15.09.2008
Prochaine visite en France de Madame DAI Xiaohua, Directrice du Centre d’Incubation de PME de l’Union Européenne à Chengdu
Le Sichuan où « province des 4 rivières » se trouve au centre/sud de la Chine et couvre 485 000 km2. C’est la grande province du Sud-ouest de la Chine, elle compte 88 millions d’habitants, majoritairement des Hans comme dans le reste de la Chine. Les autres minorités largement représentées sont les Tibétains à l’ouest et au nord, les Miao près du Guizhou, les Yi au sud et les Qiang du district ABA au Nord/ouest de Chengdu
Chengdu est la capitale du Sichuan. Elle est peuplée de 9 millions d’habitants.
Cette province dispose d’une forte présence d’entreprises françaises.
Le Sichuan était historiquement connu comme le « grenier à blé » de la Chine. C'est l'une des principales provinces chinoises en termes de production agricole. Le grain, incluant le riz et le blé, reste la production principale et la plus rentable, ce qui plaça la Chine au 1er rang en 1999. La récolte commerciale inclut les agrumes, la canne à sucre, la pomme de terre douce, la pêche et le raisin. Le Sichuan dispose aussi du plus large rendement de porc parmi toutes les provinces et le deuxième plus grand rendement de cocons de vers à soie en Chine durant l'année 1999. Le Sichuan est riche en ressources avec plus de 132 types de minéraux tels que le vanadium, le titane et le lithium qui sont les plus répandus en Chine. La région du Panxi possède à elle seule 13,3 % des réserves de fer, 93 % de titane, 69 % de vanadium et 83 % de cobalt de ce pays.
Nous nous sommes entretenus avec Monsieur Bernard Debray, président de l'Association Carrefour France Sichuan, qui nous a informé de la prochaine visite en France de Madame DAI Xiaohua, Directrice du Centre d’Incubation de PME de l’Union Européenne à Chengdu, accompagnée de Madame Shen"
BusinessinChina : Monsieur Debray, dans quel cadre rencontrerez vous Mme Day ?
B.D. Effectivement nous recevrons Mme Day les 7, 8 et 9 octobre à Paris, car l’Association Carrefour France Sichuan organise un forum de rencontre le 9 octobre destiné aux institutions, aux organisations ou aux associations d’entreprises qui souhaitent développer des relations d’affaires avec le Sichuan.
Cette réunion est également ouverte aux entreprises qui s’intéressent à cette province.
BusinessinChina : Est-ce possible de rencontrer Mme Day ?
B.D. Oui, des rendez-vous sont également possible les 7 et 8 octobre.
Ceux ou celles qui seraient intéressés peuvent me contacter à l’Association Carrefour France Sichuan au numéro de téléphone suivant 06 08 26 08 28.
BusinessinChina : Mais, qu’est ce que l’EUPIC ?
B.D. L’ EUPIC est un centre créé et géré par l’Union Européenne et AsiaInvest. L’Union Européenne a choisi Chengdu pour installer EUPIC en s’appuyant sur le gouvernement du Sichuan et sur un certain nombre d’institutions locales et groupements d’entreprises : Chambres de Commerce de l’industrie, institut de la construction, de l’électronique, de l’environnement, …
EUPIC est installé à Chengdu depuis novembre 2006. C’est une organisation ayant pour objectif d’aider les PME européennes à développer des affaires au Sichuan : implantation, sourcing, import /export, services, ….
La plupart des services proposés le sont gratuitement.
BusinessinChina : Et quels services procurent l’EUPIC ?
B.D. Ce centre dispose de personnels parlant français, effectue des recherches de partenaires, organise les rendez-vous d’affaires, propose des interprètes, met à disposition des salles de réunion, des espaces VIP, des bureaux pour des séjours de longue durée, apporte tout un ensemble de services, comme des conseils juridiques, fiscaux, …
Je vous incite à consulter le site : www.eupic.org.cn, qui vous amènera plus d’information.
