09.09.2008

Jeux Paraolympiques - Parlons en !

Paralympians set new records in Water

The Water Cube was set on fire, this time without Michael Phelps. Swimmers drew loud cheers as they set 13 new Paralympic Games records on the first day of the competitions Sunday.

The 10,000-seat National Aquatics Center was packed to capacity, with spectators enjoying every nano-second of the 16 events on offer.

Swimmer Du Jianping claimed the host country's first gold medal, winning the men's 100m freestyle S3 event.

0013729e4abe0a2e9f3c06.jpgValerie Maison Grand (R) of Canada celebrates with teammates Chelsey Gitell (C) and Cote Kirby (L) after winning the gold medal in the women's 100m butterfly S13 final during the 2008 Beijing Paralympic Games at the National Aquatic Center also known as the water cube in Beijing, September 7, 2008.

But before him, Slovakian shooter Veronika Vadovicova won the first gold of the Beijing Paralympics, lifting the women's 10m air rifle standing SH1 title.

President Hu Jintao, who declared the Paralympics open last Saturday, was back at the Games Sunday to watch the Chinese and UK hoopsters in action. In a one-sided game, the UK team emerged a 81-34 winner.
Back at the Water Cube, spectators expressed their excitement by cheering the swimmers. "The competitions are great," said Yao Juncai, a wheelchair-bound spectator who came all the way from Zhejiang province.

"The Water Cube is very convenient for us wheelchair-spectators. From hotel to the venue, I met with no barrier."

The Paralympics offers people who could not get a ticket for the Olympics another chance to see the magnificent venues, a spectator said. But more importantly, it's a chance for them to learn what perseverance is - they just need to watch the physically challenged athletes in action.

"The Paralympics gives us the chance to learn more about the physically challenged and their perseverance," said Qin Yanlin, a civil servant who brought his 6-year-old son along to watch the competitions.

"I also want my son to see the fighting spirit of the Paralympians."

With 472 gold medals on offer, the Paralympics will see more than 4,000 athletes in action.

0013729e4abe0a2e9f720e.jpgTamas Sors of Hungary swims during the men's 100m butterfly S9 final at the National Aquatics Centre, also known as the Water Cube, in the Beijing 2008 Paralympic Games September 7, 2008.

Twenty-seven golds were decided Sunday, with the US leading the medals tally with four golds, two silvers and three bronzes. Great Britain was second, and China, third.

Spectators flocked to minor venues too. At the Workers' Gymnasium, venue of four categories of judo competitions, about 4,000 people egged the judokas with encouraging shouts.

"The spirit of the athletes has moved me, especially when I was watching the competitions closely," said 58-year-old Zhang Hansheng, a government employee sitting in the front row with his wife.








02.09.2008

Quel avenir pour les sites des JO de Pékin ?

D3VWEI8O0Nidoiseau.jpgLe Pékin post-olympique ne devrait pas avoir de difficultés à "digérer" les installations des JO, même si des questions se posent pour les deux sites les plus connus, le "Nid d'oiseau" et le "Cube d'eau".

26,6 milliards d'euros dépensés, dont 26 milliards pour les infrastructures. Les jeux Olympiques de Pékin, les plus chers de l'Histoire, disposaient de 31 sites. Parmi eux, 12 étaient nouveaux, huit temporaires et six placés au sein d'universités. Pour l'instant, peu d'inquiétude concernant leur futur. Si Athènes et Sydney s'étaient retrouvées avec des lieux coûteux à entretenir sans leur trouver de raison d'être, Pékin pourrait échapper à cette fatalité, notamment en raison de sa population (plus de 15 millions d'habitants). "Pékin souffrait d'un manque d'installations avant les jeux, le ratio entre la population et les installations sportives deviendra sûrement l'un des meilleurs au monde", juge Stéphane Vernay, avocat associé au sein du cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel.

