19.06.2008
Pékin relève les prix des produits pétroliers, les cours du brut baissent
La Chine va relever les prix des produits pétroliers raffinés et de l'électricité à partir de vendredi, a annoncé l'agence de presse officielle Chine Nouvelle (Xinhua).
Cette initiative, qui risque de peser sur la consommation de pétrole de cette économie en pleine expansion, a été suivie d'une baisse des cours du brut.
Le cours du brut léger pour livraison en juillet a perdu 2,80 dollars, à 133,88 dollars le baril sur le Nymex (New York Mercantile Exchange) à New York. A Londres le Brent pour livraison en août a perdu 2,75 dollars, à 133,67.
Pékin a annoncé jeudi soir, après la fermeture des marchés financiers locaux, que les prix de l'essence et du diesel augmenteraient d'un millier de yuans (93,6 euros) par tonnes. Le kérozène pour les avions augmentera de 1.500 yuans (140,6 euros) par tonne, précise la Commission du développement national et de la réforme sur son site Internet.
Pour la plupart des entreprises, l'électricité va augmenter de 0,0025 yuan par kilowatt (0,25 centimes), mais les habitations et l'industrie agricole et des engrais seront exemptées, la commission.
Le gouvernement chinois avait relevé d'environ 11% les prix du pétrole en novembre dernier et les avait laissé à ce niveau pour éviter d'accroître l'inflation galopante qui a atteint des sommets depuis le début de l'année. Cette politique a toutefois créés des pénuries à la pompe, les raffineurs se retrouvant étranglés par la montée des prix du pétrole et du gaz.
20:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : China, Chine, economie, social
16.06.2008
Inde - 1ere Partie
Avec un taux de croissance qui dépasse les 7%, l'Inde s'est imposée comme l'un des grands pays émergents. Nation et continent à la fois, elle regroupe sur son sol des villes extrêmement dynamiques. Découvrez quels sont les centres névralgiques de l'économie indienne.
Bombay, poumon économique du pays
Avec ses 13 millions d'habitants, Bombay s'impose comme la seconde plus grande ville du monde. A cette dimension démographique correspond un poids économique prépondérant pour le pays. La ville contribue en effet à 5% du PIB indien et même à un tiers des recettes fiscales du pays.
Bombay, place financière de premier plan
Bombay regroupe les plus grandes institutions financières du pays, comme le Bombay Stock Exchange (photo). En termes de volumes d'échange, la place de Bombay se positionne au dixième rang mondial. La ville abrite par ailleurs les sièges sociaux des plus grandes sociétés indiennes.
Bollywood, l'industrie du cinéma indien
Bombai est l'un des centres mondiaux de l'industrie cinématographique. Le mot Bollywood, composé de Bombay et de Hollywood, désigne la production cinématographique de ces films en langue hindi et tournés à Bombay. En nombre de productions et d'entrées, les studios indiens dépassent même leurs grands frères californiens. Le genre se caractérise par sa proximité avec les comédies musicales.
Le plus grand port d'Inde
Dans le port de Bombay, situé sur l'autre rive de la crique Thane, 3,3 millions de containers ont été transportés en 2006, soit 65% de l'ensemble du trafic indien. Le Jawaharlal Nehru Port Trust (JNPT) se positionne ainsi au 24e rang mondial et en première position parmi ses homologues indiens. Géré par l'administration indienne, le JNPT est une porte ouverte sur la mer d'Oman pour les exportations du sous-continent.
Bombay, plaque tournante du diamant
Dans ce complexe de bureaux, la bourse aux diamants de Bombay va prochainement ouvrir ses portes. Car, au niveau international, l'industrie du diamant est extrêmement concentrée en Inde. En 2004, plus de 90% des diamants du monde était taillés à Surat, une cité située à 250 kilomètres au nord de Bombay. Mais c'est bien à partir de la métropole que les diamants se négocient avant de prendre le chemin de l'exportation
A suivre : Bangalore, la silicon valley indienne
07:40 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Inde, Bombay, Mombay, Cinéma, Finance, économie
11.06.2008
Shanghai rongée par l'inflation
La capitalisation de la Bourse chinoise s'est allégée de 1.800 milliards de dollars.
Les maîtres en géomancie avaient prévenu : " L'année du Rat sera périlleuse ! " Et c'est à croire qu'ils avaient raison. L'année n'est certes pas finie. Mais le premier semestre que vient de vivre la Chine leur donne déjà raison. Vague de froid polaire, séisme, inondations et, dans un registre différent, turbulences boursières, sont au rendez-vous.
