11.09.2008
ArcelorMittal : confirme ses projets en Inde, malgré les déboires de Tata ...
Les récents démêlés de Tata Motors avec les paysans indiens ne découragent pas ArcelorMittal ! Le patron du premier sidérurgiste mondial, Lakshmi Mittal, a indiqué hier qu'il comptait mener à bien ses deux projets d'usines métallurgiques dans l'Est de l'Inde.
De passage à New Delhi, il a indiqué à la presse que "nous n'allons pas revoir nos plans à cause de ce qui s'est passé à Singur" dans le Bengale occidental, où la construction de l'usine de production de la voiture Nano de Tata Motors se heurte à l'opposition de petits propriétaire terriens expropriés.
Lakshmi Mittal a demandé "au gouvernement et aux autres parties prenantes d'accélérer les procédures" pour que ces usines, représentant un investissement global de 10 Mds$, voient le jour, rapporte le 'Wall Street Journal'.
ArcelorMittal prévoit de construire deux hauts-fourneaux, d'une capacité annuelle de 10 millions de tonnes d'acier chacun, dans les Etats de Jharkhand et d'Orissa. Mais ces projets, initiés en 2005 (Jharkhand) et 2006 (Orissa), ont pris du retard à cause de la difficulté d'obtenir des permis d'extraction de charbon à coke et de minerai de fer pour alimenter ces usines... Comme le Bengale occidental, le Jharkhand et l'Orissa vivent essentiellement de l'agriculture et l'hostilité à l'industrialisation y est très répandue...
23:32 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, inde, india, tata, buz
26.08.2008
Trois médailles et une grève
L'Inde, géant démographique avec son milliard d'habitant, est pourtant un nain du sport mondial. Les Indiens ont dû attendre 2008 pour décrocher leur premier titre individuel, grâce à Abhinav Bindra qui a remporté la médaille d'or au tir à la carabine à 10 mètres.
Le pays n'avait décroché jusqu'à présent que huit médailles d'or aux Jeux, toutes par équipe, en hockey sur gazon.
Mais, le même jour où l'Inde pouvait se vanter de trois médailles Olympiques avec en bronze Sushil Kumar pour la lutte et Vijender Singh en boxe, une autre lutte s'ouvrait avec 600,000 employés de banques publiques, rurales et coopératives en grève pour protester contre la consolidation de banques nationalisées. La grève, qui est au niveau nationale, est conduite par les syndicats qui s’opposent à la fusion de la Banque de l'État de Saurashtra avec sa filiale SBI.
" Le gouvernement poursuit hâtivement des fusions sans se préoccuper de nos inquiétudes. Nous déciderons sur ce que ferons ensuite " déclare C.H. Venkatachalam, organisateur du Forum des syndicats bancaires.
L’Inde a 80 banques commerciales, en incluant 29 banques étrangères, et presque 3,000 banques coopératives urbaines et rurales.
Les syndicats ont déclaré qu’ils prendront d’autres actions après la grève si leurs inquiétudes n’étaient pas prises en compte.
17:40 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, india, jo, banque, grèves
03.07.2008
Le marché mobile indien croîtra de 18% par an d'ici 2012
Le chiffre d'affaires global des opérateurs indiens de téléphonie mobile devrait atteindre 37 milliards de dollars (23,3 milliards d'euros) d'ici à 2012, soit une croissance annuelle moyenne de 18% sur la période 2008-2012, dopée par l'essor du marché rural et par des prix abordables pour les combinés et les appels.
Avec 14 opérateurs déjà implantés et d'autres prêts à se lancer, le secteur pourrait aussi connaître une consolidation en 2009, estime mercredi le cabinet d'analyse dans une note.
L'Inde est le marché mondial qui connaît la plus forte croissance dans les services de télécommunications mobiles et il représente, en taille, le second marché du monde derrière la Chine avec près de 278 millions d'utilisateurs.
Le coût des appels, proche de 2 cents américains, et celui des combinés, vendus à moins 15 dollars (9,4 euros), ont attiré des clients supplémentaires. Chaque mois, huit millions d'Indiens deviennent des utilisateurs de mobiles.
Ces facteurs, combinés à un horizon de plus en plus concurrentiel, devraient alimenter la croissance du marché et encourager l'adoption des services mobiles dans les provinces rurales et semi-urbaines d'Inde.
Avec une population de 1,1 milliard d'habitants, l'Inde devrait compter plus de 737 millions d'utilisateurs de mobiles d'ici la fin de l'année 2012, soit une augmentation annuelle moyenne de 21 % entre 2008 et 2012.
