17.07.2008

Chine: la croissance reste solide, l'inflation aussi

Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine a continué de progresser à un bon rythme au premier semestre (+10,4%) mais l'inflation aussi, flirtant toujours avec les 8%, selon les chiffres officiels annoncés ce jeudi par le Bureau national des statistiques (BNS). La croissance économique chinoise a, certes, quelque peu ralenti sur les six premiers mois de l'année mais elle reste sur une tendance à deux chiffres, selon les chiffres officiels dévoilés ce jeudi par le Bureau nationale des statistiques (BNS). Comme ce fut le cas au cours des cinq précédentes années, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a atteint 10,4% en glissement annuel au premier semestre 2008, selon les statistiques communiquées par le BNS. Ce PIB a représenté 13.062 milliards de yuans (1.920 milliards de dollars ou 1.211 milliards d'euros). Pour le seul deuxième trimestre, sa progression a été de 10,1%, en ralentissement après un premier trimestre à +10,6%. Sur l'ensemble de 2007, la croissance avait atteint +11,9%, son plus haut niveau en treize ans, selon des chiffres révisés en avril. Parallèlement, l'inflation a perduré avec un indice des prix à la consommation en hausse de 7,9% en glissement annuel entre janvier et juin (après 8% au premier trimestre). Supérieure à l'objectif annuel de 4,8% que le gouvernement s'est fixé et qui équivaut à son niveau de l'an dernier, la hausse est essentiellement due aux prix de l'alimentation, qui ont bondi de 20,4% au premier semestre. L'inflation s'est néanmoins modérée après avoir connu un plus haut en près de 12 ans en février, de +8,7%. Sur le seul mois de juin, l'indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 7,1%. Au plan national, les investissements en capital fixe ont continué de progresser à vive allure: +26,3% au premier semestre 2008 sur un an en Chine, soit 0,4 point de pourcentage supérieur à la même période de l'an passé, totalisant 6.842 milliards de yuans (1.006 milliards de dollars). En zones urbaines, ces investissements ont, comme toujours, augmenté plus vite: +26,8% entre janvier et juin (supérieur de 0,1 point de pourcentage) et +29,5% sur le seul mois de juin. Ils ont représenté 5.843,6 milliards de yuans (859 milliards de dollars). La production industrielle a augmenté de 16,3% en glissement annuel au premier semestre en Chine et de 16,0% sur le seul mois de juin.

20.06.2008

Pékin relève le prix de ses carburants

Selon la Banque mondiale, la Chine n'atteindra pas les 10 % de croissance en 2008. Et peut-être moins si les Chinois paient l'essence beaucoup plus cher. La Chine a décidé hier de remonter les prix des carburants (de 145 dollars la tonne) ainsi que ceux du fioul et de l'électricité. Le gouvernement avait déjà autorisé en novembre dernier une hausse de 10 % face aux plaintes des raffineurs après avoir interdit toute hausse des tarifs à la pompe pour limiter les effets sur l'inflation... Cette mesure, loin d'être symbolique, a eu pour effet de faire reculer le prix du baril de brut de 4,75 dollars sur le New York Mercantile Exchange. En fait, l'envol des prix pétroliers coûtait particulièrement cher à Pékin dans la mesure où les autorités subventionnaient les raffineurs à un coût exorbitant (s'ils étaient restés à leurs niveaux actuels, les prix internes auraient coûté en 2008 quelque 1,2 % du PIB). La question est désormais de savoir quel sera l'impact de cette décision sur une économie dont la croissance devait déjà être amputée cette année de 0,8 point du fait de la hausse des prix du pétrole . Des subventions directes aux consommateurs permettraient d'améliorer l'efficacité énergétique et la qualité de l'environnement ", tout en n'affaiblissant pas trop leur pouvoir d'achat. UNE INFLATION GENERALISEE Reste la question de l'inflation qui, selon la Banque, pourrait devenir une préoccupation réelle. Avec la hausse des prix des produits alimentaires, la hausse des prix de l'énergie et des matières premières favoriserait une inflation plus généralisée,qui atteindrait 7 % en 2008 (contre 4,8 % en 2007). Sauf si la demande des consommateurs baisse de manière plus importante que prévu..., ce qui pourrait être le cas avec le relèvement des prix internes, la croissance devrait ainsi atteindre 9,8 % sur l'année après quatre années à plus de 10 %.

11.06.2008

Shanghai rongée par l'inflation

La capitalisation de la Bourse chinoise s'est allégée de 1.800 milliards de dollars. 6db1e1e3d4d59122b057374e21714fca.jpgLes maîtres en géomancie avaient prévenu : " L'année du Rat sera périlleuse ! " Et c'est à croire qu'ils avaient raison. L'année n'est certes pas finie. Mais le premier semestre que vient de vivre la Chine leur donne déjà raison. Vague de froid polaire, séisme, inondations et, dans un registre différent, turbulences boursières, sont au rendez-vous. Depuis le début 2008, les petits porteurs qui semblaient croire éternellement en leur succès voient désormais leurs gains s'effondrer. À partir du plus-haut touché le 14 janvier, la capitalisation des marchés domestiques chinois a sérieusement fondu. Près de 1.800 milliards de dollars se sont évaporés, soit près de l'équivalent du marché boursier allemand ! Sur la seule semaine, l'indice composite a plongé de 9,3 % pour échouer hier à 3.024,24 points. Et l'horizon ne semble pas sur le point de s'éclaircir. L'inflation, et son impact sur les profits des entreprises, pourrait sévir encore dans les prochains mois. La hausse des prix à la production (qui a connu la plus forte accélération en trois ans) menace d'alimenter encore plus les indices de la consommation. Dans ce contexte, des voix commencent à s'élever pour réclamer un geste des autorités. Le cap fatidique des 3.000 points a été enfoncé mercredi en séance. Et les experts s'attendent à ce que Pékin réagisse. En avril dernier, en tout cas, les autorités avaient attendu le passage de ce cap pour annoncer une baisse de l'impôt sur les transactions boursières. Qu'en sera-t-il cette fois-ci ? Quelles sont les cartouches dont dispose le gouvernement chinois ? Selon les stratèges de CLSA, lesrégulateurs pourraient introduire certaines pratiques - tel le prêt-emprunt de titres - ou encore limiter - comme ils l'avaient déjà fait - le nombre des augmentations de capital. Mais en tout état de cause, il y a peu de chances qu'ils restent les bras croisés. La confiance est suffisamment entamée. Mais en 2025, .... La Chine va ravir aux États-Unis la place de première puissance économique mondiale, sa croissance va certe chuter dans les quarante prochaines années en raison du vieillissement de sa population. À l'horizon 2050, l'économie mondiale serait dominée par trois grandes puissances que seront dans l'ordre la Chine, les États-Unis et l'Inde.