Depuis le début 2008, les petits porteurs qui semblaient croire éternellement en leur succès voient désormais leurs gains s'effondrer. À partir du plus-haut touché le 14 janvier, la capitalisation des marchés domestiques chinois a sérieusement fondu. Près de 1.800 milliards de dollars se sont évaporés, soit près de l'équivalent du marché boursier allemand !
Sur la seule semaine, l'indice composite a plongé de 9,3 % pour échouer hier à 3.024,24 points. Et l'horizon ne semble pas sur le point de s'éclaircir. L'inflation, et son impact sur les profits des entreprises, pourrait sévir encore dans les prochains mois. La hausse des prix à la production (qui a connu la plus forte accélération en trois ans) menace d'alimenter encore plus les indices de la consommation.
Dans ce contexte, des voix commencent à s'élever pour réclamer un geste des autorités.
Le cap fatidique des 3.000 points a été enfoncé mercredi en séance. Et les experts s'attendent à ce que Pékin réagisse. En avril dernier, en tout cas, les autorités avaient attendu le passage de ce cap pour annoncer une baisse de l'impôt sur les transactions boursières. Qu'en sera-t-il cette fois-ci ? Quelles sont les cartouches dont dispose le gouvernement chinois ? Selon les stratèges de CLSA, lesrégulateurs pourraient introduire certaines pratiques - tel le prêt-emprunt de titres - ou encore limiter - comme ils l'avaient déjà fait - le nombre des augmentations de capital. Mais en tout état de cause, il y a peu de chances qu'ils restent les bras croisés.
La confiance est suffisamment entamée.
Mais en 2025, ....
La Chine va ravir aux États-Unis la place de première puissance économique mondiale, sa croissance va certe chuter dans les quarante prochaines années en raison du vieillissement de sa population.
À l'horizon 2050, l'économie mondiale serait dominée par trois grandes puissances que seront dans l'ordre la Chine, les États-Unis et l'Inde.
23:55 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, économie, inflation
08.06.2008
Désinformation sur la Chine !
Pour comprendre cette désinformation, il faut interroger l'histoire et découvrir que nombre de nos sinologues officiels sont d'anciens maoïstes, qui se sont reconvertis sur le marché des idées sans se repentir de leurs erreurs idéologiques de jeunesse.
Nombre d'idées qui circulent en France sur la Chine sont tout simplement erronées. Tel est le constat qui s'est imposé à l'issue d'une mission de deux semaines dans la Chine du Sud et de l'intérieur. Cet empire multimillénaire, qui a gardé la propriété collective des terres mais privatisé le parc immobilier et se réclame aujourd'hui de l'économie socialiste (ou impériale) de marché, est tout simplement en train de retrouver le rang de première puissance mondiale qui était le sien jusqu'en 1840.
L'autorité de l'empereur et des mandarins lettrés d'hier a simplement été remplacée par un comité central cooptant les meilleurs (sélectionnés par concours à l'université) et les plus ambitieux pour diriger l'empire. L'économie de marché réussit parfaitement à ces Chinois dont la diaspora a montré les talents innés de commerçants et d'entrepreneurs.
La Chine n'est plus un pays sous-développé. Si l'on fait des calculs comme les aimait Jean Fourastié, en ramenant le salaire moyen d'un employé à la valeur locale de certains produits communs à la France et à la Chine, l'écart de niveau de vie se situe entre deux et trois. Par sa croissance, d'ampleur et de durée, sans précédent dans l'histoire de l'humanité, la Chine change le monde, comme l'avait relevé Erik Izraelewicz dans son best-seller.
Au rythme actuel (7% à 8% par an de croissance du PIB/habitant contre 1% chez nous), les Chinois nous auront rattrapés, voire dépassés, avant 2020. Ils sont déjà en avance en ce qui concerne les deux-roues, à Shanghai les vélos et scooters sont silencieux car électriques.
Pourtant, la plupart de nos médias bien pensants s'inquiètent aujourd'hui de la Chine, devenue certes le premier atelier du monde (pour les jouets, la télévision, le textile, les produits électroménagers) et au troisième rang pour l'automobile et le matériel informatique, mais au prix d'un coût humain qui leur paraît socialement explosif. Les critiques étaient plus discrètes du temps de Mao.
