10.05.2008
Ce que vous ne saviez pas sur le Népal !
Le Népal confie aux maoïstes sa transition démocratique
A la veille de la première réunion de l'Assemblée constituante qui signera l'abolition de la monarchie au Népal, le parti communiste maoïste se prépare à relever des défis très complexes, dont celui d'un développement économique alliant mondialisation et socialisme.
Le Népal vit une période historique. Le pays est sur le point d'abolir la monarchie au pouvoir depuis 239 ans pour se transformer en République fédérale. L'Assemblée constituante, élue il y a un mois, doit prononcer l'abolition de l'ancien régime dès sa première réunion. Et c'est le Parti Communiste du Népal (Maoïste), vainqueur surprise des dernières élections, qui mènera cette transition démocratique à la tête d'un gouvernement de coalition réunissant tous les partis. Reste donc à savoir comment les maoistes vont relever les nombreux défis politiques et économiques qui se posent à la future république. Car les chantiers ne manquent pas...
Il s’agit en effet rien moins que d’écrire une constitution en l’espace de deux ans ou deux ans et demi. De mettre un terme à l’instabilité politique qui règne depuis trop longtemps (dix sept gouvernements en dix sept ans). De consolider la paix et la sécurité dans un pays où la violence a fait trop de morts depuis une dizaine d’années. Et de dérouler un agenda économique qui permette au Népal de sortir du sous-développement, tout en conservant la bienveillance de la communauté internationale.
Un maoïsme capitaliste ?
« Nous ne sommes pas un parti doctrinaire, nous ne sommes pas contre la privatisation et la mondialisation, et nous poursuivrons une économie mixte. Le capitalisme sera l’outil du nouveau régime pour améliorer l’économie. » Pushpa Kamal Dahal, alias Prachanda, leader du parti maoiste, se veut réconfortant devant les hommes d’affaires népalais et les donateurs internationaux. « Notre agenda immédiat est de construire les bases d’une économie forte, qui permette de faire une transition vers le socialisme. Nous voulons développer le capitalisme industriel afin d’abolir les restes de féodalisme » complète Baburam Bhattarai, l’idéologue du parti. « Le Népal pourrait s’orienter vers un capitalisme à la chinoise, » analysent des journalistes népalais.
Mais le scénario économique dressé par les leaders maoïstes tient du miracle : ils annoncent pour dans dix ans une production d’électricité de 10 000 Mégawatts d’électricité… dans un pays qui souffre aujourd’hui de 42 heures de coupures d’électricité par semaine. Ils prévoient que le revenu annuel par habitant augmentera dix fois pour atteindre 3000 dollars ! Ils estiment que le taux de croissance, aujourd’hui de 3%, passera demain à 8% et grimpera à 15 ou 20% dans la décennie.
« Ils vendent du rêve »
« Ils vendent du rêve », estiment des observateurs népalais qui citent parmi les problèmes à affronter, la crise énergétique, l’emploi, les infrastructures, les réformes agraires. La crise énergétique bloque littéralement le pays – à côté des coupures annoncées d’électricité, les voitures font des queues interminables aux pompes où l’essence est rare, car les livraisons sont interrompues en raison de factures impayées. Le sous-emploi constitue un défi majeur à résoudre, et les régulations rigides du travail devront être assouplies. Entre les promesses (de routes, d’écoles, d’emplois) et la nécessité de s’intégrer dans la sphère géopolitique actuelle, les leaders auront des choix délicats à faire, en consensus avec les autres partis politiques. Se lanceront-ils dans une redistribution des terres et du bétail, comme l’indique le programme du parti maoïste qui stipule que la terre appartiendra à celui qui la travaille ? Nul ne peut le dire à l’heure actuelle.
L’opération de séduction de la communauté internationale a commencé. La Banque mondiale a déjà assuré le Népal de son soutien. Les Etats-Unis envisagent de rayer le parti maoiste de sa liste des organisations terroristes. Les rencontres se multiplient avec les Indiens, les premiers partenaires du Népal, même si les leaders maoistes ont déclaré vouloir remettre à plat le traité de coopération qui lie les deux pays.
Dans le pays, on espère un monde meilleur, une attente pleine de questions. Comment faire par exemple pour regrouper les deux armées – les 96.000 militaires de l’armée gouvernementale et les 20.000 militants de l’armée de libération du peuple (PLA, People’s Liberation Army), qui se sont affrontées pendant dix ans et sont responsables de 14.000 morts et de la destruction de l’économie ? Il faudra par ailleurs mettre un terme à la bureaucratie et freiner la corruption omni-présente. L’agressivité des leaders maoistes est perçue comme un signe de changements à venir. Mais leur propension à « mettre la main » sur les corps constitués et à s’infiltrer partout ne fait pas toujours plaisir.
