28.08.2008
S'épanouir au travail (Part 2)
J'apprends à gérer mon stress
Vous avez fini épuisé, les nerfs à fleur de peau et vous ne voulez pas que cela recommence une fois de plus comme cela ? Mais pour lutter efficacement contre le stress que vous vivez au travail, encore faut-il savoir d'où il provient.
Votre chef vous met sur les bras chaque semaine un dossier "urgent et prioritaire" et vous ne savez plus pas quel bout prendre votre travail ? Au lieu de l'incriminer à longueur de journée, commencez par apprendre à dire non de manière constructive ou à négocier les conditions de réalisation de vos tâches. Tant que vous acceptez, votre manager n'a aucune raison d'arrêter. Demandez plus de moyens humains ou financiers, négociez le niveau de détail des dossiers que vous rendez et faites vous-même le tri parmi ce qui est important et ce qui l'est moins.
On le voit, bien gérer son stress, ce n'est pas le supprimer. Avoir une dose de pression sert à avancer plus efficacement. En revanche, il est bon d'avoir en tête les signes de dérapage. Pour cela, surveillez comment se déclenchent vos émotions au travail : lorsque, pour un oui ou un non, la colère, l'agacement, l'impatience deviennent fréquents, vous êtes en train d'atteindre vos limites. Vous pouvez les repousser par des exercices quotidiens de relaxation mais surtout par l'équilibrage entre votre vie professionnelle et personnelle. Commencez un sport, une activité. Petit à petit, sortez plus tôt le soir. Vous pouvez vous fixer de petits objectifs comme : "je sors tôt un jour de la semaine" puis passez à deux jours, trois jours... Laissez-vous le temps de mieux vous organiser et ne partez pas sur des résolutions radicales que vous ne tiendrez pas plus de deux semaines.
Je noue des relations au travail
Les adeptes du télétravail le reconnaissent bien volontiers : ce qui leur manque avant tout, ce sont les rapports humains qu'ils pouvaient avoir en venant au bureau. Encore faut-il en profiter lorsqu'on est entouré de collègues. Nouer des relations conviviales au travail contribue à l'accomplissement social d'une personne. Collègues directs ou plus éloignés, collaborateurs de l'équipe qu'on manage, mais aussi supérieurs hiérarchiques, clients ou fournisseurs... il faut aller chercher les personnes avec lesquelles vous vous sentez en affinité là où elles sont. Pour cela, ne manquez pas les rendez-vous conviviaux comme les pauses café. Variez les personnes avec lesquelles vous déjeunez le midi. Si votre entreprise ou votre comité d'entreprise les ont mis en place, participez aux clubs et activités. Si ce n'est pas le cas, portez-vous volontaire pour organiser une sortie.
Ne vous arrêtez ni au statut dans l'entreprise, ni à l'âge. Vous pourriez passer à côté de belles rencontres. Certaines peuvent d'ailleurs se révéler bien utiles à votre carrière : trouver un "mentor" qui vous conseillera sur votre travail, sur le fonctionnement informel de l'organisation et pourquoi pas, vous appuiera au niveau de la direction peut être très bénéfique. Inversement, il peut être épanouissant de jouer ce rôle pour une personne de moindre expérience. Jouer la carte "réseau" en somme.
Je gagne de l'influence
Et si pour retrouver le plaisir de travailler, il suffisait de sortir de l'ombre. Vous êtes de ceux qui n'ouvrent jamais la bouche en réunion et dont peu de gens connaissent le nom ? Il est temps de prendre un peu d'assurance et de gagner en influence.
Cela passe tout d'abord par un important travail d'écoute : tenez-vous au courant de tout ce qui concerne votre entreprise, que ce soit officiel... ou pas encore. Détectez les personnes incontournables de la société en décryptant l'organigramme à la lumière des informations que vous glanerez ici et là sur son fonctionnement officieux. Ensuite, tissez votre réseau. Pour les aborder, mieux vaut arriver avec quelque chose à offrir, un service, une information ou un conseil par exemple. Et surtout, prenez confiance en vous : vous devez apparaître comme crédible aux yeux des autres. Le travail de recherche de vos compétences et de vos talents que vous aurez réalisé en amont vous aidera dans votre démarche.
Ce travail fait, comme par enchantement, vos ordres seront plus suivis, vos suggestions mieux écoutées, votre avis plus souvent sollicité. Se sentir influent ou à défaut moins transparent : voilà qui aide à se lever le lundi matin.
J'injecte une dose de variété dans mon quotidien
La routine est un des ennemis les plus féroces de la motivation au travail. En cette rentrée, il s'agit de réfléchir à comment la combattre. Il existe un certain nombre de domaines sur lesquels on peut agir : vous pouvez ainsi changer vos trajets ou vos moyens de transports pour venir. Essayez-vous au vélo ou à la marche à pied le jour de la semaine où la pression est moindre. Vous pouvez également envisager un changement dans vos horaires : arriver plus tôt pour partir plus tôt par exemple. Pour négocier ces points avec votre employeur, préparez vos arguments en imaginant pour lui les solutions aux problèmes que cette réorganisation entraînerait. Il est aussi nécessaire de casser le train-train de la pause de midi : variez les plaisirs et changez-vous vraiment les idées par une balade, du sport, des séances de relaxation...
La routine, c'est aussi celle que l'on ressent dans les tâches dont on a la charge. Repérez celles qui vous ennuient le plus et accordez-vous un temps précis pour les réaliser. Plus vous progressez, plus vous pouvez réduire le délai que vous vous fixez. Vous pouvez également envisager de prendre en charge un projet ou une fonction transversale dans l'entreprise : l'organisation du séminaire annuel par exemple, ou un groupe de réflexion sur les orientations stratégiques de l'entreprise. Autre piste possible à discuter avec votre manager : effectuer des rendez-vous à l'extérieur et des déplacements . Il faudra bien entendu lui démontrer que vous avez le temps, que vous pouvez en tirer quelque chose d'utile mais il faudra surtout oser lui demander. Car c'est là une règle d'or : ne pas attendre qu'on vous propose au risque sinon, de ne jamais rien voir venir de neuf.
Je me reconvertis
Et s'il n'y a vraiment plus rien à faire pour retrouver du goût à votre travail, la mobilité s'impose. Avant de remettre sa lettre de démission cependant, il faut être sûr d'avoir bien exploré toutes les options. Avez-vous vraiment besoin d'une coupure définitive ou un bol d'air vous suffirait-il ? Dans ce dernier cas, il est possible de faire une demande de congé longue durée, sabbatique par exemple, à votre employeur. Cela ne vous garantit généralement pas de salaire mais vous assure de retrouver une place équivalente à la vôtre dans l'entreprise à votre retour. Elever ses enfants, s'investir dans du bénévolat, suivre une formation longue pour votre culture générale... autant de projets qui peuvent vous aider à reprendre votre souffle.
Dans d'autres cas, une parenthèse ne suffira pas et il faudra partir pour de bon. Attention toutefois : l'herbe n'est pas obligatoirement plus verte ailleurs. Renseignez-vous sur l'ambiance réelle qui règne parmi les rangs du concurrent chez qui vous voulez aller. Parfois, changer de société ne suffit pas et c'est votre choix de métier qu'il faut revoir. Une décision à mûrement réfléchir, en termes financiers bien sûr mais aussi en ce qui concerne vos motivations profondes. N'oubliez pas d'associer votre entourage à votre choix et d'assurer vos arrières en cas d'échec ou de regrets
08:00 Publié dans Clin d'Oeil ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : reseau, reconversion, stress, reussite, gestion, chine






