1936 il a mené l'équipe Américaine aux Jeux Olympiques de Berlin de Hitler--un homme noir dans la terre de suprématie aryenne. Ses quatre médailles d'or ont prouvées que cette excellence tranquille peut être une déclaration plus éloquente.