Les Népalais sont dans l’attente, que ce soient les paysans qui ont voté sous des menaces subtiles, les chauffeurs de taxi qui ont voté cinq fois - pratiques non dénoncées par des observateurs internationaux eux-mêmes leurrés. Il fallait fuir la violence et l’instabilité. Les Népalais ont manifesté une volonté de changement radical. Même des industriels népalais, parmi les plus grosses fortunes du pays, n’hésitent pas à clamer leur optimisme pour l’avenir. Tout est bon, pourvu que la paix revienne.
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07.05.2008
Un peu d'extra ! La Cuisine Thailandaise !
LA CUISINE THAÏLANDAISE :
Des saveurs du Siam à la Cité des Anges…
Bangkok, de son vrai nom Krungtep ou " Cité des Anges ", de l'avis de nombreux amateurs de bonne chère, est probablement la capitale où, pour tous les prix et dans toutes les nationalités gastronomiques, l'on mange le mieux sur la planète.
Un univers gastronomique
La Thaïlande, l'ancien royaume du Siam, demeure, en effet, l'un des rares pays asiatiques qui n'a jamais subi de colonisation occidentale.
Ce faisant, l'étranger, le " farang ", y est considéré avec bienveillance et ce terme ne possède aucune connotation péjorative...ce qui est loin d'être le cas par exemple pour le " Kwaïlo ou Gui Lo "
(type fantoche) en Chine.
Lorsque l'on accepte de bon cœur l'étranger, on accepte également ses coutumes et sa cuisine. Depuis des siècles la cuisine Thaï est un creuset où se sont mélangées les influences des diverses cultures de l'Asie du Sud Est...Siamoise, Khmère, Môn, Malaise, Indonésienne, Vietnamienne...et extrême-orientale provenant de la Chine, du Japon. Sans oublier une très forte implantation des traditions bouddhistes issues de l'Inde.
Devenue l'une des premières destinations touristiques au monde, toujours suivant ce principe d'accueil, la Thaïlande s'est également adaptée à d'autres cultures en quelques décennies. Chacun y retrouve son compte et, du plus grand hôtel international jusqu'à la plus minuscule gargote on trouve un éventail invraisemblable de tout ce qu'il est possible d'imaginer en fait de nourriture. On y mange mieux Suisse qu'à Lausanne, Australien qu'à Sydney, Chinois qu'à Pékin, Japonais qu'à Tokyo...et parfois Français qu'à Paris.
On y mange même thaïlandais avec de multiples nuances. Cela va du dîner spectacle très adapté de Rose Garden pour le palais du touriste du Middle West jusqu'aux spécialités campagnardes vendues, à la sauvette, par des marchands ambulants aux alentours des marchés de Thonburi.

Une cuisine parfumée et explosive
Lorsqu'elle n'est pas édulcorée la cuisine thaïlandaise est exceptionnellement inventive, parfumée et explosive. Elle se caractérise par l'utilisation intensive de plantes aromatiques, de condiments et d'épices et, surtout, de piment. Ce dernier, qualifié euphémiquement de " poivre " (Prik), est sans aucune commune mesure avec ce qui se fait ailleurs dans ce domaine. Les Thaï en distinguent plusieurs variétés en commençant par la bombe atomique du genre le " Prik kee nu lueng ", minuscule et de couleur verte, suivi par le " Prik kee nu " qui, en dépit de sa teinte jaune-orange pastel ne lui envie rien. Suivent le Prik chee fah et le Prik yuak qui, bien que considérés comme " mild " vous paralysent en un instant. Le fameux Prik Thai, équivalent du " piment-oiseau " de la Martinique, tant redouté par les étrangers, correspond à la qualité la plus douce. Ce qui est donc considéré comme immangeable par un amateur de harissa est, pour un Thaï à peine épicé. On comprend donc que la majorité des cuisiniers et des restaurateurs, particulièrement en Occident, aient du adapter quelque peu leurs habitudes à des non-habitués. Sur place, il existe, par contre, une certitude...aucune amibe , aucun parasite ne résiste à ce traitement de choc.
Par quelques épices très spéciales !