Le naufrage athénienP
ékin semble en tout cas mieux armé qu'Athènes, incapable depuis 2004 de donner une nouvelle vie à ses sites olympiques. A l'époque, la Grèce avait organisé Jeux les plus coûteux dans l'histoire olympique - 13 milliards d'euros -, ayant contribué à la hausse du déficit public (6,6% du PIB en 2004). Aujourd'hui, le pays peine toujours à rentabiliser les installations sportives. En quatre ans, Immobilier olympique S.A. (OA), la société chargée par le gouvernement grec de gérer les sites après les J.O, n'a réussi a trouver un débouché que pour quatre sites sur les quinze construits. Le gouvernement grec a loué en 2006 pour 40 ans à une société privée la majeure partie du centre international de transmission (IBC). Le centre de voile à Agios Kosmas, a également trouvé preneur. Le centre de canoë-kayak slalom d'Hellinikon lui a été cédé en 2007 pour 129,799 millions d'euros et sera exploité pendant 30 ans comme parc de loisirs aquatiques. Un appel d’offres doit prochainement être lancé pour le centre hippique de Markopoulo, où seront construits un hôtel et un parcours de golf. Des concessions qui ont rapporté à l'Etat 661 millions d'euros, selon OA.
Quant au village olympique, "ville nouvelle" sans équivalent en Grèce - 366 bâtiments, 2.292 appartements alloués à 850 euros du mètre carré à deux mille familles à revenus modestes désignées par tirage au sort par l'Organisme grec de l'habitat social (OEK)- il reste une ville morte.
A Pékin aussi les villages des athlètes et des médias seront convertis en zones résidentielles. Dans le village des médias, la plupart des appartements ont déjà été vendus au prix d'au moins 12.000 yuans le mètre carré (environ 1.200 euros), indique Liang Qindong, directeur en Chine d'EDAW, une entreprise de design qui a travaillé sur certains sites olympiques.

Quid des stades?
En réalité à Pékin, la question de la gestion des sites se posera surtout pour le stade olympique, le "Nid d'oiseau", et la piscine, le "Cube d'eau". Après avoir connu les exploits de Phelps, le "Cube d'eau" sera transformé en parc aquatique, avec des compétitions de temps à autre, selon Sun Weide, porte-parole du comité d'organisation des JO de Pékin.
Le budget de maintenance annuel pour le "Nid d'oiseau" devrait être de 7 millions de dollars (4,7 millions d'euros), selon Gide Loyrette Nouel, qui a été impliqué dans le projet du stade. Pour Stéphane Vernay, le seul moyen d'obtenir un retour sur investissement est d'en faire le siège d'un club. Le club de football de Pékin, Guo'an, a indiqué être intéressé mais son équipe peine à remplir la moitié de son stade actuel, beaucoup plus petit. Selon Sun Weide, le lieu sera transformé en un site multifonctionnel, avec des compétitions de sport, des expositions, des concerts et des conférences.

London calling
L'avenir de ce stade magnifique sera scruté avec intérêt par les Londoniens. Le coût du stade olympique qui accueillera les épreuves des Jeux 2012 à Londres a en effet de nouveau été révisé à la hausse, et devrait désormais atteindre 525 millions de livres sterling (plus de 660 millions d'euros, plus d'un milliard de dollars), presque le double de la facture de 280 millions de livres (355 millions d'euros au cours actuel) promise dans le document officiel de candidature soumis par Londres au Comité olympique international en 2005. Et le coût d'ensemble des infrastructures olympiques a été pour sa part révisé en hausse de 106 millions de livres par rapport au devis de novembre. Au total, le coût pour le secteur public est passé de 3,4 milliards de livres (4,2 milliards d'euros) à 9,3 milliards de livres (11,7 milliards d'euros) ! Des dépassements surprenants, mais il est vrai que le budget initial ne prévoyait pas le coût de la sécurité ni... la TVA !
Autant dire que Londres ne pourra pas se permettre d'abandonner ses sites après les Jeux de 2012, si la ville ne veut pas finir sur la paille.

28.08.2008

La génération Nid d'oiseau

8a5525a2-72e3-11dd-a1aa-37e8a63dce65.jpgUne jeune fille imite l'attitude des athlètes sur un panneau publicitaire, le 20 août à Pékin. La génération des 10-29 ans a été baptisée du surnom du Stade national par un quotidien officiel.

Les jeunes Chinois resteront marqués par l'organisation des Jeux olympiques, même si ceux-ci n'ont pas signifié une réelle ouverture démocratique.

Il y avait la génération Mao, la génération Deng Xiaoping ; place maintenant à la génération Nid d'oiseau. La Chine n'a pas boudé son plaisir ni sa fierté au crépuscule des Jeux olympiques, présentés comme un tournant par une presse officielle très lyrique : «l'aboutissement de trois décennies d'ouverture de la Chine au reste du monde», selon le China Daily. Mais c'est le Quotidien de la jeunesse qui a frappé le plus fort en identifiant et baptisant une nouvelle génération chinoise du surnom du nouveau et futuriste Stade national.