Les inquiétudes concernent l'urbanisation à marche forcée, rasant des quartiers populaires et chassant les populations, la misère des paysans, l'exode rural massif avec des millions de travailleurs sans papiers dans les chantiers des villes, les vieux qui se retrouvent seuls sans protection sociale, la pollution atmosphérique, l'avancée du désert... Ils dénoncent aussi, à juste titre, les abus de pouvoirs, les pratiques de corruption, les emprisonnements arbitraires, la surveillance quasi policière des internautes, la liberté de la presse muselée.
Tout cela est vrai, mais constitue l'envers du décor et ne doit pas occulter la réalité du bond en avant. Et ceux qui la contestent dans ses versions sociale ou autoritaire devraient le reconnaître.
Il convient bien de réviser nombre de nos clichés sur la Chine.
Il y a bien sûr dans les échoppes des contrefaçons de nos grandes marques: on nous a proposé à Shanghai sept stylos bille Mont Blanc pour l'équivalent de 5 euros. Mais cela est naturel pour un pays qui a le même mot pour dire, apprendre et copier.
Mais nous avons vu aussi, à plus de 1.600 km des côtes, des villes moyennes de 4 millions d'habitants comme Yichang, située à la sortie des Trois-Gorges sur le fleuve Bleu (Yangzi), un équivalent du centre commercial de la tour Montparnasse avec l'égal (en mieux peut-être) des Galeries Lafayette, proposant aux acheteurs locaux, nombreux dans les rayons, les meilleures griffes du monde entier dans leur version non contrefaite.
New York fait pâle figure comparé à la fulgurante Shanghai où les gratte-ciel poussent comme des champignons de toutes les couleurs en se lançant des défis de beauté architecturale. Les chantiers des villes font le bonheur des architectes comme Paul Andreu, à qui l'on doit notamment l'opéra de Pékin.
Le seul centre des Arts et des Sciences de Suzhou (la Venise de la Chine, qui est aussi sa Silicon Valley), à seulement deux heures d'autocar de Shanghai, vaut le détour: il détrône sans difficulté la Cité des sciences de la Villette. Nos entreprises comme Alstom sont fières de voir leur nom sur la colline à l'entrée des écluses gigantesques du barrage des Trois-Gorges (le lac de retenue représente l'équivalent de la surface de la Suisse!).
Ce projet n'est pas sans risque environnemental ou catastrophique en cas de séisme ou de conflit nucléaire. Mais l'ambition est louable: maîtriser la nature pour éviter ses débordements meurtriers (les inondations de 1998 ont fait plus de 4.000 morts et causé un dégât économique direct de l'équivalent de 25 milliards d'euros!).
Une fois passés les jeux Olympiques de 2008 et réussie l'Exposition universelle de Shanghai en 2010, la Chine sera prête à trouver un formidable relais de croissance dans la satisfaction d'une demande intérieure jusqu'ici bridée par l'effort d'investissement qui représente 40% du PIB. La Chine s'enrichit et le monde ne peut que s'en réjouir, elle investit dans l'éducation de sa jeunesse et dans des infrastructures modernes, mais cela ne suffira pas car avec 1,75 enfant par femme, la relève des générations n'est pas assurée et elle va vieillir très vite.
Son défi est bien là, avancer le plus vite possible avant que les jambes ne lâchent.
Source : LA
00:30 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, marché, économie
04.06.2008
Pékin retire Paris de ses destinations touristiques
Le gouvernement chinois a interdit aux agences de voyages chinoises de demander des visas pour la France au nom de leurs clients
Nous avons reçu ordre de ne pas demander de visa auprès de l'ambassade de France, affirme un employé de Tian Ma International Travel Agency. Dès lors, nous avons dû annuler les voyages organisés qui n'étaient centrés que sur la France. " La grande majorité des touristes chinois se déplacent à l'étranger par le biais des voyages organisés. Les produits européens les plus en vogue proposent des séjours de neuf à quinze jours pendant lesquels ils visiteront entre un et six pays. Jusqu'à présent, la France était la destination la plus populaire d'Europe puisqu'elle figure dans toutes formules. " Grâce au visa Schengen qui offre un accès à tous les pays de l'Union européenne, il sera pourtant toujours possible d'aller visiter la France , poursuit l'employé de l'agence de voyages. Il suffira pour cela de participer à un voyage qui permet d'entrer en Europe par un autre pays. "
700.000 TOURISTES CHINOIS EN 2007
L'affaire a explosé jeudi dernier lorsque CITS, la principale agence de voyage gouvernementale, a annoncé que la France avait été retirée des destinations des voyages organisés à la demande du bureau du tourisme de la municipalité de Pékin. L'un des principaux portails Internet du pays, Sohu.com, a alors publié un communiqué confirmant cette annonce. Dès vendredi, le gouvernement a pourtant imposé au site de retirer son communiqué. De son côté, CITS, joint au téléphone, a alors annoncé qu' " il était encore trop tôt pour savoir s'il y en aurait ou non après le mois de juin. Appelez-nous mi-juin pour en savoir plus ". Si les autorités chinoises refusent de confirmer ces informations, l'ambassade de France est en revanche en pleine ébullition depuis la publication de cette information.