Le " prik kee nu " remplace donc avantageusement les sulfamides et les antibiotiques et très certainement la quinine. Cela ne suffisant pas l'éventuel bouillon de culture, une fois napalmisé, est fortement désinfecté, sinon aseptisé, par l'adjonction de quelques plantes aromatiques comme la coriandre (Pak chee), le turméric ou galanga de montagne (Khamin) ; la citronnelle thaï ou lemon-grass (Takrai), le pandamus (By thoei) qui n'est autre que des feuilles d'une espèce très aromatique de citronnier local ; les feuilles de bergamote (Makrout) ; la cardamome, ou cardamone, (Kawan) ; la badiane (Poy Kak) ; le tamarin (Ma Kam) à la saveur douce et acidulée...sans pour autant oublier le gingembre (King), le basilic (Horapa), la menthe (Saranae). Pour faire bonne mesure on ajoute un peu d'ail (Kra tiam) et de la saumure de poisson (Naam Plaa). Les vrais amateurs et les puristes n'oublieront pas, en touche finale, une ou deux gouttes de Maengdana...qui n'est autre que la sécrètion glandulaire du Lechocerus indicus, vague cousin de la blatte orientale, un cafard gros comme la main. C'est très parfumé. Rassurez-vous, la cuisine thaï " authentique " de nos restaurants parisiens ne comporte que très exceptionnellement ce dernier ingrédient qui, de plus, est désormais synthétique !
Des potages redoutables !
Les épices auront, également, été revues à la baisse...précisez quand même " pas trop piquant ", on ne sait jamais, le cuisinier " adapté " aurait pu se faire remplacer par un cousin peu au fait de nos habitudes. Les incontournables : Ce sont les plats thaï les plus caractéristiques...à commencer par la soupe " Tom Yam " qui se compose, normalement, de la plupart des ingrédients cités plus haut. Il s'agit toujours d'un " TomYam quelque chose "...Tom Yam Gai avec du poulet, Kung avec des crevettes, Plaa avec du poisson, Kai avec des légumes...Elle est traditionnellement servie dans un réchaud présentant une cheminée remplie de charbons de bois et comporte, hormis les herbes, des champignons de paille (volvaria volvacea).
Des salades fraîches
Suivent de multiples salades (Yam) aux crevettes( Yam Pla Goung), au bœuf ( Yam Nua), à la papaye verte (Som tam), aux seiches ( Yam Plaa Mouk) ou au homard ( Yam Goung yai)...Parmi une multitude de plats principaux on peut citer les plus réputés : les ailes de poulet farcies (Beag Gai Sord Sai) ; le bœuf à la thaïlandaise au basilic (Neau Pad Bai Gra Prou) ; les calamars farcis (Plaa Mouk Sord Sai) ; le poulet grillé à l'ail, d'origine laotienne (Lao Gai Yang) ; les multiples brochettes d'origine indonésienne (Satay) ; la version thaï du pot au feu japonais (Sukyaki Pad Hang) ; le poisson au lait de coco cuit dans une feuille de bananier (Hormok Pla Chon)...sans oublier de multiples poissons, dont le délicieux Plakapong, crustacés, fruits de mer et coquillages qui ont fait la réputation du fameux " Seafood Palace " de Bangkok dont la devise explicite proclame " si il nage nous le cuisons pour vous "... !

Du riz
Le tout s'accompagne fort bien du riz sauté à la Thaïlandaise, version siamoise et tomatée du riz sauté à la cantonnaise (Kao Pad), ou de délicieuses nouilles frites aigre douces (Mi Krob) sinon du riz glutineux (Kao Niao) servi dans de petits paniers de bambou tressé et qui se mange, traditionnellement, avec les doigts. On roule une boulette que l'on trempe dans la sauce. A la campagne il est de coutume de rouler ces boulettes entre les paumes et de les offrir à l'invité de marque " comme un oiseau qui nourrit ses petits ".

Et des fruits ... sans parler des desserts
Les desserts thaï sont très colorés et souvent délicieux, souvent à base de riz glutineux et de noix de coco avec une mention spéciale pour les graines de lotus au lait de coco (Bua Loy) ; les navettes de soja au sucre de palme (Metkanoun) ; les fils d'or au sirop (Phoy Tong)...et de multiples fruits tropicaux...mangues (Ma Muang), ramboutans( Ngao), mangoustans (Mang Koud), papayes (Mala Gao)...Les Thaï adorent le durion (Gan Yao) et dépensent des fortunes pour ce fruit qui ressemble à une énorme pomme de pin qui sent le fromage très avancé...au goût cela ressemble à du roquefort sucré et légèrement poivré...uniquement pour les amateurs courageux.