Concernant la province du Chengdu, les possibilités qu’elle offre aux investisseurs, les manifestations qu’elle organise, vous pouvez aussi consulter le site : http://www.investchengdu.gov.cn/investcden/1/200711/t2007....
Monsieur Debray, merci et à bientôt sur www.businessinchina.blogressources.com
17:52 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, china, investissement, chengdu, sichuan, carrefour, france
14.08.2008
Loin des JO, le Sichuan se reconstruit lentement
Nous vous parlions de l'Association « CARREFOUR FRANCE – SICHUAN ». Celle-ci est active notamment avec les administrations locales, provinciales et nationales. Elle sera présente à la 9ème foire internationale, le grand événement d’échanges commerciaux du « Grand Ouest de la Chine ». Et les chantiers sont importants, loins des échos médiatiques sur les Jeux Olympiques.
Trois mois après le tremblement de terre qui a fait 70 000 morts, les ouvriers continuent de déblayer les débris d'immeubles écroulés.
Pas de logos olympiques dans les rues de Dujiangyan. À peine une banderole du Parti souhaitant des «Jeux olympiques pacifiques» dans une «société harmonieuse».
Trois mois, jour pour jour, après le tremblement de terre qui a fait près de
70 000 morts dans la province du Sichuan, la ville voisine de l'épicentre revient petit à petit à la vie. Dans le quartier est, quelques rues offrent encore le visage d'une ville fantôme. Débris d'immeubles mêlés d'affaires personnelles, comme une paire de chaussons ou une plante verte, jonchent les allées. Les rues principales ont, elles, été nettoyées et quelques vendeurs de carrelage ont réinvesti les boutiques.
Trois ans pour reconstruire
«Ça ne marche pas très fort. Les gens vont vivre dans les préfabriqués ou retournent chez eux où les réparations sont minimes», se lamente M. Luo, qui attend le chaland sur un petit tabouret.
Un peu plus au centre, l'église accueille toujours ses fidèles sous une grande tente bleue. «C'est beaucoup trop dangereux de rester à l'intérieur», précise Ma Yuru, une des sœurs de la communauté qui a reçu, de Hongkong et Singapour, quelque 50 000 euros, une somme bien inférieure aux 420 000 euros nécessaires à la remise en état du bâtiment. Des ouvriers font le tri dans les décombres restants, métal d'un côté, parpaing de l'autre.
Un toit d'immeuble pend encore à presque 90° au-dessus d'un monticule de débris. «Celui-là, ils vont le garder tel quel pour faire un musée à la mémoire du tremblement de terre», explique Zhou, un habitant de Dujiangyan. Pilotées depuis Chengdu, la capitale provinciale, les opérations de reconstruction s'étaleront sur trois ans. Le gouvernement s'est engagé, dès le mois de mai, à remettre la province sur pied d'ici là, avec un investissement de 7 milliards d'euros.
En attendant, des quartiers de maisonnettes préfabriquées poussent un peu partout. «On s'installe pour trois ans, au minimum, à mon avis», estime Wu Bo, jeune mère de famille supervisant l'arrivée de ses meubles, qui tiennent sur un petit triporteur. Elle ne se plaint pas, après trois mois de vie en tente, elle va pouvoir se réinstaller dans du «dur». Les tentes ont presque disparu des trottoirs qu'elles avaient investis au début de l'été. Les JO ? «Non, je ne vais pas suivre, je veux juste savoir combien de médailles d'or on aura», s'exclame la jeune femme.
«Il y a la Chine des Jeux et la Chine qui se reconstruit», résume Zhang Xichuan, ouvrier sur le barrage de Dujiangyan, fissuré par la secousse du 12 mai. Ces deux Chine n'avancent pas à la même vitesse. Alors qu'un enthousiasme sportif gagne la capitale, les habitants du Sichuan se demandent ce que leur réserve l'avenir.