Les conséquences pourraient en effet être importantes pour une industrie française qui a profité en 2007 de la venue de 700.000 Chinois. Par exemple au grand magasin du Printemps Haussmann à Paris, les Chinois représentent la troisième population touristique par le chiffre d'affaires derrière les Américains et les Japonais. Mais surtout le tourisme chinois apporte la croissance. Sur les cinq premiers mois de 2008, le chiffre d'affaires généré par les Chinois a augmenté de 50 % par rapport à 2007, précise François Leclerc, directeur de la clientèle internationale au Printemps. Ce dernier relativise néanmoins les conséquences de la crispation avec Pékin. " Cela peut avoir un impact sur l'économie parisienne et les grands magasins, en particulier. Mais ce n'est pas le seul facteur. Avec les JO en Chine, nous savions que cela inciterait les Chinois à rester chez eux cet été, et le tremblement de terre a de surcroît entraîné l'annulation de voyages officiels et de délégations sur Paris. "
19:20 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Tourisme, économie
02.06.2008
Le Match des Pays Emergents - 2ème Partie
Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, souvent appelés "BRIC", seront sans doute les futurs géants mondiaux de l'économie de demain.Dans un premier article, nous avions décrit les aspects économiques, vous retrouverez nos soucis concernant les aspects sociaux.
Mortalité infantile : la Russie largement devant
La mortalité infantile dénombre le nombre d'enfants morts avant l'âge d'un an pour 1000 naissances. Selon le démographe Emmanuel Todd, il reflète parfaitement le niveau de développement d'un pays (dans les années 1970, il en avait notamment déduit le futur effondrement de l'empire soviétique).
Si l'on suit son approche, on peut donc en déduire que la Russie a le meilleur potentiel, avec un taux de natalité infantile de 10,81 ‰. L'Inde, avec 32,31 nourrissons sur 1000 morts avant l'âge d'un an, a encore un taux dix fois supérieur à un pays développé comme la France. Sa population est encore largement rurale par rapport à ses concurrents, avec un accès aux soins plus difficile.
Recherche et développement : la Chine n'est plus un simple atelier
Les dépenses de recherche et développement comprennent le capital et les salaires engagés par un pays dans la recherche fondamentale et appliquée.
Les Chinois, premiers de ce match, ne veulent plus se contenter de fabriquer des pièces à bas-coût ou de faire de la sous-traitance pour les industriels occidentaux. Pour développer leurs propres marques, ils investissent donc 1,34% de leur PIB par an en recherche et développement depuis 2000.
600.000 ingénieurs sortent ainsi chaque année des universités chinoises.
L'Inde accuse un retard important, même si elle est en pointe sur quelques secteurs clés (informatique, pharmacie, OGM…)
Pays Points forts Points faibles
Brésil : Ressources importantes de matières premières (agroalimentaire, minerais)
Système éducatif homogène et de qualité Isolement géographique : le Brésil n'est pas sur les grands axes commerciaux
Russie : Ressources en hydrocarbures et minerais, avec des champions mondiaux dans ce secteur (Gazprom, Loukoil, Severstal...) Insécurité juridique : "On peut voir son entreprise fermer du jour au lendemain", selon Sébastien Dessillons.
Inde La langue anglaise, et une élite ouverte sur le monde, formée dans les grandes écoles américaines ou britanniques
Le marché intérieur d'un milliard d'habitants Le manque d'infrastructures : "Se rendre d'un bout à l'autre de Bombay est un enfer" témoigne Sébastien Dessillons.
La complexité administrative
Chine : Le marché intérieur de 1,3 milliard d'habitants, permettant des économies d'échelle
A Bientôt sur Business in China.
14:30 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Economie, Inde, Russie, Brésil
01.06.2008
Insolites
Image Insolite
Homme-drapeau
Un garde chinois a le visage recouvert par un drapeau lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la visite du président russe Dmitri Medvedev à Pékin.