Sans oublier les boissons les plus diverses !
Le repas Thaï s'accompagne volontiers de la bière locale, la Singha (lion) ou, pour les puristes, d'un alcool local parfumé et douceâtre, le Mekong coupé d'eau gazeuse...que les thaïlandais fortunés remplacent volontiers par du cognac.
En fait, comme leurs cousins Chinois, ils boivent à peu près n'importe quoi à table...du thé de diverses origines, des boissons à base de lait de soja, des jus de fruits, des soupes légères, du café au lait et des sodas...La bourgeoisie thaïlandaise apprécie également le vin français et particulièrement les blancs liquoreux.. Précisons, pour terminer, que les Thaïlandais de souche n'utilisent jamais les baguettes chinoises mais plus prosaïquement une cuillère...ou, à la campagne, la fourchette du père Adam.
Il y a quelques années des archéologues ont retrouvé la plus ancienne inscription en langue Thaï...
Il s'agissait d'une borne frontière sur laquelle était gravée :
" Dans toutes les rivières il y a des poissons, sur tous les arbres il pousse des fruits et tous les Thaï sont heureux"
Que dire de plus ?
Quelques classiques de la cuisine Thaï…
A vos crayons !!
Foi Tong : dessert aux filaments d'or.
Hao Mok Plaa : poisson à la noix de coco à la vapeur.
Kaeng Kai : poulet au curry rouge.
Kai Phad Kaprao : poulet au basilic.
Kai Priu wan : poulet aigre-doux
Kai Yang : poulet rôti à l'ail.
Kai Yad Sai : omelette fourrée au poulet et légumes.
Kao : riz blanc
Kao Niao plao : riz gluant cuit à la vapeur
Kao Op Sapparod : riz à l'ananas.
Khao Pad : riz sauté avec viande variées et crevettes. L'équivalent Thaï du riz cantonnais chinois.
Kluay Kak : beignet de banane au sirop.
Kluay Buat Chi : bananes au lait de coco.
Ma Ho : " chevaux au galop " ananas garni avec porc haché et arachides.
Met Kanoun : dessert jaune aux graines de jacque.
Mieng Kum : petits hors d'œuvre variés.
Mikrob ou Mee Klob : nouilles frites et croquantes accompagnées de viandes variées et de crevettes.
Naam Plaa : sauce à base de saumure de poisson. Equivalent du Nuoc-Mam vietnamien.
Naam Prik : sauce à base de saumure de poisson et de pâte de piment ou de piment. Plaa Phao : poisson grillé à la thaïlandaise
Plaa Priu Wan : poisson à l'aigre-doux
Popia Sod : rouleaux de printemps Thaï.
Satay : saté. Préparations macérées dans un mélange d'épices et de noix de coco. Saoi Wa : petites saucisses épicées.
Tako : flan à la noix de coco
Tom Hang Wa : pot au feu à la queue de bœuf
Tom Yam : soupe épicée
TomYam Kai : soupe épicée au poulet
TomYan Kung : soupe épicée aux crevettes
Tord Mun Kung : croquettes frites de crevettes.
Yam Koung : salade pimentée aux crevettes
Yam Ma Muang : salade à la papaye verte
Yam Tok : salade de bœuf émincé.
Yam Yai : salade aux légumes
10:45 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Cuisine, Thailande, Thai
19.04.2008
Feng Shui signifie " Vent et Eau ".
"Les veines du Dragon et les cavernes du Tigre "...
Un redoutable exemple de ce qu'il ne faut pas faire ! Les voisins d'en face ont déménagés.
Comprenez vous pourquoi ?

Nous vous expliquerons les clés et pourquoi !
Des cristaux ne sont pas aussi anodins qu’on pourrait vous l’affirmer " scientifiquement " ... !, en Chine, parfum et encens sont désignés par le même caractère et sur les cinq couleurs de l'Empereur, dont le Jaune,
avec aussi d'autres symboles.:.
Le Feng Shui : un art millénaire tourné vers le futur.
Il s’agit donc des rapports existant entre le subtil – orientations, mouvements de l’énergie vitale – et le matériel – constructions suivant des principes millénaires, disposition de l’habitat dans l’environnement, dispositions des pièces dans l’habitat, disposition des objets dans les pièces... et permettant une meilleure harmonie du cadre de vie ainsi qu’une réalisation personnelle liée à l’utilisation rationnelle des énergies positives de la nature et de l’univers.