Cette génération Nid d'oiseau, avec qui le monde devra désormais compter, est celle des jeunes entre 10 et 29 ans, qui ont grandi durant toute la phase de montée de la Chine vers les JO. Soit environ un tiers des 1,3 milliard de Chinois. Elle est caractérisée par la «confiance en soi, l'amour de la paix, le patriotisme, l'ouverture et l'amitié». Par l'usage d'Internet, aussi, et peut-être demain par une conscience civique de plus en plus affirmée, ce qui est un autre défi à relever pour le pouvoir. Mais pour l'heure, le régime ne veut voir que l'impact positif des Jeux, qui auraient enrichi humainement une génération souvent décrite comme celle d'enfants gâtés les «petits empereurs» , du fait de la politique de l'enfant unique.

Une nouvelle génération est née et une nouvelle Chine s'est révélée au monde. L'ensemble des titres mettait en avant une ouverture «qui ne s'arrêtera pas». En précisant assez vite que l'organisation «éblouissante» de ces Jeux devait valoir à la Chine le respect et un nouveau regard du reste du monde. «L'image d'un grand pays, entièrement nouveau, est apparue au reste de la planète», écrit ainsi Le Quotidien de la Jeunesse.


Les tabous demeurent
Le pont «d'unité et d'amitié» construit entre la Chine et le monde par les JO a cependant ses limites quand on touche à certains tabous, comme en témoigne l'expulsion de dix militants protibétains étrangers huit Américains, un Allemand d'origine tibétaine et une Britannique , entre dimanche et lundi. «Nous espérons que les pays concernés apprendront à leurs ressortissants à respecter le droit chinois quand ils se rendent en Chine, afin d'éviter ce type d'incident à l'avenir», a commenté le ministère des Affaires étrangères. Washington avait exigé samedi la «libération immédiate» de ses ressortissants, arrêtés mardi et condamnés, pour «troubles à l'ordre public», à dix jours de détention administrative.

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a accusé la Chine de ne pas avoir répondu aux attentes internationales en matière de respect des droits de l'homme pendant les JO, et a reproché au Comité international olympique (CIO) d'avoir «fermé les yeux» sur les abus. Hier, de l'étranger et notamment d'Asie, des voix se sont exprimées pour se féliciter de la dynamique des JO, tout en espérant qu'elle porte réellement ses fruits. Le gouvernement japonais espère ainsi qu'ils auront mis la Chine sur la voie de la démocratie de manière «irréversible».

26.08.2008

La demande chinoise ne va pas ralentir

Les investisseurs s'inquiètent de l'après-JO, voire évoquent une panne de la croissance chinoise. Pourtant, de nombreux signaux militent pour un maintien de la demande.
Les regards sont tournés vers la Chine. Le monde entier s'interroge sur la politique industrielle post-Jeux olympiques de Pékin. Le rythme soutenu de la croissance chinoise durant ces cinq dernières années a en effet favorisé voire, dans certains secteurs, provoqué l'explosion du prix des matières premières. Afin de satisfaire sa demande intérieure, les importations de minerai de fer ont ainsi progressé de 17,4 % en 2007, à 383,09 millions de tonnes, selon les statistiques officielles chinoises. Entre 2003 et 2007, la Chine a importé 1,34 milliard de tonnes de minerai de fer, soit 42 % des livraisons mondiales de cette période.

Le tarif international du brut dépend largement de la politique de prix de la Chine car elle compte pour environ 40 % de l'augmentation de la consommation mondiale de pétrole. Toujours selon cet établissement, si la Chine augmentait le prix national de l'essence de 50 %, la demande intérieure diminuerait à moyen et long terme, entraînant une baisse du tarif international du baril à 110 dollars à la fin 2008 puis à 90 dollars fin 2009.

CONSTRUCTION DE RESERVES
Depuis l'année dernière, le ralentissement économique chinois a fait fléchir le rythme de progression de la demande intérieure. L'objectif de Pékin est de fermer les petits fabricants qui polluent, utilisent beaucoup de matières premières et exploitent leurs ouvriers. La mise en suspens de l'économie nationale du 20 juillet au 20 septembre, via la baisse de l'activité des administrations et la limitation de la circulation des marchandises pour cause de JO, devrait accroître cette tendance, dont les répercussions se font déjà sentir sur les cours mondiaux.