Les chiffres extraordinaires de l'économie :
Grue migratoire
50% des grues de chantier du monde sont en Chine. Avec le boom de la construction, la Chine concentre à elle seule la moitié des grues disponibles dans le monde, soit 300.000 environ. Dubaï arrive juste après avec 15 à 20% des grues.
Krach boum hu (Jintao)
100 millions de Chinois jouent en Bourse. Les Chinois ont massivement investi lors de l'euphorie à la bourse de Shanghai en 2007… dont le cours est retombé de près de 50% en six mois.
23:05 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Insolite, économie
21.05.2008
China state companies report 30 bn yuan quake loss
BEIJING -- Xinhua
China's centrally administered state-owned enterprises (SOEs) sustained losses of more than 30 billion yuan (4.3 billion US dollars) in the May 12 earthquake, said a state council official on Wednesday.
Li Rongrong, the chairman of the State-owned Assets Supervision and Administration Commission of the State Council (SASAC), said the estimated losses were based on preliminary investigations.
He said the impact of the earthquake on the general economy in China including the SOEs would be limited as "the sound momentum for economic growth will be maintained."
About 3,000 employees of centrally administered SOEs had been killed or injured, or were missing, but only a small proportion of these companies were affected by the earthquake, he said.
Electric and telecommunication companies were worst hit. Dongfang Electric Corp. and the State Grid Corp. topped the five state-owned companies that reported the most damage.
A preliminary investigation showed that 14,207 industrial enterprises, both state-owned and private, experienced 67 billion yuan of direct losses in the calamity, the Ministry of Industry and Information Technology said on Monday.
Li said despite the huge impact of the earthquake, the SASAC-set goals for centrally administered SOEs were "viable" and the SASAC would not consider any merger or acquisition among these companies until investigators make "scientific assessments."
A week before the earthquake, Li warned major SOEs to brace for tough times given the likelihood of a worsening global economic slowdown.
He issued the warning after figures showed that aggregate first-quarter profits of the major SOEs fell 2.9 percent year-on-year to 203.4 billion yuan.
Earnings at oil companies and power generators were worst hit by rising raw material costs and the government's price controls on refined oil products and electricity
23:15 Publié dans Presse Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : China, Economie
16.05.2008
Séisme en Chine: les entreprises françaises rivalisent dans l'aide aux victimes
Le séisme dans le Sichuan a provoqué un grand élan de soutien de la part des grandes entreprises françaises installées en Chine. Parmi elles, Carrefour et Auchan ont très vite offert une aide matérielle et financière. Une occasion également de redorer leur image...
« Nous avons réagi dès lundi après-midi, peu après le séisme, sans connaître l'ampleur de cette catastrophe naturelle », explique Patrick Ganaye, vice-président de Carrefour-Chine. L'entreprise fut l'une des premières à proposer une aide aux sinistrés du tremblement de terre de lundi qui compte, à ce jour, plus de 50 000 disparus dans le centre de la Chine.
Le groupe de distribution fut la cible récemment du mécontentement populaire chinois, à la suite du passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, « sans doute parce que nous sommes omniprésents partout », comme l'expliquait il y a peu Jean-Luc Chereau, président de Carrefour-Chine. Le groupe détient quelque 114 magasins dans la plupart des grandes villes et provinces chinoises. Et même si le boycott chinois des magasins de Carrefour, mis en exergue à la fin du mois d'avril, semblait s'atténuer quelques jours avant la catastrophe naturelle, la société était encore considérée en situation délicate en Chine.
« Les Chinois reçoivent avec beaucoup d'attention le soutien de Carrefour. Avec l'histoire récente du boycott, nous sommes d'ailleurs plus attentifs au geste de cette enseigne symbolique, qui a agi très rapidement, qu'aux autres entreprises françaises », souligne la responsable de rubrique économique d'un grand quotidien national chinois. Mais, sur internet, certains bloggeurs chinois remettent en cause le soutien de la société, jugé trop lent en comparaison avec d'autres entreprises chinoises, et dont le montant global du don est considéré comme insuffisant, « vis-à-vis de ce que gagne l'entreprise en Chine ». Ainsi, pour eux, « la crise de Carrefour n'est pas terminée, l'enseigne a manqué une occasion pour rehausser son image ».