Après l'effondrement de la mine où il travaillait, M. Zhang a pu trouver un travail sur le barrage, mais, après la fin des travaux de réparation, cela reste le grand point d'interrogation. «Il n'y a plus rien dans notre village et la mine ne pourra pas être rouverte», se contente de résumer, stoïque, ce quinquagénaire. Comme souvent dans une Chine qui réserve son développement à ses centres urbains, les campagnes attendent encore qu'on règle leur sort.
Sur les ruines de leur village dévasté
À Xiang'e, à quelques kilomètres de Dujiangyan, les paysans se sont reconstruit des cahutes sur les ruines de leur village dévasté. Ils dorment pour la plupart dans des tentes improvisées, réalisées avec des bâches, alors qu'en face se dressent une vingtaine de préfabriqués. «C'est pour les ouvriers de l'usine à charbon. Nous, on n'y a pas eu droit. Les paysans n'ont rien eu», s'exclame Li Fujian, propriétaire d'une petite échoppe.
Les villageois devront sans doute attendre, le gouvernement a d'autres priorités, comme reconstruire les infrastructures, qui garantissent la reprise d'une activité économique et représentent une belle vitrine des progrès achevés. Une ligne de chemin de fer reliant Dujiangyan à Chengdu est d'ores et déjà prévue pour 2010. Vient ensuite la reconstruction des écoles.
L'effondrement de la plupart des établissements scolaires, tombés comme des châteaux de cartes, avait provoqué l'émotion et la colère des parents de la région, qui avaient accusé les potentats locaux d'avoir réalisé des économies pour empocher quelques fonds de tiroir à l'occasion des chantiers. Pour la population, les aides du gouvernement devaient prendre fin au bout de trois mois - Pékin accordait 10 yuans (1 euro) par jour et par personne -, mais les familles les plus affectées toucheront normalement des allocations jusqu'en décembre. Là aussi, le flou demeure.
Pour tout renseignement , vous pouvez contacter :
« CARREFOUR FRANCE – SICHUAN »
Association loi 1901
1, place Wagram - 78 600 – Maisons-Laffitte
Tel /Fax : 01 39 62 07 12
Messagerie : francesichuan.bd@wanadoo.fr
00:10 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Sichuan, China, JO, carrefour, Chengdu, Dujiangyan
26.05.2008
La Chine annonce des exceptions à la règle de l'enfant unique pour les familles frappées par le séisme du Sichuan
Les autorités chinoises ont annoncé lundi qu'elles accorderaient des exemptions à la règle de l'enfant unique pour les familles frappées par le séisme dans le Sichuan il y a deux semaines.
Le Comité de planification de la population et de la famille de Chengdu, capitale de la province du Sichuan, a annoncé que les familles dont l'enfant a été tué, grièvement blessé ou mutilé dans le tremblement de terre du 12 mai dernier pourraient obtenir un certificat leur permettant d'avoir un second enfant.
Le bilan officiel du séisme est passé à plus de 65.000 morts lundi, alors que plus de 20.000 personnes sont encore portées disparues. Les autorités disent ne pas encore être en mesure de déterminer le nombre d'enfants qui ont péri.
La politique de l'enfant unique a été lancée en Chine à la fin des années 1970 pour enrayer la très forte croissance démographique.
Source : AP
12:20 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Sichuan, Famille, Chengdu
13.05.2008
L'association France-Sichuan sur le terrain !
Aux lecteurs de ce Blog, nous vous avions décrit l'Association "France-Sichuan" dans un article précédent.
Elle est maintenant encore plus active et pour des causes humanitaires.
Beaucoup ont parlé des droits de l'homme, sachons illustrer en Chine ce que cela représente.
Mr Bernard Debray, Président de l'Association, vous fait passer ce message :
"Bonjour,
J'ai passé quelques messages à nos amis de Chengdu !
Cette catastrophe est terrible !
Notre action reste bien faible pour l'instant. Toutes vos idées seront les bienvenues.