L'après-JO s'annonce bien moins paisible. Au repos forcé pendant les joutes sportives, les entreprises repartiront de plus belle pour effacer leur manque à gagner. Par ailleurs, la toute nouvelle Administration nationale à l'énergie a annoncé lundi la fin de la construction des quatre réserves stratégiques de pétrole cette année. Si deux d'entre elles ont déjà débuté leurs opérations, elles pourront d'ici à 2010 entreposer 16,4 millions de mètres cubes, soit l'équivalent de trente jours d'importation.

Trois médailles et une grève

L'Inde, géant démographique avec son milliard d'habitant, est pourtant un nain du sport mondial. Les Indiens ont dû attendre 2008 pour décrocher leur premier titre individuel, grâce à Abhinav Bindra qui a remporté la médaille d'or au tir à la carabine à 10 mètres.
Le pays n'avait décroché jusqu'à présent que huit médailles d'or aux Jeux, toutes par équipe, en hockey sur gazon.

vij_copy.jpgMais, le même jour où l'Inde pouvait se vanter de trois médailles Olympiques avec en bronze Sushil Kumar pour la lutte et Vijender Singh en boxe, une autre lutte s'ouvrait avec 600,000 employés de banques publiques, rurales et coopératives en grève pour protester contre la consolidation de banques nationalisées. La grève, qui est au niveau nationale, est conduite par les syndicats qui s’opposent à la fusion de la Banque de l'État de Saurashtra avec sa filiale SBI.
" Le gouvernement poursuit hâtivement des fusions sans se préoccuper de nos inquiétudes. Nous déciderons sur ce que ferons ensuite " déclare C.H. Venkatachalam, organisateur du Forum des syndicats bancaires.
L’Inde a 80 banques commerciales, en incluant 29 banques étrangères, et presque 3,000 banques coopératives urbaines et rurales.
Les syndicats ont déclaré qu’ils prendront d’autres actions après la grève si leurs inquiétudes n’étaient pas prises en compte.

Quel avenir pour les sites des JO de Pékin ?

ca82b667a65d1bf49c54c9709e1dc704.jpgLe Pékin post-olympique ne devrait pas avoir de difficultés à "digérer" les installations des JO, même si des questions se posent pour les deux sites les plus connus, le "Nid d'oiseau" et le "Cube d'eau".

26,6 milliards d'euros dépensés, dont 26 milliards pour les infrastructures. Les jeux Olympiques de Pékin, les plus chers de l'Histoire, disposaient de 31 sites. Parmi eux, 12 étaient nouveaux, huit temporaires et six placés au sein d'universités. Pour l'instant, peu d'inquiétude concernant leur futur. Si Athènes et Sydney s'étaient retrouvées avec des lieux coûteux à entretenir sans leur trouver de raison d'être, Pékin pourrait échapper à cette fatalité, notamment en raison de sa population (plus de 15 millions d'habitants).

Le naufrage athénien
Pékin semble en tout cas mieux armé qu'Athènes, incapable depuis 2004 de donner une nouvelle vie à ses sites olympiques. A l'époque, la Grèce avait organisé Jeux les plus coûteux dans l'histoire olympique - 13 milliards d'euros -, ayant contribué à la hausse du déficit public (6,6% du PIB en 2004). Aujourd'hui, le pays peine toujours à rentabiliser les installations sportives. En quatre ans, Immobilier olympique S.A. (OA), la société chargée par le gouvernement grec de gérer les sites après les J.O, n'a réussi a trouver un débouché que pour quatre sites sur les quinze construits. Le gouvernement grec a loué en 2006 pour 40 ans à une société privée la majeure partie du centre international de transmission (IBC). Le centre de voile à Agios Kosmas, a également trouvé preneur. Le centre de canoë-kayak slalom d'Hellinikon lui a été cédé en 2007 pour 129,799 millions d'euros et sera exploité pendant 30 ans comme parc de loisirs aquatiques. Un appel d’offres doit prochainement être lancé pour le centre hippique de Markopoulo, où seront construits un hôtel et un parcours de golf. Des concessions qui ont rapporté à l'Etat 661 millions d'euros, selon OA.
Quant au village olympique, "ville nouvelle" sans équivalent en Grèce - 366 bâtiments, 2.292 appartements alloués à 850 euros du mètre carré à deux mille familles à revenus modestes désignées par tirage au sort par l'Organisme grec de l'habitat social (OEK)- il reste une ville morte.

A Pékin aussi les villages des athlètes et des médias seront convertis en zones résidentielles. Dans le village des médias, la plupart des appartements ont déjà été vendus au prix d'au moins 12.000 yuans le mètre carré (environ 1.200 euros).