Alors que les zones urbaines s'approchent de la saturation, seule une personne sur dix possède un téléphone en milieu rural, ce qui aiguise l'appétit des opérateurs.
Leader du marché avec 66,8 millions d'abonnés fin mai, la société Bharti Airtel a estimé que le gros de ses nouveaux utilisateurs viendrait désormais des campagnes.
Le marché de la téléphonie dans les zones rurales va continuer à nourrir la croissance et on s'attend à le voir quadrupler sur la période étudiée.
Outre Bharti, le marché indien des télécoms, très fragmenté, est dominé par le numéro deux Reliance Communications, par la filiale de Vodafone, Vodafone Essar, et par le groupe public Bharat Sanchar Nigam.
06:45 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Inde, telephonie
16.06.2008
Inde - 1ere Partie
Avec un taux de croissance qui dépasse les 7%, l'Inde s'est imposée comme l'un des grands pays émergents. Nation et continent à la fois, elle regroupe sur son sol des villes extrêmement dynamiques. Découvrez quels sont les centres névralgiques de l'économie indienne.
Bombay, poumon économique du pays
Avec ses 13 millions d'habitants, Bombay s'impose comme la seconde plus grande ville du monde. A cette dimension démographique correspond un poids économique prépondérant pour le pays. La ville contribue en effet à 5% du PIB indien et même à un tiers des recettes fiscales du pays.
Bombay, place financière de premier plan
Bombay regroupe les plus grandes institutions financières du pays, comme le Bombay Stock Exchange (photo). En termes de volumes d'échange, la place de Bombay se positionne au dixième rang mondial. La ville abrite par ailleurs les sièges sociaux des plus grandes sociétés indiennes.
Bollywood, l'industrie du cinéma indien
Bombai est l'un des centres mondiaux de l'industrie cinématographique. Le mot Bollywood, composé de Bombay et de Hollywood, désigne la production cinématographique de ces films en langue hindi et tournés à Bombay. En nombre de productions et d'entrées, les studios indiens dépassent même leurs grands frères californiens. Le genre se caractérise par sa proximité avec les comédies musicales.
Le plus grand port d'Inde
Dans le port de Bombay, situé sur l'autre rive de la crique Thane, 3,3 millions de containers ont été transportés en 2006, soit 65% de l'ensemble du trafic indien. Le Jawaharlal Nehru Port Trust (JNPT) se positionne ainsi au 24e rang mondial et en première position parmi ses homologues indiens. Géré par l'administration indienne, le JNPT est une porte ouverte sur la mer d'Oman pour les exportations du sous-continent.
Bombay, plaque tournante du diamant
Dans ce complexe de bureaux, la bourse aux diamants de Bombay va prochainement ouvrir ses portes. Car, au niveau international, l'industrie du diamant est extrêmement concentrée en Inde. En 2004, plus de 90% des diamants du monde était taillés à Surat, une cité située à 250 kilomètres au nord de Bombay. Mais c'est bien à partir de la métropole que les diamants se négocient avant de prendre le chemin de l'exportation
A suivre : Bangalore, la silicon valley indienne
07:40 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Inde, Bombay, Mombay, Cinéma, Finance, économie
02.06.2008
Le Match des Pays Emergents - 2ème Partie
Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, souvent appelés "BRIC", seront sans doute les futurs géants mondiaux de l'économie de demain.Dans un premier article, nous avions décrit les aspects économiques, vous retrouverez nos soucis concernant les aspects sociaux.
Mortalité infantile : la Russie largement devant
La mortalité infantile dénombre le nombre d'enfants morts avant l'âge d'un an pour 1000 naissances. Selon le démographe Emmanuel Todd, il reflète parfaitement le niveau de développement d'un pays (dans les années 1970, il en avait notamment déduit le futur effondrement de l'empire soviétique).
Si l'on suit son approche, on peut donc en déduire que la Russie a le meilleur potentiel, avec un taux de natalité infantile de 10,81 ‰. L'Inde, avec 32,31 nourrissons sur 1000 morts avant l'âge d'un an, a encore un taux dix fois supérieur à un pays développé comme la France. Sa population est encore largement rurale par rapport à ses concurrents, avec un accès aux soins plus difficile.
Recherche et développement : la Chine n'est plus un simple atelier
Les dépenses de recherche et développement comprennent le capital et les salaires engagés par un pays dans la recherche fondamentale et appliquée.