Notez aussi que j'ai adressé un fax à Mme Du Juan, Présidente des chinois du Sichuan et Chongqing en France.
J'adresse également un message à l'Ambassade.
Bien amicalement
Bernard Debray"
15:29 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Sichuan, Chengdu
Dans la province du Chengu : Des milliers de morts
Le dernier bilan provisoire est de 10.000 morts, mais la violence du tremblement de terre fait redouter le pire aux équipes de secours qui sont parvenus mardi vers l'épicentre.
La Chine a été frappée lundi par le tremblement de terre le plus violent et le plus meurtrier qu'elle ait connu depuis plus de trente ans, avec un bilan provisoire près de 10 000 morts qui ne cesse de s'alourdir. «La situation est plus grave que nous l'avions estimé précédemment», déclarait lundi soir le premier ministre Wen Jiabao, sur place.
Le séisme, d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter, s'est déclenché à 14 h 28 (8 h 28 à Paris) au sud-ouest du pays. Il a trouvé son épicentre au nord de la province du Sichuan et sur les contreforts du plateau tibétain, dans le district de Wenchuan. Avec ses répliques, il a été ressenti à des milliers de kilomètres, jusqu'à Pékin, Shanghaï, Taïpeh, la Thaïlande et le Vietnam. L'intensité est la même que celle du tremblement de terre de Tangshan, considéré comme l'un des plus grands cataclysmes de l'histoire : le 28 juillet 1976, au crépuscule de la Révolution culturelle, il avait fait 240 000 morts officiellement et probablement trois fois plus.
Lundi en fin d'après-midi, alors que le bilan commençait à s'allourdir, le président Hu Jintao a ordonné une mobilisation maximale des secours. Le premier ministre Wen Jiabao avait d'abord évoqué «un désastre». L'armée populaire de libération a été dépêchée dans la région. Au chaos des transports s'ajoutait un encombrement général du réseau téléphonique, saturé par les appels de parents et amis inquiets pour leurs proches.
L'étendue de la catastrophe restait difficile à cerner dans la nuit, mais trois coups de projecteurs conduisent à redouter le pire. Le séisme a fait de 3 000 à 5 000 morts et 10 000 blessés dans un seul district du Sichuan, celui de Beichuan, non loin de l'épicentre, d'après l'agence Chine nouvelle. Près de 80 % des constructions y ont été détruites. Dans la municipalité voisine de Dujiangyan, 50 lycéens ont été tués et plus 800 autres restaient ensevelis sous les décombres de leur établissement, selon la même source (voir ci-dessous). Dans la ville, des «rangées entières de maisons» se seraient écroulées. Non loin de là, à Shifang, deux usines chimiques se sont effondrées, ensevelissant des centaines d'employés. Une fuite de 80 tonnes d'ammoniaque a conduit à l'évacuation de 6 000 riverains sous le choc.
La Chine a accepté l'aide étrangère mais estime que l'état des zones sinistrées empêche l'envoi d'équipes étrangères. Le bilan officiel de 12 000 morts devrait s'alourdir au fur et à mesure de l'avancée des secours.
Des répliques du violent séisme perturbait, mardi, la course contre la montre des sauveteurs pour retrouver des survivants. La plus forte d'entre elles, située entre 4 et 6 sur l'échelle de Richter, a semé la panique à Chengdu, la capitale de la province du Sichuan, la plus durement touchée. Des témoins cités par l'agence Chine nouvelle ont estimé qu'il s'agissait de «la plus forte réplique» depuis lundi. Les employés sont sortis une nouvelle fois dans les rues affirmant avoir clairement senti leurs bureaux bouger.