Quid des stades?
En réalité à Pékin, la question de la gestion des sites se posera surtout pour le stade olympique, le "Nid d'oiseau", et la piscine, le "Cube d'eau". Après avoir connu les exploits de Phelps, le "Cube d'eau" sera transformé en parc aquatique, avec des compétitions de temps à autre, selon Sun Weide, porte-parole du comité d'organisation des JO de Pékin.
Le budget de maintenance annuel pour le "Nid d'oiseau" devrait être de 7 millions de dollars (4,7 millions d'euros). Le lieu pourrait être transformé en un site multifonctionnel, avec des compétitions de sport, des expositions, des concerts et des conférences.

London calling

L'avenir de ce stade magnifique sera scruté avec intérêt par les Londoniens.
Le coût du stade olympique qui accueillera les épreuves des Jeux 2012 à Londres a en effet de nouveau été révisé à la hausse, et devrait désormais atteindre 525 millions de livres sterling (plus de 660 millions d'euros, plus d'un milliard de dollars), presque le double de la facture de 280 millions de livres (355 millions d'euros au cours actuel) promise dans le document officiel de candidature soumis par Londres au Comité olympique international en 2005. Et le coût d'ensemble des infrastructures olympiques a été pour sa part révisé en hausse de 106 millions de livres par rapport au devis de novembre. Au total, le coût pour le secteur public est passé de 3,4 milliards de livres (4,2 milliards d'euros) à 9,3 milliards de livres (11,7 milliards d'euros) ! Des dépassements surprenants, mais il est vrai que le budget initial ne prévoyait pas le coût de la sécurité ni... la TVA !
Autant dire que Londres ne pourra pas se permettre d'abandonner ses sites après les Jeux de 2012, si la ville ne veut pas finir sur la paille.

25.08.2008

Les Jeux de Pékin imposent la "marque Chine" au reste du monde

93eed0b49969a2d70e4615ad220d824d.jpgEn organisant des jeux Olympiques de haut niveau, Pékin a imposé l'image d'une Chine moderne et efficace, dont ses entreprises pourraient être les grandes bénéficiaires tandis que l'impact sur l'économie s'annonce modéré.

Les jeux Olympiques marqueront, comme son adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce, une autre étape dans la transformation de la Chine en une économie efficace, orientée vers le marché, et financièrement sophistiquée.

dad289c5b70d2f4cb05034c4ff2dceb4.jpgPour cela, Pékin a utilisé les grands moyens: quelque 42 milliards de dollars d'investissements, faisant de ces Jeux les plus chers de l'histoire de l'Olympisme.

Ajouté à des mesures extrêmes, comme la fermeture de centaines d'usines jusque dans les provinces voisines, pour assurer un air pur à ses visiteurs, la Chine a fait la preuve de son volontarisme.
La marque Chine était alors en terrible difficulté avec l'affaire des jouets toxiques et autres scandales sur la qualité de ses produits.

acce2b7681d5fd6d38d1e34081ba9ea2.jpgLa marque Chine, dans l'esprit du public des JO, est aujourd'hui davantage associée aux sponsors nationaux, comme Lenovo, quatrième fabricant mondial de PC, Haier géant de l'électroménager, China Mobile, premier mondial par le nombre d'abonnés, etc.
En sponsorisant les Jeux d'hiver et les Jeux d'été, Lenovo est devenu une marque globale hautement reconnue.

Pour autant, les jeux ne devraient avoir que peu d'impact sur l'économie chinoise, selon le consensus des analystes.

Les investissements, répartis sur six années de préparation, sont anecdotiques par rapport à la richesse du pays. Ils représentent moins de 1% du produit intérieur brut de la seule année 2007 (3.400 milliards de dollars) ou, un peu moins de la moitié du budget de l'éducation l'an dernier.

Ils ont en outre majoritairement servi à des projets d'infrastructures dont la capitale avait bien besoin (moins de 1,9 milliard a été consacré aux installations sportives spécifiquement construites pour les JO).

Même si Pékin n'avaient pas remporté les JO, ces projets seraient allés de l'avant.

Ils entrent dans le cadre de la frénésie de travaux qui s'est emparée de la Chine ces dernières années, faisant surgir villes, voies express ou centres commerciaux: la production du secteur de la construction a été multipliée par 2,7 entre 2001 et 2006.
Dans l'immédiat, l'économie chinoise pourrait néanmoins pourrait néanmoins être atteinte de ce que l'on peut qualifier de "crampe industrielle": une baisse de production liée à la fermeture des usines.