Comme souvent en ce qui concerne la Chine un terme unique peut cacher une vision multiple. De même qu'il existe de multiples écoles, tendances, styles, variantes de"Qigong", de "Taichi" ou de "Kung-Fu", il existe, également, de multiples écoles de "Feng Shui".
Entre le "Feng Shui" des "Formes", celui de la "Boussole", celui des "Etoiles Filantes" ou celui des "Charmes" il y a souvent autant de différence qu'entre le "Kung-Fu" qui consiste à briser des planches et des briques et le "Taijiquan", autre Art du Poing, qui se pratique en lenteur le matin dans les parcs.
Chacun étant bien évidemment intimement persuadé que "l'autre" n'a rien compris.
Nous souhaitons ici non pas vous proposer une consultation mais vous informer sur les divers aspects de ce Feng Shui considéré comme un "Art Classique du Tao" à part entière.
"La Clarté du Joyau Magique"
A bientôt sur "http://businessinchina.blogressources.com/"
16:50 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Feng Shui
26.03.2008
L'indien Tata s'empare de 2 symboles britanniques
L'indien Tata rachète Jaguar et Land Rover à Ford pour 2,3 milliards de dollars
Le constructeur automobile américain Ford a conclu la vente de ses marques haut de gamme britanniques Jaguar et Land Rover à l'indien Tata Motors. Le montant de la transaction se situe à 2,3 milliards de dollars.
Tata, premier constructeur indien de véhicules, discutait avec le géant américain depuis les premiers jours de 2008, quand il avait été choisi comme le candidat favori à la reprise des deux marques.
Jaguar et Land Rover passent sous pavillon indien. Comme le syndicat britannique Unite l'avait annoncé ce mercredi matin, la nouvelle vient d'être confirmée : le constructeur automobile américain Ford a conclu la vente de ses deux marques haut de gamme britanniques à l'indien Tata Motors. Montant de la transaction : 2,3 milliards de dollars soit 1,5 milliard d'euros.
Sur ces 2,3 milliards de dollars en liquide, Ford a annoncé qu'environ 600 millions d'euros serviront à recapitaliser les fonds de retraite de ses ex-filiales. Cette somme sera versée à la finalisation de la transaction. Le constructeur américain a par ailleurs indiqué qu'il allait apporter des financements aux concessionnaires de Jaguar et de Ford pendant "une période transitoire", pouvant aller jusqu'à douze mois, selon les marchés. L'opération devrait être conclue "à la fin du prochain trimestre".
La vente des deux célèbres marques était attendue pour le début du mois, mais elle a été retardée par des discussions entre les deux constructeurs sur leurs relations futures, notamment la question du partage de technologies et la fourniture par Ford des motorisations et des éléments de carrosseries pour les Jaguar et Land Rover.
Selon les syndicats, Tata s'est engagé à continuer d'acheter à Ford les moteurs équipant les modèles des deux marques. Tous les moteurs essence de Jaguar et Land Rover sont construits dans l'usine Ford du Pays de Galles, tandis que les motorisations diesel viennent de l'usine Ford de Dagenham, dans la périphérie de Londres.
Tata, premier constructeur indien de véhicules, discutait avec le géant américain depuis les premiers jours de 2008, quand il avait été choisi comme le candidat favori à la reprise des deux marques. Tata cherche à s'implanter fortement à l'extérieur du marché indien. Les analystes continuent toutefois de s'interroger sur une stratégie passant par une gamme maintenant aussi large puisqu'elle va des berlines Jaguar à la mini-voiture low cost Nano (vendue 2.500 dollars), dévoilée en janvier. Avec Land Rover, le pari semble moins risqué puisque la marque a enregistré trois années de ventes record avec ses 4X4 haut de gamme.
En s'emparant de ces deux symboles prestigieux de l'automobile britannique, le conglomérat Tata fait une nouvelle percée en Grande-Bretagne après l'acquisition par sa filiale sidérurgique Tata Steel du producteur d'acier anglo-néerlandais Corus, enlevé en janvier 2007 aux enchères pour plus de 10 milliards d'euros.
Source La Tribune
26/03/2008
14:30 Publié dans Toute l' Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, China, Economie, Business, Investissement, Automobile, Car