13.05.2008

Chine: l'inflation atteint 8,5% en avril

L'inflation a atteint 8,5% en avril en glissement annuel, proche d'un record de 12 ans, alimentée par la hausse des prix des produits alimentaires, selon le Bureau national des statistiques (BNS). Hors alimentation, les prix ont progressé de 1,8% sur un an. L'inflation a atteint 8,5% en avril en glissement annuel, proche d'un record de 12 ans, alimentée par la hausse des prix des produits alimentaires, annonce ce lundi le Bureau national des statistiques (BNS). Dans son communiqué, ce dernier a recommandé au gouvernement de "prêter plus attention à la hausse des prix et à la lutte contre l'inflation". Celle d'avril est, comme les mois précédents, largement due à la hausse des prix du secteur alimentaire, qui a atteint 22,1%, selon un communiqué du BNS. Le prix de la viande a ainsi continué à progresser de 47,9% en avril en glissement annuel, avec une hausse de 68,3% pour celle de porc, la plus populaire parmi la population chinoise. Hors alimentation, les prix ont progressé de 1,8% sur un an. Le BNS souligne également "la base peu élevée du mois d'avril de l'année dernière" et la flambée des cours internationaux des céréales. En mars, l'inflation avait été de 8,3%, après 8,7% en février. Sur les quatre premiers de l'année, elle a été de 8,2%, selon le BNS. Le gouvernement a fait de la lutte contre l'inflation sa priorité économique de l'année, ne souhaitant vraisemblablement pas voire monter une grogne sociale déstabilisatrice et se reproduire le scénario en place dans les mois précédant le mouvement démocratique de Tiananmen en 1989. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a reconnu le mois dernier qu'il sera difficile de parvenir au but fixé de la maintenir sous la barre des 4,8% en 2008, son niveau de 2007. Vendredi, le vice Premier ministre Wang Qishan a mis en garde contre la menace que faisait également peser l'inflation mondiale sur la croissance du géant asiatique. "L'économie chinoise continue à croître rapidement, même si le rythme économique rencontre des contradictions et des problèmes", a-t-il déclaré. L'an dernier, pour essayer de juguler l'inflation, la Banque centrale chinoise a eu principalement recours à des hausses des taux de réserves obligatoires des banques (augmentés onze fois) et des taux d'intérêt (six hausses), visant notamment à restreindre crédit et surliquidité.

12.05.2008

Chine: l'inflation atteint 8,5% en avril

L'inflation a atteint 8,5% en avril en glissement annuel, proche d'un record de 12 ans, alimentée par la hausse des prix des produits alimentaires, selon le Bureau national des statistiques (BNS). Hors alimentation, les prix ont progressé de 1,8% sur un an. L'inflation a atteint 8,5% en avril en glissement annuel, proche d'un record de 12 ans, alimentée par la hausse des prix des produits alimentaires, annonce ce lundi le Bureau national des statistiques (BNS). Dans son communiqué, ce dernier a recommandé au gouvernement de "prêter plus attention à la hausse des prix et à la lutte contre l'inflation". Celle d'avril est, comme les mois précédents, largement due à la hausse des prix du secteur alimentaire, qui a atteint 22,1%, selon un communiqué du BNS. Le prix de la viande a ainsi continué à progresser de 47,9% en avril en glissement annuel, avec une hausse de 68,3% pour celle de porc, la plus populaire parmi la population chinoise. Hors alimentation, les prix ont progressé de 1,8% sur un an. Le BNS souligne également "la base peu élevée du mois d'avril de l'année dernière" et la flambée des cours internationaux des céréales. En mars, l'inflation avait été de 8,3%, après 8,7% en février. Sur les quatre premiers de l'année, elle a été de 8,2%, selon le BNS. Le gouvernement a fait de la lutte contre l'inflation sa priorité économique de l'année, ne souhaitant vraisemblablement pas voire monter une grogne sociale déstabilisatrice et se reproduire le scénario en place dans les mois précédant le mouvement démocratique de Tiananmen en 1989. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a reconnu le mois dernier qu'il sera difficile de parvenir au but fixé de la maintenir sous la barre des 4,8% en 2008, son niveau de 2007. Vendredi, le vice Premier ministre Wang Qishan a mis en garde contre la menace que faisait également peser l'inflation mondiale sur la croissance du géant asiatique. "L'économie chinoise continue à croître rapidement, même si le rythme économique rencontre des contradictions et des problèmes", a-t-il déclaré. L'an dernier, pour essayer de juguler l'inflation, la Banque centrale chinoise a eu principalement recours à des hausses des taux de réserves obligatoires des banques (augmentés onze fois) et des taux d'intérêt (six hausses), visant notamment à restreindre crédit et surliquidité.