18.08.2008

Le village olympique de Pékin récompensé pour sa "conception respectueuse de l'environnement"

1a3303c3998d881c2c716be915ac6de4.jpgL'agence de presse officielle chinoise Xinhua annonce que le US Green Building Council (USGBC) a conféré mercredi 13 août au village olympique le "LEED d'or".

Il n'y a pas qu'en sport que les Chinois raflent des médailles durant les Jeux Olympiques. Ainsi l'agence de presse chinoise Xinhua(agence officielle) annonce fièrement mercredi 13 août que le village olympique de Pékin s'est vu attribuer un LEED d'or par le U.S Green Building Council (USGBC). Le "Leadership in Energy and Environmental Design (LEED)" créé par l'ONG américaine est un système de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale. Selon cette classification, un bâtiment peut atteindre quatre niveaux : certifié, argent, or et platine.
Les critères d'évaluation incluent : l'efficacité énergétique, l'efficacité de la consommation d'eau, l'efficacité du chauffage, l'utilisation de matériaux de provenance locale et la réutilisation de leur surplus.
C'est donc l'or qu'a attribué au nom de l'USGBC, le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson au village olympique. Pour distinguer "sa conception respectueuse de l'environnement et ses efforts d'économie d'énergie" qui lui ont permis de faire des JO de Pékin "ceux qui ont été les plus respectueux de l'environnement de tous les temps" triomphe l'agence chinoise. Ce prix reflète "la coopération sino-américaine dans les technologies d'énergie propre et les efforts et réalisations dans l'organisation de JO verts", a indiqué M. Paulson. La vice-présidente du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Chen Zhili a accepté ce prix au nom du village olympique, indiquant que les Jeux olympiques de Pékin avaient "complètement respecté le mot d'ordre "d'Olympiades de haute technologie, vertes et humaines".

12.07.2008

Pékin à un mois des Jeux

Alors qu'il reste moins d' un mois avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août prochain, Pékin mettait la dernière main à ses préparatifs, malgré les inquiétudes sur la pollution et l'épineuse question de la liberté de la presse.
Les derniers préparatifs étaient visibles dans les rues de la capitale chinoise alors que les ouvriers repeignaient les lampadaires et installaient des drapeaux le long des principales artères de la ville. Etaient également visibles le travail accompli sur les deux nouvelles lignes du métro et la nouvelle ligne de chemin de fer qui doivent bientôt entrer en service.
Les autorités ont inauguré mardi dernier le principal centre de presse et le centre international de radio-télédiffusion, les deux centres névralgiques qui diffuseront les images et les informations sur les Jeux à travers la planète.
Mais la véritable difficulté pour le gouvernement chinois sera de tenir sa promesse de permettre aux journalistes -on en attend 30.000- de travailler en toute liberté comme ils ont pu le faire lors des autres Jeux, un engagement pris par Pékin il y a sept ans lors de sa désignation.
Les chaînes de télévision mondiales -qui ont déboursé des milliards de dollars pour les droits de retransmission- mais aussi le Comité international olympique cherchent depuis des mois à essayer de savoir auprès des autorités chinoises si les camions satellites auront le droit de circuler librement dans la métropole forte de 17 millions d'habitants.
Les accès à des sites hautement symboliques tels que la place Tiananmen constituent également l'un des sujets de discorde avec les autorités qui craignent que les manifestants pro-tibétains ou encore les fidèles de la secte Falun Gong ne se servent de la présence de la télévision.
Cette question sera notamment à l'ordre du jour mercredi lors de la rencontre prévue entre les représentants des chaînes, du CIO et du comité organisateur.
"Je pense que ce libre accès de la presse va être un problème pour tout le monde", a souligné Johannes Hano, le chef du bureau Asie de la chaîne allemande ZDF.
La semaine dernière, Hano a vu son interview en direct depuis la Muraille de Chine interrompue par la police. "Ils vous arrêtent même si vous avez l'autorisation. Ca va être le plus gros problème. Il n'y aura pas de liberté de la presse comme ils l'ont promis", a estimé Hano qui a adressé une "lettre de vive protestation" au président du CIO Jacques Rogge, au comité de Pékin, au ministère chinois des Affaires étrangères et à l'Union européenne de télédiffusion.

Sur l'autre dossier épineux, celui de la pollution, les autorités de Pékin ont mis les bouchées doubles et l'atmosphère au-dessus de la capitale chinoise devrait s'éclaircir quand les contrôles stricts entreront en vigueur le 20 juillet prochain.
Les usines et sites d'industrie lourde dans plusieurs provinces autour de Pékin resteront fermés et près de deux millions de véhicules se verront interdits de circulation avec la mise en place d'un système de rotation sur la base des plaques minéralogiques.
A Qingdao, le site pour les épreuves de voile à 560km de Pékin, des milliers de personnes s'affairent à nettoyer une éclosion envahissante d'algue qui recouvre un tiers de la surface marine où les épreuves doivent commencer le 9 août. Cette éclosion pourrait être due à la pollution, un problème persistant le long de la côte est du pays fortement industrialisée.
Le président du CIO a d'ores et déjà averti que certaines épreuves d'endurance se déroulant à l'extérieur et durant plus d'une heure seront différées si la qualité de l'air est mauvaise.

Les Français seront les bienvenus pendant les Jeux, assure la Chine

La Chine cherche à rassurer les voyageurs français en leur garantissant un accueil chaleureux le mois prochain aux Jeux olympiques, au lendemain de l'annonce du déplacement de Nicolas Sarkozy à Pékin pour la cérémonie d'ouverture.
"Nous savons que les Chinois jouissent d'une tradition d'hospitalité", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao. "Je crois que les Chinois traiteront avec sincérité et hospitalité les dirigeants, les citoyens et les athlètes étrangers."
Les relations entre la Chine et la France se sont tendues depuis les manifestations des opposants à la répression au Tibet qui ont émaillé le passage du relais de la flamme olympique à Paris. En réponse, des Chinois ont organisé des manifestations contre la France et lancé un boycott des magasins Carrefour et de certains produits français.
Le président français avait agacé encore un peu plus les Chinois en devenant le premier chef d'Etat à évoquer la possibilité d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des JO en guise de protestation contre la politique de répression au Tibet et dans les zones peuplées de Tibétains.
Un boycott de la cérémonie d'ouverture aurait été une gifle adressée aux dirigeants communistes chinois, soucieux d'utiliser les Jeux pour afficher leur puissance.
M. Sarkozy a expliqué sa décision d'assister à la cérémonie d'ouverture en affirmant qu'il serait mauvais d'"humilier" la Chine par un boycott, mais il a ajouté qu'il allait soulever la question du respect des droits de l'Homme avec les dirigeants chinois.
Liu a souligné qu'habituellement la France et la Chine entretenaient de bonnes relations.
"A propos des récentes difficultés dans nos relations bilatérales, le président (chinois) Hu Jintao a déclaré qu'elles n'étaient pas souhaitables, et que ce n'était pas la faute de la Chine", a-t-il indiqué.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères n'a pas dit si des mesures spécifiques seraient mises en place pour empêcher d'éventuelles manifestations anti-Français pendant la visite de Sarkozy à Pékin.