Les Chinois, premiers de ce match, ne veulent plus se contenter de fabriquer des pièces à bas-coût ou de faire de la sous-traitance pour les industriels occidentaux. Pour développer leurs propres marques, ils investissent donc 1,34% de leur PIB par an en recherche et développement depuis 2000.
600.000 ingénieurs sortent ainsi chaque année des universités chinoises.
L'Inde accuse un retard important, même si elle est en pointe sur quelques secteurs clés (informatique, pharmacie, OGM…)
Pays Points forts Points faibles
Brésil : Ressources importantes de matières premières (agroalimentaire, minerais)
Système éducatif homogène et de qualité Isolement géographique : le Brésil n'est pas sur les grands axes commerciaux
Russie : Ressources en hydrocarbures et minerais, avec des champions mondiaux dans ce secteur (Gazprom, Loukoil, Severstal...) Insécurité juridique : "On peut voir son entreprise fermer du jour au lendemain", selon Sébastien Dessillons.
Inde La langue anglaise, et une élite ouverte sur le monde, formée dans les grandes écoles américaines ou britanniques
Le marché intérieur d'un milliard d'habitants Le manque d'infrastructures : "Se rendre d'un bout à l'autre de Bombay est un enfer" témoigne Sébastien Dessillons.
La complexité administrative
Chine : Le marché intérieur de 1,3 milliard d'habitants, permettant des économies d'échelle
A Bientôt sur Business in China.
14:30 Publié dans Articles Publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Economie, Inde, Russie, Brésil
Le Match des Pays Emergents - 1er Partie
Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, souvent appelés "BRIC", seront sans doute les futurs géants mondiaux de l'économie de demain.
Pour comparer les chances de chacun, nous avons choisi 15 indicateurs. Qui maîtrise le mieux son inflation ? Qui améliore le plus sa productivité ?
Croissance : avantage Chine
La croissance chinoise surpasse celles de ses concurrents, à 11,1% en 2007.
La Chine représente à elle seule le quart de la croissance mondiale. A ce rythme-là, le PIB chinois dépassera celui des Etats-Unis entre 2015 et 2040.
Mais cette croissance reste fortement dépendante des exportations : un ralentissement américain pourrait ainsi peser sur sa croissance en 2008.
La Russie et l'Inde profitent eux aussi d'une économie florissante, avec des taux de croissance autour de 8%.
Le PIB brésilien n'a augmenté "que" de 5,3% en 2007. Un taux qui ferait cependant pâlir d'envie la France, dont la croissance a plafonné à 1,9%..
Indice de développement humain : la Russie juste devant le Brésil
L'indice de développement humain est calculé en agrégeant plusieurs indicateurs (espérance de vie, taux d'alphabétisation des adultes, taux de scolarisation, revenu par habitant…).
La Russie est la mieux placée avec 0,802 points. Elle est cependant loin derrière les pays développés (par comparaison la France est le 10e pays mondial avec 0,952 points), car l'espérance de vie s'est effondrée ces dernières années (63 ans en 2005, et même 58 ans pour un homme).
Juste derrière arrive le Brésil, avec 0,800 points. Ce pays a notamment un très bon score sur le niveau d'éducation : 87% des enfants sont scolarisés.
L'Inde est le dernier des pays BRIC et arrive seulement au 128e rang mondial. Elle combine un faible revenu par habitant et un taux très bas d'alphabétisation (61% des plus de 15 ans).
Balance commerciale : Chine en tête, Russie en embuscade.
En 2006, la Chine a exporté pour 968,9 milliards de dollars, et importé pour 791,5 milliards de dollars. Sa balance commerciale est donc largement bénéficiaire.
La Russie profite de la flambée des hydrocarbures, qui représentent 63% de ses exportations.
Le Brésil a lui aussi profité de la hausse des matières premières, mais plutôt agricoles (qui représentent 25% de ses exportations.)
L'Inde présente au contraire une balance commerciale nettement déficitaire, à 54,6 milliards de dollars. La croissance des exportations (+25% en 2005-2006) ne suffit pas à compenser celle des importations (+31%).
Réserve de change : la Chine écrase tout
Les réserves de change sont des avoirs en devises étrangères détenues par la banque centrale du pays, généralement sous forme de bons et d'obligations du Trésor d'Etats.
La Chine et la Russie ont accumulé d'énormes réserves ces dernières années. Fin 2006, les réserves chinoises s'élevaient ainsi à 1.590 milliards de dollars ; de quoi acheter les trois quarts des entreprises du CAC 40. Mais les Chinois détiennent en majorité des bons du Trésor américain libellés en dollars.