Les premiers secours sont arrivés mardi dans la zone de l'épicentre du séisme survenu la veille dans le sud-ouest de la Chine. Les sauveteurs fouillent sans relâche les décombres alors que le dernier bilan officiel recense 11 921 victimes dont une écrasante majorité 8 993 - au Sichuan, dans le sud-ouest du pays. Mais il devrait s'alourdir au fur et à mesure que les secours découvrent l'ampleur des dégâts dans des régions plus difficiles d'accès, proches de l'épicentre du séisme. Au moins 4 800 personnes sont ensevelies et 2 000 sont mortes à Mianzhu, au sud-est de Wenchuan, l'une des zones les plus touchées. Des images de télévision montraient des immeubles détruits, des routes coupées et des survivants tentant de se libérer eux-mêmes des décombres.
«Une équipe médicale de Chengdu», la capitale provinciale du Sichuan, «accompagnée de 1 300 militaires est arrivée à Yingxiu, dans le district de Wenchuan, épicentre du séisme», a affirmé l'agence Chine Nouvelle. Yingxiu se situe à 20 kilomètres de Dujiangyan, où est installé le centre de commandement des opérations de secours d'urgence. 50 000 soldats ont été mobilisés par la Chine pour aider aux opérations de secours. Près de 17 000 d'entre eux étaient déjà déployés mardi matin tandis que 34 000 autres étaient en route pour les régions sinistrées. L'Armée populaire de libération doit aussi mettre à disposition des opérations jusqu'à 20 avions qui serviront au transport des personnels.
Inquiétude pour le barrage des Trois Gorges
Chengdu, capitale du Sichuan, située à 150 km au sud de l'épicentre, a été secouée mais n'a pas, semble-t-il, connu de destruction massive. L'eau y est coupée, comme l'électricité. Beaucoup des 11 millions d'habitants ont vu leurs vitres brisées. La télévision a montré la foule descendue dans la rue pour la nuit, mais pas de blessés, sauf une femme au visage en sang. L'aéroport de la ville est fermé et les liaisons ferroviaires ont été volontairement interrompues.
Chongqing, métropole industrielle de 15 millions d'habitants située 300 km plus à l'est, a aussi ressenti le séisme. Pour ses habitants, l'effet a été amplifié par un urbanisme vertical, comme à Pékin et à Shanghaï : le sommet des tours a oscillé vertigineusement pendant de longues secondes. Il y a eu panique, mais pas de dégâts importants, selon les médias chinois. Le trafic a été stoppé, pour inspection, sur les nombreux ponts et autoroutes surélevées qui desservent le cœur de l'agglomération.
Le barrage des Trois Gorges n'aurait pas non plus souffert du tremblement de terre. Sa retenue de 600 km sur le Yang Tsé commence à Chongqing, au pied de la falaise. Le plus grand ouvrage hydroélectrique de la planète se trouve à plus de 1 000 km à l'est de l'épicentre, dans la province du Hubei. Certains experts lui reprochent d'ajouter au risque, par son poids, dans une région à forte sismicité. Les chiffres provisoires livrés lundi provenaient pour l'essentiel de grandes villes, certaines éloignées de l'épicentre. Il fait peu de doute que le bilan est destiné à s'alourdir lorsque les secours gagneront le cœur du séisme, dans les zones montagneuses et difficiles du nord-ouest du Sichuan. L'une des inquiétudes se focalise sur la solidité des nombreux barrages qui captent les eaux, au sortir du plateau tibétain. À ce point d'interrogation s'ajoute une dimension politique : la région est peuplée de Tibétains, comme la préfecture autonome de Ngawa et Qiang, où se trouve l'épicentre. Cette région a connu des troubles après l'émeute de Lhassa à la mi-mars. Elle est pratiquement bouclée par la police depuis deux mois.
À 90 jours des JO de Pékin, la Chine et ses chefs sont une fois de plus à l'épreuve. Le premier ministre Wen l'a dit lundi en appelant «au calme, au courage et à la confiance envers un gouvernement fort». Les Chinois, très superstitieux, y verront plutôt un signe de mauvais augure : tout tremblement de terre fait vaciller le pouvoir et son «mandat du Ciel». En 1976, Tangshan avait précédé de 43 jours la disparition de Mao.
Source : Associated Press
15:05 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Chengdu