Mais les installations qui ont dû réduire leur production ou fermer, ne représentent probablement que 1 ou 2% de la production industrielle nationale.

D'autres secteurs pourraient aussi être touchés, comme l'hôtellerie qui semble avoir enregistré des résultats décevants, ou l'organisation de congrès et salons, mis en veilleuse.

La fin des constructions liées aux Jeux devrait avoir un impact à court terme, avant que ne redémarrent d'autres constructions et dépenses d'infrastructures.

21.08.2008

Jeux Olympiques : le défi démesuré de la Chine

Pékin a dépensé 42 milliards de dollars (26,7 milliards d'euros) pour réussir ses olympiades, soit presque trois fois plus qu'Athènes.
Habituelle dans les villes olympiques, la polémique sur le coût des Jeux ne s'est pas embrasée cette année à Pékin.
Les olympiades qui se déroule actuellement dans la capitale chinoise sont pourtant les plus chères de l'histoire. Le pays, encore en phase de développement avec un PIB par habitant inférieur à 2.300 dollars par an, aurait dépensé pour réussir les deux semaines de compétitions sportives près de 42 milliards de dollars, soit près de trois fois les sommes dépensées par Athènes (15 milliards de dollars) pour ses Jeux de 2004. Pour préparer 2012, la ville de Londres aurait, elle, prévu un budget de 15,8 milliards de dollars.
Quelques jours après le tremblement de terre au Sichuan, qui a fait près de 70.000 morts, quelques commentateurs ont brièvement évoqué le caractère irréel des investissements olympiques. Sans chercher la confrontation avec un pouvoir ultrasensible sur ce dossier, ils ont appelé le gouvernement à modérer ses dépenses pour mieux alimenter le chantier de reconstruction de la province dévastée, qui pourrait coûter, selon les dernières estimations, 9,3 milliards de dollars. Ces rares points de vue n'ont toutefois pas été commentés sur les forums chinois habituellement prompts à s'enflammer.
Si le strict contrôle de la parole sur l'Internet chinois explique en partie le peu de critiques publiques, la structure des dépenses orchestrées pour les Jeux, par les autorités aurait également contribué à modérer le débat. « La grande majorité de l'argent dépensé ira dans des infrastructures permanentes. Des investissements qui, selon nous, seront productifs pour l'économie chinoise ..

8,4 milliards pour le métro

Avec une population en croissance de 16 % entre 2000 et 2006, Pékin devait de toute façon se lancer dans un grand programme de modernisation de ses infrastructures. Sous-développé, le métro de la ville ne parcourait jusqu'ici que trois lignes. Après des travaux estimés à 8,4 milliards de dollars, il comprend désormais 8 lignes qui courent sur 198 kilomètres. Toujours engorgé, l'aéroport de Pékin va, lui, profiter du nouveau terminal 3, le plus vaste du monde, qui peut accueillir 80.000 passagers par jour. A lui seul, le nouveau bâtiment a coûté 3,65 milliards de dollars. 1,8 milliard de dollars seulement auraient finalement été mobilisés pour la construction des sites olympiques. Une broutille pour un pays qui devrait générer cette année un PIB de près de 4.000 milliards de dollars. De plus, cette somme n'aurait été prise en charge que pour moitié par le gouvernement, qui a tenté de mobiliser plusieurs sources de financement, chinois d’outre-mer, entreprises, ….l'engouement des sponsors et la vente de l'intégralité des tickets, font que les olympiades de Pékin pourraient s'imposer parmi les Jeux les plus réussis sur le plan financier ».
Les 11.441 athlètes, les 20.000 journalistes étrangers, les dizaines de milliers d'officiels et les 80 chefs d'Etat présents à la cérémonie d'ouverture (contre une trentaine à Athènes) ont découvert une cité moderne, loin des clichés jaunis ancrés dans les inconscients occidentaux. Ils ont atterri dans le plus grand terminal aérien de la planète, dessiné par l'architecte Norman Foster, avant de prendre un train rapide ou d'emprunter l'une des autoroutes à huit voies qui desservent le centre-ville, hélas très pollué, d'une mégapole de 16 millions d'habitants. Ils n'apercevront ni les grands vélos noirs de la marque Pigeon volant, de l'ère maoïste, ni le labyrinthe des anciennes « hutongs », ces étroites ruelles qui faisaient le charme de la capitale impériale. Ils ne verront qu'un ballet interminable de berlines japonaises, américaines ou allemandes par millions, empruntant une kyrielle de voies rapides et les périphériques, le long de gratte-ciel rutilants ou de vieux immeubles carrés repeints pour l'occasion. La Chine a changé.