Dès le lendemain de la catastrophe, mardi, Carrefour avait déjà dépêché vers les zones dévastées dix camions de couvertures, tentes et eau. Un nouveau convoi est programmé dans les prochains jours. Après une première annonce de 200 000 euros par la Fondation internationale de Carrefour, Carrefour Chine a ajouté une aide de 100 000 euros. « L'histoire du boycott semble continuer », a pointé Patrick Ganaye, en référence à l'aide de son concurrent, le groupe Auchan. Ce dernier, qui avait annoncé au départ une aide de 500 000 euros, l'a finalement portée à un million d'euros.
Une surenchère semble ainsi se développer entre les sociétés françaises pour gagner l'estime de la population chinoise. Schneider Electric, qui fut l'objet d'une dispute sur un brevet en Chine, sur fond de nationalisme chinois, vient de verser l'équivalent de 300 000 euros.
Mais les dons sont aussi et peut-être surtout « un élan spontané, les entreprises souhaitent ainsi témoigner de leur responsabilité sociale aux côtés des autorités publiques », a souligné Annick de Kermadec-Bentzmann, présidente de la Chambre de commerce française en Chine. L'organisme, qui a créé un fonds de solidarité pour aider en priorité à la reconstruction des écoles détruites par le séisme, a récolté à ce jour l'équivalent d'un million d'euros en provenance des grandes entreprises comme Areva (200 000 euros), Loréal (100 000 euros), PSA (100 000 euros), et de 27 000 euros de dons des petites et moyennes entreprises françaises implantées en Chine. Suez a de son côté versé directement 160 000 euros à la municipalité de Chongqing. Le cimentier Lafarge a enfin fait un don de 1,5 million d'euros, notamment au bénéfice de deux villes touchées par le seisme et abritant une de ses cimenteries.
23:15 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Sichuan, Carrefour, Lafarge, Suez, Loreal, économie
Sichuan : un évènement sans précédent


Wenchuan County, epicentre du tremblement de terre d'une ampliture 7.8-magnitude le 14 Mai, 2008. Yingxiu, est dans la province du Wenchuan county.

La ville est totalement détruite.
Le président chinois Hu Jintao a demandé vendredi que les sauveteurs redoublent d'efforts pour secourir les victimes du séisme, affirmant que l'on était entré dans "la phase la plus cruciale", ont rapporté les médias chinois.
Le président chinois Hu Jintao a quitté Pékin vendredi matin pour se rendre au Sichuan, dans le sud-ouest du pays, sinistré par le séisme de lundi, a annoncé l'agence Chine Nouvelle.
A son arrivée à l'aéroport de Mianyang, le président Hu s'est entretenu avec son Premier ministre, Wen Jiabao qui supervise les opérations de secours depuis lundi dans le Sichuan. Plus de 8 000 personnes ont péri dans la seule ville de Mianyang.
50 000 morts dans le Sichuan"
Les opérations de secours sont entrées dans la phase la plus cruciale", a dit le chef de l'Etat, arrivé dans la matinée à Mianyang, l'une des villes les plus touchées par le séisme de magnitude 7,9 qui a fait, selon les estimations officielles, plus de 50 000 morts dans la province du Sichuan.
Ce chiffre semble inclure une bonne partie des dizaines de milliers de personnes ensevelies sous les décombres, dont les chances de survie se sont amenuisées au fil des jours. Selon les experts, les chances de survie au-delà de trois jours diminuent d'heure en heure. Quelque 130 000 soldats participent aux recherches, avec des chiens, selon les médias officiels.
"Nous devons faire tous les efforts, lutter contre la montre et surmonter toutes les difficultés pour assurer la victoire finale des opérations de secours", a-t-il déclaré, cité par l'agence Chine Nouvelle.
Hu, qui s'est ensuite rendu dans la ville de Beichuan, autre zone durement touchée, a déclaré que même si sauver des vies restait la priorité, il fallait également s'occuper des blessés et rétablir les infrastructures. "Le défi est encore important, la tâche est encore ardue et le temps presse", a-t-il dit.
Plus tôt vendredi, l'agence Chine Nouvelle avait cité le Premier ministre affirmant que ce séisme était le plus dévastateur dans l'histoire de la République populaire de Chine, créée en 1949.
"Nous sommes encore dans la période critique où l'on peut sauver des vies et nous n'abandonnerons pas tant qu'il y aura l'espoir le plus infime de retrouver des survivants", a déclaré Wen.
17:45 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Sichuan, economie, Hu Jintao