La Russie est loin derrière avec ses 491 millions de réserves, mais avec la flambée des cours du pétrole, ces dernières augmentent de 4 à 5 millions de dollars par mois.
Investissements directs étrangers : Russie et Chine à touche-touche
Les investissements directs étrangers (IDE) mesurent les investissements engagés par les sociétés étrangères sur un territoire donné.
C'est la Russie qui a attiré le plus d'investisseurs étrangers en 2006, avec 30,8 milliards de dollars. Ces derniers n'ont pas été refroidis par les problèmes de corruption et de manque de sécurité juridique.
Les IDE sont encore limités en Chine par les monopoles d'Etat dans de nombreux secteurs (gaz, pétrole, aéronautique, sidérurgie…).
L'Inde souffre de sa lourdeur administrative, et la Brésil n'offre pas le même potentiel que ses rivaux selon les économistes.
Productivité du travail : la Chine encore devant
La productivité du travail mesure la richesse produite par heure travaillée. C'est un facteur majeur de la croissance.
La Chine a fait les plus gros progrès, avec une hausse de la productivité de 10,6% en 2007. La majeure partie de ces progrès s'explique par la réallocation d'investissements de secteurs non rentables vers les secteurs les plus productifs. Le pays a aussi bénéficié de la présence étrangère et des transferts de technologie.
Mais le rattrapage sera long : la productivité chinoise ne représente encore que 14% des celle des Etats-Unis.
Dépendance alimentaire : Inde et Brésil presque autosuffisants
L'indépendance alimentaire peut se mesurer en divisant la valeur des importations agricoles par le nombre d'habitants. Elle dépend de la géographie et du climat du pays, mais aussi du taux d'urbanisation, de la productivité agricole, et du mode d'alimentation.
Ainsi, alors que la Chine est autosuffisante pour le riz, elle doit importer massivement du soja pour nourrir le bétail, les Chinois consommant de plus en plus de viande.
L'Inde arrive première pour plusieurs raisons. D'abord car la moitié de son territoire est cultivable, contre seulement 0,1% pour la Russie !
D'autre part, 71% de la population est encore rurale, et la productivité agricole a augmenté de 21% entre 1992 et 2005.
Efficacité énergétique : la Russie plus économe
L'intensité ou efficacité énergétique mesure le nombre de kilos de pétrole ou équivalent en énergie pour produire 1000 dollars de PIB.
La Russie est la plus économe, avec 2 kilos d'équivalent pétrole pour 1000 dollars de PIB.
La Chine est deux fois moins performante. Elle dispose certes d'importantes réserves de charbon, mais sa consommation atteint des niveaux inquiétants (1,7 milliard de tonnes-équivalent-pétrole en 2005).
L'Inde et le Brésil sont confrontés aux mêmes problèmes, ce dernier pouvant quand même compter sur ses barrages hydrauliques (13,9% de son énergie.
Infrastructures : Russie et Chine mieux équipées
Les routes russes sont en grande majorité goudronnées. Il faut dire que son réseau est nettement moins dense (3 km de routes pour 100 km²) que celui de la Chine et du Brésil (21 km pour 100 km²) et de l'Inde (114 km pour 100 km²).
Mais le bitume n'est pas toujours en bon état : le sous-investissement des années 90 a laissé des traces.
La Chine dispose elle aussi d'infrastructures modernes, avec par exemple le 3e réseau autoroutier mondial.
L'Inde est par contre en retard, ce qui constitue un handicape notoire pour son développement. Au Brésil, seules les grandes voies de communication et les réseaux urbains sont goudronnés. Il faut dire que le pays n'est pas aidé par sa géographie. La construction de routes goudronnées en pleine forêt amazonienne pose d'autre part des problèmes écologiques.
Endettement public : la Russie en tête
La dette publique est l'ensemble des emprunts de l'Etat, des collectivités et des organismes publics.La dette publique est l'ensemble des emprunts de l'Etat, des collectivités et des organismes publics.
Celle de la Russie, à 7%, ferait pâlir d'envie la France, avec ses 66,6% de dette en 2007.Grâce à ses rentrées d'argent issues des hydrocarbures, la Russie a même remboursé par anticipation plusieurs dettes qu'elle avait envers les Etats-Unis et les pays européens. Résultat : la Russie est aujourd'hui l'un des pays les moins endettés au monde.
Le Brésil a lui aussi réussi à rembourser par anticipation son prêt du FMI, mais il reste endetté à 43,9%. En Inde, qui s'est lourdement endettée dans les années 1980, le service de la dette représente encore 30 % des recettes de l'Etat et freine les investissements publics.
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