Financièrement très rentable

Antonio Samaranch, le président du CIO à l'époque, ardent défenseur de la candidature chinoise, pouvait se frotter les mains. Cette décision serait financièrement très rentable pour l'olympisme. C'est en effet le cas. Le mouvement olympique aura perçu 4,5 milliards de dollars (2,86 milliards d'euros) en droits divers durant les quatre dernières années (2004-2008). Seuls les télévisions et les sponsors financent les Jeux. Mais le CIO redistribue 94 % de ses bénéfices. Le CIO reverse 1 milliard de dollars au comité d'organisation et 3,5 milliards aux fédérations, d'une part, et aux comités nationaux , d'autre part. » De son côté, le Bocog, dont le budget pour l'organisation de ces Jeux se monte à 2 milliards de dollars, n'espère pas moins rentabiliser son propre programme de sponsoring avec la bagatelle de 35 partenaires. La plupart sont des entreprises nationales, mais des sociétés comme Adidas ou Volkswagen ont trouvé là un moyen d'investir l'immense marché chinois pour 1 milliard de dollars, soit 28,5 millions chacune. Pas rien. En plus de leur contribution financière, les partenaires du Bocog fournissent une aide en nature : 5.000 véhicules pour le constructeur allemand, et les tenues de 40.000 volontaires pour la marque aux trois bandes.

18.08.2008

Le village olympique de Pékin récompensé pour sa "conception respectueuse de l'environnement"

1a3303c3998d881c2c716be915ac6de4.jpgL'agence de presse officielle chinoise Xinhua annonce que le US Green Building Council (USGBC) a conféré mercredi 13 août au village olympique le "LEED d'or".

Il n'y a pas qu'en sport que les Chinois raflent des médailles durant les Jeux Olympiques. Ainsi l'agence de presse chinoise Xinhua(agence officielle) annonce fièrement mercredi 13 août que le village olympique de Pékin s'est vu attribuer un LEED d'or par le U.S Green Building Council (USGBC). Le "Leadership in Energy and Environmental Design (LEED)" créé par l'ONG américaine est un système de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale. Selon cette classification, un bâtiment peut atteindre quatre niveaux : certifié, argent, or et platine.
Les critères d'évaluation incluent : l'efficacité énergétique, l'efficacité de la consommation d'eau, l'efficacité du chauffage, l'utilisation de matériaux de provenance locale et la réutilisation de leur surplus.
C'est donc l'or qu'a attribué au nom de l'USGBC, le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson au village olympique. Pour distinguer "sa conception respectueuse de l'environnement et ses efforts d'économie d'énergie" qui lui ont permis de faire des JO de Pékin "ceux qui ont été les plus respectueux de l'environnement de tous les temps" triomphe l'agence chinoise. Ce prix reflète "la coopération sino-américaine dans les technologies d'énergie propre et les efforts et réalisations dans l'organisation de JO verts", a indiqué M. Paulson. La vice-présidente du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Chen Zhili a accepté ce prix au nom du village olympique, indiquant que les Jeux olympiques de Pékin avaient "complètement respecté le mot d'ordre "d'Olympiades de haute technologie, vertes et humaines".

14.08.2008

Loin des JO, le Sichuan se reconstruit lentement

Nous vous parlions de l'Association « CARREFOUR FRANCE – SICHUAN ». Celle-ci est active notamment avec les administrations locales, provinciales et nationales. Elle sera présente à la 9ème foire internationale, le grand événement d’échanges commerciaux du « Grand Ouest de la Chine ». Et les chantiers sont importants, loins des échos médiatiques sur les Jeux Olympiques.

Trois mois après le tremblement de terre qui a fait 70 000 morts, les ouvriers continuent de déblayer les débris d'immeubles écroulés.

8aa51aa5b4a3677dcf0fd03edf1c3914.jpgPas de logos olympiques dans les rues de Dujiangyan. À peine une banderole du Parti souhaitant des «Jeux olympiques pacifiques» dans une «société harmonieuse».

Trois mois, jour pour jour, après le tremblement de terre qui a fait près de
70 000 morts dans la province du Sichuan, la ville voisine de l'épicentre revient petit à petit à la vie. Dans le quartier est, quelques rues offrent encore le visage d'une ville fantôme. Débris d'immeubles mêlés d'affaires personnelles, comme une paire de chaussons ou une plante verte, jonchent les allées. Les rues principales ont, elles, été nettoyées et quelques vendeurs de carrelage ont réinvesti les boutiques.

Trois ans pour reconstruire
«Ça ne marche pas très fort. Les gens vont vivre dans les préfabriqués ou retournent chez eux où les réparations sont minimes», se lamente M. Luo, qui attend le chaland sur un petit tabouret.

Un peu plus au centre, l'église accueille toujours ses fidèles sous une grande tente bleue. «C'est beaucoup trop dangereux de rester à l'intérieur», précise Ma Yuru, une des sœurs de la communauté qui a reçu, de Hong­kong et Singapour, quelque 50 000 euros, une somme bien inférieure aux 420 000 euros nécessaires à la remise en état du bâtiment. Des ouvriers font le tri dans les décombres restants, métal d'un côté, parpaing de l'autre.

Un toit d'immeuble pend encore à presque 90° au-dessus d'un monticule de débris. «Celui-là, ils vont le garder tel quel pour faire un musée à la mémoire du tremblement de terre», explique Zhou, un habitant de Dujiangyan. Pilotées depuis Chengdu, la capitale provinciale, les opérations de reconstruction s'étaleront sur trois ans. Le gouvernement s'est engagé, dès le mois de mai, à remettre la province sur pied d'ici là, avec un investissement de 7 milliards d'euros.

En attendant, des quartiers de maisonnettes préfabriquées poussent un peu partout. «On s'installe pour trois ans, au minimum, à mon avis», estime Wu Bo, jeune mère de famille supervisant l'arrivée de ses meubles, qui tiennent sur un petit triporteur. Elle ne se plaint pas, après trois mois de vie en tente, elle va pouvoir se réinstaller dans du «dur». Les tentes ont presque disparu des trottoirs qu'elles avaient investis au début de l'été. Les JO ? «Non, je ne vais pas suivre, je veux juste savoir combien de médailles d'or on aura», s'exclame la jeune femme.

«Il y a la Chine des Jeux et la Chine qui se reconstruit», résume Zhang Xichuan, ouvrier sur le barrage de Dujiangyan, fissuré par la secousse du 12 mai. Ces deux Chine n'avancent pas à la même vitesse. Alors qu'un enthousiasme sportif gagne la capitale, les habitants du Sichuan se demandent ce que leur réserve l'avenir.

Après l'effondrement de la mine où il travaillait, M. Zhang a pu trouver un travail sur le barrage, mais, après la fin des travaux de réparation, cela reste le grand point d'interrogation. «Il n'y a plus rien dans notre village et la mine ne pourra pas être rouverte», se contente de résumer, stoïque, ce quinquagénaire. Comme souvent dans une Chine qui réserve son développement à ses centres urbains, les campagnes attendent encore qu'on règle leur sort.


Sur les ruines de leur village dévasté
À Xiang'e, à quelques kilomètres de Dujiangyan, les paysans se sont reconstruit des cahutes sur les ruines de leur village dévasté. Ils dorment pour la plupart dans des tentes improvisées, réalisées avec des bâches, alors qu'en face se dressent une vingtaine de préfabriqués. «C'est pour les ouvriers de l'usine à charbon. Nous, on n'y a pas eu droit. Les paysans n'ont rien eu», s'exclame Li Fujian, propriétaire d'une petite échoppe.

Les villageois devront sans doute attendre, le gouvernement a d'autres priorités, comme reconstruire les infrastructures, qui garantissent la reprise d'une activité économique et représentent une belle vitrine des progrès achevés. Une ligne de chemin de fer reliant Dujiangyan à Chengdu est d'ores et déjà prévue pour 2010. Vient ensuite la reconstruction des écoles.

L'effondrement de la plupart des établissements scolaires, tombés comme des châteaux de cartes, avait provoqué l'émotion et la colère des parents de la région, qui avaient accusé les potentats locaux d'avoir réalisé des économies pour empocher quelques fonds de tiroir à l'occasion des chantiers. Pour la population, les aides du gouvernement devaient prendre fin au bout de trois mois - Pékin accordait 10 yuans (1 euro) par jour et par personne -, mais les familles les plus affectées toucheront normalement des allocations jusqu'en décembre. Là aussi, le flou demeure.



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